Les groupes de travail concernant la réforme de l’apprentissage prévue au printemps 2018 ont débutés. Aujourd’hui, le BNEI n’a identifié aucun représentant des étudiants convié à ces rencontres qui sont l’occasion de reconstruire l’apprentissage sur des bases solides et qui ne peuvent se réaliser sans le point de vue et les avis des apprentis.

 

 

La réforme de l’apprentissage, un chantier de longue haleine

 

D’année en année le constat reste le même : l’apprentissage est plébiscité par les Français mais le nombre d’apprentis reste constant (420 000 apprentis en 2007 pour 405 000 en 2014).

En y regardant de plus près, la tendance n’est pas la même selon le niveau d’étude. En effet, l’apprentissage dans l’enseignement supérieur, et plus particulièrement dans les écoles d’ingénieurs, est en constante expansion. Les formations en apprentissage dans les écoles d’ingénieurs ont débuté dans les années 1990 et aujourd’hui 2 écoles sur 3 proposent la voie de l’apprentissage dans leur cursus. Sur près de 140 000 élèves ingénieurs, 15% suivent un cursus en apprentissage.

Le BNEI partage un objectif commun au gouvernement, à savoir l’augmentation des effectifs tout en conservant une qualité de l’enseignement et une égalité face au cursus de formation initiale.

 

 

Recherche d’emploi

 

Encore trop d’étudiants sont écartés des cursus en apprentissage faute de trouver un contrat. Une aide personnalisée doit être proposée aux candidats afin de les accompagner au mieux dans leur recherche d’entreprise. Cet accompagnement peut passer également par la centralisation des offres d’apprentissage et une simplification pour les PME et TPE à créer un poste d’apprenti. Il ne faut pas avoir peur de favoriser les partenariats inter-régionaux afin de faciliter une mobilité nationale des apprentis. De plus, les entreprises doivent être conscientes de cette situation et être les premières à aider ces apprentis.

 

 

La sécurisation des contrats

 

Le BNEI est témoin de situations où des étudiants se retrouvent sans emploi et contraints d’abandonner leur formation d’ingénieur. Cette situation n’est plus acceptable, nous devons trouver, ensemble (CFA, entreprise et apprentis), une solution pour replacer ces apprentis le plus rapidement possible.

 

Mobilité internationale

 

Les apprentis ont encore trop de difficultés à réaliser une réelle séquence internationale. Ces dispositifs sont difficilement applicables aux formations en apprentissage, de par le rythme d’alternance, le contenu des cours ou bien le contrat d’apprentissage. La recommandation de la CTI de 3 mois de cursus à l’international est parfois inatteignable. De plus, certains établissements, pour respecter la recommandation de la CTI, imposent aux entreprises d’envoyer les apprentis à l’étranger. Mais cette contrainte peut poser des difficultés aux entreprises et plus particulièrement aux PME qui n’ont pas forcément de filiale hors du territoire français. Un dispositif ne défavorisant pas la création d’offres d’apprentissage et permettant de respecter les recommandations de la CTI doit être trouvé.

 

 

Le BNEI souhaite aider au développement de l’apprentissage

 

Le BNEI demande à participer à une réflexion approfondie, en partenariat avec le ministère du Travail et le ministère de l’Enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation afin de porter la voix des apprentis ingénieurs et de contribuer au développement de l’apprentissage.

Le dialogue avec les apprentis ingénieurs et la considération de leurs propositions sont indispensables à la construction d’une réforme solide et viable. Le BNEI souhaite travailler dans ce but !

 

A propos du BNEI

Le Bureau National des Elèves Ingénieur (BNEI) a été fondé en 1998 et est l’unique association représentative des 140 000 élèves ingénieur. Le BNEI possède 3 principales missions : représenter, former et informer les élèves ingénieurs. Ces missions sont véhiculées autour de 3 valeurs : l’apolitisme, l’asyndicalisme et l’aconfesionnalisme.

 

 

Contacts:

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