ReCube ? C’est le premier tour du monde des initiatives positives réalisé par Thomas Guérin et Antoine Walckenaer,deux élèves de Centrale Supélec. Nous clôturons aujourd’hui le premier voyage d’étude de l’économie circulaire, au cours duquel nous avons répertorié et analysé 20 initiatives positives dans les pays émergents. L’objectif de notre projet pas comme les autres, organisé dans 7 villes dumonde pendant 10 mois : promouvoir la transition vers l’économie circulaire à travers des exemples marquants en démontrant qu’un nouveau modèle économique à grandeéchelle est possible. – Par l’équipe de Re-Cube

 

avec Haïdar El Ali, Ancien ministre de l’environnement du Sénégal

Avec Haïdar El Ali, Ancien ministre de l’environnement du Sénégal

L’économie circulaire, quézaco ?

« Et si je louais la perceuse de mes voisins ? », « Et si mon sac à main était en voile de bateau ? », « Et si mon ancien ordinateur servait à en réparer d’autres ? ». Le système économique actuel est dit linéaire : on produit, on consomme, on jette. Ce système n’est pas viable pour notre planète et ses ressources limitées.Face à ce constat, l’économie circulaire propose une alternative inspirée des écosystèmes vivants pour changer de modèle économique. En concevant durablement, d’abord. Acteur majeur des revêtements de sol dans le monde, Tarkett réalise par exemple des produits à base de matériaux100 % recyclables. En consommant autrement, ensuite. Le système d’autopartage Autolib à Paris permet ainsi de remplacer les voitures individuelles tout en maintenant le même niveau de service. En redonnant également vie au produit.C’est le cas de l’entreprise parisienne Spareka qui commercialise des pièces détachées d’électroménager et évite de remplacer des appareils en panne tout à fait réparables.En redonnant enfin vie à la matière comme l’entreprise bretonne 727Sailbags qui transforme les voiles de bateaux de navigateurs célèbres en sacs haut de gamme.

 

Capture d’écran 2017-01-09 à 12.48.05Ça m’éclate parce que…
Passionnés par les questions de développement, d’entrepreneuriat et d’environnement, l’économie circulaire est un bon moyen de faire le pont entre ces différents sujets. Cette expérience était une super opportunité de se confronter à de nouvelles cultures et façons de penser !
Un + pour demain ?
Une nouvelle équipe reprendra prochainement le flambeau de ReCube, pour de nouvelles aventures et de belles initiatives à fort impact à découvrir. Des questions comme le financement ou la communication des initiatives seront abordées plus en détail.
Le détail qui tue ?
Pas évident de vivre à deux pendant un an. Pour éviter les désaccords nous avons notre petit secret. Il s’agit du chi-fou-mi (ou pierre feuille-papier ciseaux), un excellent moyen de prendre une décision efficacement, sans discussion interminable. Les scores après 10 mois : Thomas 268 / Antoine 274.

 

Beaucoup de préparation!

Un tel projet ne s’improvise pas, loin de là ! Au cours des10 mois précédant le départ,nous avons jonglé entre définition précise du projet,recherche de partenaires financiers et stratégiques et préparation du travail de terrain.Pas le temps de s’embêter. Au total, ce sont plus de 15 partenaires qui nous ont accompagnés dans notre aventure et rêve : partir à la découverte d’initiatives d’économie circulaires pour analyser leur fonctionnement économique et leurs impacts positifs sur l’environnement.

 

Et la suite ?
Le projet se poursuit désormais en France où nous intervenons dans des grandes écoles, des universités et des coworkings pour partager les enseignements de cette enquête sur l’économie circulaire. Nous souhaitons également permettre à des étudiants français d’effectuer des stages chez les entrepreneurs rencontrés. A notre grand bonheur, certaines mises en relation ont déjà été faites. Enfin, nous accompagnons des étudiants de première année dans la mise en place d’une initiative d’économie circulaire sur le futur campus de Centrale Supélec à Saclay. Affaire à suivre !

Quels enseignements ?

Après dix mois d’immersion au coeur de ce nouveau modèle économique,nous avons dressé un panorama des solutions innovantes et des initiatives locales menées en Amérique du Sud,en Afrique et en Inde. Production de biogaz à Mexico, compostage urbain à Rio, transformation d’huile de friture en biocarburant à Casablanca, plateforme d’échange de médicaments à Dakar, reconditionnement d’ordinateurs à Bangalore…Les initiatives décryptées sont variées et prouvent qu’il est possible de combiner compétitivité économique et forte performance environnementale.L’économie circulaire semble donc être une piste intéressante et réaliste pour un développement responsable, notamment dans les pays émergents.