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Créé le 20 juin 2016, Yncréa, premier pôle privé associatif d’écoles d’ingénieurs en France présente en cette fin d’année ses ambitions et sa stratégie de développement à court et moyen terme. Focus sur l’avenir de cette structure inédite dans le paysage de l’enseignement supérieur français – Par Clarisse Watine

 

Sa raison d’être

L’interdisciplinarité est mère d’innovation et la révolution digitale la transcende : les entreprises, et donc les établissements de formation supérieure, n’ont d’autres choix que de s’y adapter. Partageant ce constat, les 3 « marques écoles » portées par le Groupe Yncréa (ISEN, HEI et ISA) ont décidé d’unir leurs forces pour booster leur objectif commun : fournir aux acteurs économiques les compétences dont ils ont besoin pour se développer sur leurs territoires et offrir des emplois pour aujourd’hui et pour demain. « Une stratégie de fédération où chaque école a su garder son âme, ses diplômes et s’inscrire dans une vision commune, résolument humaniste et faisant la part belle à la transdisciplinarité et à l’entrepreneuriat », insiste Gérard Jousset, son président. « Nous nous sommes regroupés pour faire mieux ensemble ce qu’on ne pouvait pas faire seuls », ajoute Michel Bouvet, DG d’Yncréa.

« Yncréa apporte une réponse aux multiples impératifs de la formation des ingénieurs. Interdisciplinarité, digitalisation, agilité et vitesse de mise en œuvre des projets, recherche, ouverture sur le monde, taille critique… Autant de sujets fondamentaux pour lesquels Yncréa propose une réponse adaptée, unique en France » Gérard Jousset, Président Yncréa

Cap sur l’innovation pédagogique

Pour satisfaire ses ambitions, Yncréa compte d’ailleurs d’abord jouer la carte de l’innovation pédagogique. Des dispositifs particulièrement novateurs sont ainsi déjà mis en place dans certains établissements comme les ADICODE (ateliers de l’innovation et du co-design) à Yncréa Hauts-de-France ou les FR2I (Formation Réseaux d’Ingénieurs Internationaux) à Yncréa Méditerrannée. Une stratégie novatrice également portée par les 500 enseignants-chercheurs qui évoluent dans les 30 laboratoires de la structure, mais aussi par ses 4 chaires centrées sur des domaines d’avenir : l’internet des objets, la mer (drones sous-marins et réseaux d’observation sécurisés en mer), les énergies, l’habitat et l’environnement et enfin la santé (nanotechnologies, biotechnologies, médecine à distance, robots-chirurgiens…).

Yncréa en chiffres

40 domaines de professionnalisation : numérique, mécanique, électricité, BTP, agronomie, santé…

3 marques écoles : ISEN, HEI et ISA

5 500 étudiants

6 écoles diplômantes

11 sites

Un taux d’insertion moyen de 96 % à moins de 6 mois avec un salaire brut de 35 175€ / an

Maillage territorial et ambitions internationales

Second axe majeur pour Yncréa : le maillage territorial. Son objectif est en effet d’être toujours plus proche des territoires, des familles et du tissu économique. Dans cette optique, le pôle a ouvert cette année à Nîmes un nouveau campus orienté vers l’e-santé et proposant une classe prépa en physique, chimie et sciences de l’ingénieur ainsi qu’un cycle passerelle en sciences de l’ingénieur et biologie. En 2017, un nouveau campus de 10ha verra également le jour à Nantes, aux côtés de l’ICAM avec laquelle sera proposée un double-diplôme.

Un maillage territorial qui n’occulte bien sûr en rien les ambitions internationales d’Yncréa basées sur une stratégie partenariale puissante avec des universités aux quatre coins du globe. « Notre terrain de jeu, c’est le monde ! », insiste Didier Goguenheim, DG d’Yncréa Méditerranée.

 

« Trois années pour choisir, deux années pour se spécialiser »

Yncréa compte enfin puiser sa force de son dispositif de spécialisation métiers progressive sur les 40 domaines proposés par ses établissements. « Nous souhaitons permettre aux étudiants de changer de voie au cours de leur scolarité. Chez nous, les cartes peuvent être rebattues », affirme Marc Faudeil, DG d’Yncréa Ouest. La structure propose ainsi un dispositif original de « bachelor interne », un point de passage (et non un diplôme) attestant des acquis des 3 premières années et permettant à chacun de s’orienter vers la spécialisation qui lui convient. Last but not least, « ce dispositif se met en place sans contrainte de classement : le dernier de la promo a autant de chances que le premier de pouvoir se réaliser dans la filière de son choix.. » Une stratégie novatrice à suivre…

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