Son diplôme de l’X en poche en 2010, Emilie Brillault n’hésite pas à sortir de sa zone de confort pour rejoindre le géant de l’ascenseur. Aujourd’hui Directrice de l’Agence Habitat Social Ile-de-France, elle nous éclaire sur ce choix et dévoile ce que peuvent trouver les jeunes X en rejoignant l’entreprise.

 

Qu’est-ce qui vous a attirée chez Otis ?

J’ai senti très rapidement qu’Otis accorde une grande confiance aux jeunes diplômés. Ce qui me plaît ici, c’est le brassage des populations et des compétences au sein de l’entreprise. Il y a un mélange harmonieux entre les conducteurs de travaux et les ingénieurs qui m’a permis d’avoir des échanges très enrichissants et de bien comprendre la réalité du terrain. Nous apprenons énormément les uns des autres. De plus, Otis est une entreprise à l’écoute de ses collaborateurs, qui mise beaucoup sur leur développement. Je peux citer par exemple Otis University, une formation qui existe depuis une vingtaine d’années et qui vise à découvrir et échanger sur la stratégie globale du groupe, ainsi qu’à étendre son réseau à l’international.

Comment votre parcours vous a menée jusqu’au poste de Directrice de l’Agence Habitat Social Ile-de-France chez Otis ?

Juste après mes études, j’ai démarré chez Otis dans la branche des Constructions Neuves. J’y suis restée 7 ans, sur différents métiers. J’ai débuté comme ingénieur d’affaires, un poste très complet et passionnant ! J’ai ensuite été commerciale dans les grands projets, puis j’ai fait du management chantier. En 2017, Otis m’a proposé de prendre la tête de l’agence Habitat Social. Je suis donc passée des métiers de la Construction Neuve à ceux du Service, qui englobent la maintenance, les travaux et les opérations de modernisation sur appareils existants.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans vos débuts chez Otis ?

L’entreprise m’a offert beaucoup d’autonomie. J’ai géré en pleine responsabilité jusqu’à une dizaine de chantiers différents (bureaux, hôtels, hôpitaux…). J’ai pu prendre en charge des problématiques autant matérielles qu’humaines, avec une importante dimension stratégique. La richesse de ce poste réside dans la diversité des interlocuteurs quotidiens : architectes, maîtres d’ouvrages, bureaux d’études, entreprises générales, etc. Aucune journée ne ressemble à une autre, il est impossible de s’ennuyer !! Aujourd’hui, je suis toujours aussi enthousiaste. Je suis proche de mes équipes et j’ai le goût du défi. J’aime à dire que rien n’est impossible !

Quelles sont les particularités de l’agence que vous dirigez ?

Comme son nom l’indique, cette agence  gère uniquement des ascenseurs de logements sociaux, que ce soit en matière de maintenance, de travaux ou de modernisation. De par sa densité, l’Ile-de-France est la seule région à posséder une agence exclusivement dédiée à l’habitat social. Nous gérons près de 8 000 appareils. Notre mission principale est de limiter les pannes et de les résoudre au plus vite quand elles surviennent quand même, avec comme particularité un parc qui s’use plus vite que la moyenne.

Comment palliez-vous ces problématiques spécifiques à votre secteur ?

Nos équipes sont formées aux spécificités de ces parcs. Nous établissons chaque année un bilan de patrimoine dans lequel nous proposons des solutions adaptées et pérennes pour assurer une disponibilité maximale des appareils. Il est essentiel de bien communiquer quotidiennement auprès de nos clients pour expliquer nos actions, de délivrer les compte-rendu des pannes et de nous engager sur les dates de remise en service lorsque nous devons commander du matériel.

« Sur le chantier de la Nouvelle Samaritaine à Paris avec la présidente Otis Monde Judy Marks » ©Stéphanie Le Guenné

Quelles sont vos missions au sein de cette agence ?

