Communiqué de presse :

Alors que les écoles d’ingénieurs peinent toujours à attirer les jeunes femmes et que leur présence dans les cursus stagne depuis plusieurs années autour de 27%, IMT Mines Albi affiche, depuis plusieurs années, une forte attractivité auprès du public féminin. Il constitue, selon des années, entre 40% et 47% des effectifs. Et fait méritant d’être souligné, le salaire annuel moyen d’insertion des diplômées d’IMT Mines Albi est plus élevé, que celui de leurs homologues masculins. A l’occasion de la journée du 8 mars, focus sur l’expérience des femmes d’IMT Mines Albi.

 

Égalité femme/homme : l’exemple d’IMT Mines Albi

En 2018, les femmes représentent 40% des effectifs d’IMT Mines Albi. Les femmes enseignantes-chercheures y sont nombreuses et interviennent dans l’ensemble des thématiques. Alors que les inégalités salariales entre les hommes et les femmes perdurent, le salaire annuel moyen brut (hors primes) des femmes ingénieures issues d’IMT Mines Albi est plus élevé que celui des hommes diplômés de l’école et plus élevé que le salaire annuel moyen des femmes ingénieures publié par la CGE dans son enquête nationale d’insertion 2018 (32 6 77 €).

Selon Elise Vareilles, enseignante-chercheure en génie industriel :   « Les jeunes filles sont plus nombreuses en apprentissage (42%) qu’en formation étudiante. Cette filière leur permet un accès plus rapide dans le monde du travail, facilité notamment par la volonté des entreprises de renforcer la féminisation du métier d’ingénieur. De plus, cela fait quelques années que les jeunes femmes qui sortent de l’école ont des salaires plus élevés que les hommes. Nos femmes alumni sont particulièrement mobilisées pour le faire savoir et pour valoriser leur métier. »

 

Des spécialités qui font écho aux souhaits d’orientation des jeunes femmes

70%* des étudiants choisissent IMT Mines Albi pour ses filières. Elles s’appuient sur les domaines d’expertise de l’école : matériaux pour l’aéronautique et le spatial, poudres pour la santé et la nutrition, recyclage des déchets et énergies, cinétique des organisations. Les filières qui attirent le plus de femmes sont : éco-activités/énergie et bio-santé-ingénierie.

« Je suis entrée à l’école pour l’expertise dans le domaine de l’énergie. Ma spécialité en Bâtiment à Énergie positive me permet d’envisager une carrière dans l’aménagement urbain. J’ai pour objectif de me spécialiser dans le développement d’éco-quartiers. » : Zoé Sabourin est étudiante en M2, dans la filière Bâtiment à Energie positive.

IMT Mines Albi est une des rares écoles d’ingénieurs à proposer le double cursus pharmacien-ingénieur, formation qu’a suivie Marie Verilhac, diplômée en 2016 et aujourd’ hui, responsable de site opérationnel chez Cyclopharma : « Entrée à l’école après ma 5ème année de pharmacie, j’ai été confrontée à des sujets qui m’étaient peu familiers, voire inconnus comme la mécanique ou l’automatique. Grâce aux méthodes de travail et de résolution des problèmes que j’ai acquises à l’école, j’ai abordé ces matières sans appréhension. »

Ashleigh Rae, étudiante néo-zélandaise, a suivi, quant à elle, le Master Adpharming. Il vise à former des cadres scientifiques de haut niveau pour l’industrie pharmaceutique, cosmétique et biotechnologique : « C’est la réputation de l’école dans le domaine de l’ ingénierie pharmaceutique qui m’a attirée à IMT Mines Albi mais aussi la possibilité de suivre les cours en anglais. »

 

Cependant, Elise Vareilles constate que « si beaucoup de jeunes filles entrent à l’école pour les spécialités énergies renouvelables et pharmacie, elles sont nombreuses à découvrir d’ autres spécialités comme le génie industriel et l’aéronautique et à en faire leur choix de spécialité. »

 

La mixité à l’école, un atout pour la vie professionnelle

Si la mixité a une influence bénéfique sur l’ambiance et la vie sociale à l’école, elle présente d’ autres avantages. Zoé et Ashleigh ont toutes deux expérimenté des environnements de formation majoritairement masculins, lors d’un échange à l’école supérieur de technologie de la construction de Montréal, pour l’une, en Nouvelle-Zélande, pour l’autre (Cf. Supra). Évoluer dans le contexte mixte d’IMT Mines Albi leur a beaucoup apporté :

« Le fait que beaucoup d’intervenants sont des femmes contribue à lever les freins que nous pourrions nous mettre pour choisir un secteur dans lequel on trouve moins de femmes », indique Zoé.

« La bonne intégration entre filles et garçons à l’école nous permet d’aborder notre carrière avec confiance sans avoir de sentiment d’infériorité dans un milieu d’hommes », précise Ashleigh.

Une volonté de l’école d’œuvrer pour améliorer la place des femmes dans l’ industrie

La direction d’IMT Mines Albi soutient de nombreux projets destinés à favoriser la féminisation du métier d’ingénieur. Parmi les derniers en date, la réalisation d’une exposition photo avec le Musée Toulouse Lautrec d’Albi qui met en perspective des œuvres avec des représentations du métier d’ingénieure. Entièrement financée par IMT Mines Albi, elle entamera une itinérance dans les lycées et collèges. Enfin, 3 équipes sont engagées pour l’édition 2020 du Finland Trophy, raid 100% féminin.

« La forte proportion de femmes à IMT Mines Albi et les exemples que constituent leur insertion professionnelle avantageuse sont un atout pour la promotion de la filière ingénieur, dans son ensemble, auprès des femmes. C’est dans ce but, que l’école s’investit dans de nombreuses actions visant à faire connaître très concrètement les différentesfacettes du métier d’ingénieur et les femmes qui l’ exercent. » : Narendra Jussien, Directeur d’IMT Mines Albi