Ingrid NAPPI-CHOULET, Professeur à l’ESSEC

Ingrid NAPPI-CHOULET, Professeur à l’ESSEC

Ingrid NAPPI-CHOULET, Professeur à l’ESSEC (nappi@essec.fr) a mis en place récemment deux structures.

Une Chaire Immobilier et Développement Durable
L’ESSEC seule école de management française à proposer, en formation initiale, des enseignements d’économie, de finance et de management de l’immobilier, lance une nouvelle Chaire Immobilier et Développement Durable, dirigée par Ingrid NAPPI-CHOULET avec BNP Paribas Real Estate et Poste Immo qui prennent conjointement en charge le financement de la chaire et sont étroitement impliqués dans le choix des axes de recherche, ainsi que dans les programmes dispensés au moyen de cours, de séminaires, de tutorats de mémoires et de stages. Ce partenariat permet ainsi à la Chaire Immobilier et Développement Durable de se diversifier et de développer encore plus l’aspect management de l’immobilier. Pour Ingrid Nappi-Choulet, Professeur titulaire de la chaire :
« cette nouvelle Chaire Immobilier et Développement Durable reflète les mutations de l’immobilier que je mentionnais dans mon ouvrage Les mutations de l’immobilier : de la finance au développement durable, c’est-à-dire la nécessité aujourd’hui de penser l’immobilier en intégrant d’une part les nouveaux enjeux du Grenelle de l’Environnement et d’autre part, les problématiques du management de l’immobilier et de la fonction immobilière des utilisateurs et des grandes entreprises.

Un Observatoire du Management immobilier, dont la dernière étude parue en décembre 2010 est consacrée à la place du développement durable et de la fonction immobilière dans les grandes entreprises en France. Les principaux résultats à retenir :
40 % des répondants n’ont aucune idée de la consommation moyenne de leur siège social. La moyenne observée est de 268KWh/m2 par an, la médiane de 250.

82 % des entreprises ont engagé une démarche environnementale récemment.

Seulement 13 % d’entre elles ont mis en place des baux verts.

Plus de la moitié (53 %) estiment avoir moins de 50 % de leur parc d’exploitation des bâtiments dits « épaves thermiques » dont la performance énergétique est de catégorie E.

Le Grenelle de l’Environnement a pour l’instant très peu modifié la stratégie immobilière des directeurs immobiliers, sauf celle des entreprises cotées, notamment au CAC40.

A propos de l’OMI et de l’enquête sur le développement durable dans les directions immobilières des grandes entreprises:

L’OMI, l’Observatoire du Management Immobilier créé et dirigé par Ingrid Nappi- Choulet, professeur à l’ESSEC, a réalisé avec le soutien de l’ADI, Association des Directeurs Immobiliers et de l’Agora des Directeurs Immobiliers, une enquête auprès des directeurs immobiliers des sociétés cotées et non cotées sur la place du développement durable dans leur entreprise.

Le taux de réponse de l’étude a été de 25,5 %, ce qui représente 60 entreprises.

45 % d’entre elles sont cotées en bourse (CAC40, SBF120, Nasdag, etc.). Plus d’un tiers des répondants (37 %) appartient au secteur industriel (25 % dans l’industrie manufacturière), les 63 % restants appartenant au secteur tertiaire (20 % dans le secteur des activités financières, immobilières et assurances).

Alors qu’une des précédentes enquêtes de l’OMI en 2005 soulignait, au moment du passage aux nouvelles normes comptables, la lente émergence et reconnaissance de la fonction immobilière dans les grandes entreprises cotées en France, cette nouvelle enquête révèle la prise de conscience généralisée des problématiques de développement durable par la fonction immobilière des entreprises, qui s’est entretemps largement développée et maîtrise aujourd’hui mieux son information immobilière.

Ingrid NAPPI-CHOULET est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages, dont l’un paru en 2009 aux éditions Autrement « Les mutations de l’immobilier : de la finance au développement durable »

L’ouvrage présente la nouvelle révolution du secteur du bâtiment et de l’immobilier en général dans le cadre des défis environnementaux de notre planète. C’est la notion de « révolution verte » où l’immobilier a une place conséquente à jouer, depuis l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto. En effet, le bâtiment dans sa construction et son exploitation est le plus gros consommateur d’énergie en France et est à l’origine d’au moins 25 % des émissions de gaz à effet de serre.