J’ai la double casquette commerciale et chantier. D’un côté, je m’assure que nous répondions qualitativement aux appels d’offres, qui ont la particularité de s’inscrire dans le cadre du code des marchés publics. Je suis aussi garante du suivi et de la qualité du relationnel client. De l’autre, je m’assure de la bonne exécution des contrats et du respect des aspects légaux. Je gère 150 techniciens et contremaîtres. Il est essentiel de leur donner les moyens qui permettront de garantir la qualité de leur travail et leur sécurité. Car, le métier de l’ascenseur comporte de nombreux risques, et ce n’est que par l’application de règles strictes que l’on peut prévenir les accidents.

Quelles qualités des X sont les plus distinctives à votre avis pour rejoindre Otis ?

Notre entreprise recherche constamment de nouveaux talents. Notre activité est globalement en croissance, mon agence l’est aussi. Que ce soit pour le Neuf ou le Service, nous recherchons des X pour occuper des postes d’ingénieurs d’affaires, d’ingénieurs commerciaux, mais aussi de managers chantier, qui gèrent à la fois les clients et les équipes terrain. Ces postes sont un formidable tremplin pour la suite. Ce qui fait la force des X, c’est bien sûr leur approche analytique des problèmes, qui est précieuse dans les métiers techniques mais aussi dans ceux de l’humain. C’est aussi qu’ils savent que rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît et qu’il faut se méfier des fausses évidences. Cela évite beaucoup d’erreurs ! Enfin, ils n’ont en général pas peur de se lancer dans l’inconnu et de sortir des sentiers battus. Ils sont toujours curieux et ont envie d’apprendre. Autant de qualités qui sont très valorisées chez Otis.

Quelle est la place des femmes chez Otis ?

C’est une entreprise qui a compris que la diversité est un atout. De manière générale, Otis cherche à construire des équipes riches. Personnellement, j’ai toujours été très bien accueillie en tant que femme. Nos métiers du chantier comptent moins de 10 % de femmes au niveau mondial et nous cherchons vraiment à équilibrer le ratio, sauf que les candidates femmes sont rares. Otis met en place des initiatives pour faire bouger les choses. Je fais partie du réseau Forward, composé de femmes issues des métiers du chantier. Nous nous rencontrons tous les trimestres pour, entre autres, améliorer notre attractivité.

Que voulez-vous dire aux femmes qui n’osent pas se lancer dans une carrière d’ingénieur ?

Les métiers techniques peuvent avoir une image un peu ringarde pour les lycéennes, et c’est dommage ! On peut être à la fois féminine, accessible et respectée dans des milieux masculins ! Pour moi, il faut montrer aux jeunes filles le chemin dès le collège et le lycée : les métiers techniques ne sont pas réservés aux garçons, et ils ont besoin de nous !

Un secret de réussite à partager avec vos jeunes condisciples Polytechniciennes ?

Au quotidien, n’hésitez pas à remplacer le mail par un appel et l’appel par une rencontre, lorsque c’est possible. Cela permet de mieux connaître ses interlocuteurs et leurs attentes. Un autre conseil important : gardez l’esprit ouvert. Il ne faut pas se limiter à notre socle scientifique et technique et savoir s’ouvrir aux problématiques humaines. Enfin, sachez saisir les opportunités : si l’on vient vous chercher pour un job, c’est qu’il y a de fortes chances que vous soyez capable de le faire, alors ne doutez pas de vous !

Otis et la qualité de vie au travail : Otis accorde une place très importante à la convivialité. Par exemple, l’entreprise organise depuis plus de 20 ans un Raid Aventure qui réunit plus de 500 collaborateurs sur plusieurs jours. C’est un événement je crois vraiment unique, qui créé des liens très forts entre nous. Dans mon agence, j’organise régulièrement des déjeuners d’équipes ou des matchs de foot avec les autres agences de la région… Et nous fêtons chaque succès ! La convivialité est vraiment pour moi dans l’ADN d’Otis.

Chiffres clés Otis France :

  • 3 activités : fabrication, maintenance et modernisation
  • 4 933 employés
  • 1 milliard d’euros de CA
  • 176 500 appareils sous contrat de maintenance

 

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