Avant de répondre à cette question du cyber espace, vu aujourd’hui comme étant, par ses opportunités, celui de tous les possibles mais également de tous les dangers, je souhaiterai revenir sur cette période, où en 2013, l’heure était à l’ébullition autour des startups et de ce nouveau monde que nous promettait la Silicon Valley.

 

Par Emmanuel Carli, directeur général d’Epitech

(c) EPITECH

A cette période de San Francisco à Paris en passant par Shangaï, l’humeur générale était alors à l’apologie du monde qui vient. Cette même année est arrivée ce que certains pensaient être le symbole de la révolution numérique : Uber.

Si cette appli, est loin d’être une révolution technologique, elle l’est quand on considère le cas d’usage, tant son appropriation par les utilisateurs a révolutionné un marché fixé dans ses habitudes depuis presque un siècle, soulevant d’énormes questions et défis économiques et sociétaux.

Émeutes sur les portes de Paris et son périphérique, éclosion de l’expression « uberisation » de la société que l’on décline à toutes les sauces, premières questions existentielles et réflexions sur les réalités de cette révolution, promotion par les grands groupes de l’open-innovation, où il s’agit de se « frotter » à l’agilité et la vitesse d’exécution des jeunes pousses, bref : que va devenir le marché du travail, les métiers et les nouveaux métiers ? Quid des relations sociales ? Quel impact de l’intelligence artificielle, de la robotique et de leurs capacités à détruire emploi et… humanité ? Au final, Blade Runner 2049 est-il un film dystopique ou un documentaire sur ce qui nous attend ?

Ces questions sont bien réelles et je tiens à réaffirmer une évidence très banale : depuis ses origines l’informatique est avant tout un outil, construit pour résoudre les problèmes auxquels étaient exposée l’humanité.

Que d’angoisse, pour un secteur si changeant, mais aux possibilités infinies, que l’on doit souhaiter positives. Difficile d’avoir confiance quand on est confronté à tant d’évolutions si soudaines, pour autant les mêmes schémas se reproduisent à une ampleur différente… normal pour un secteur qui gagne en maturité.

Des geeks enfermés dans leurs garage, aujourd’hui « software is eating the world », se retrouve partout. Que l’on regarde une filière, transport, énergie, santé, finance, média, l’informatique est là se nourrissant de ses propres évolutions, Cloud, Big Data, Digital Security, IOT, A/R – V/R… et c’est là que réside la difficulté de l’appréhension de ce secteur, cette capacité à se transformer et à transformer.

Dans ce cas comment réussir ? Les schémas classiques d’apprentissages sont-ils encore valides dans ce contexte ?

La réponse est presque évidente : pour suivre un domaine qui se transforme, il faut savoir évoluer avec lui et telle une cellule biologique, se transformer, muter… En permanence, conservant ce qui colle à cet univers et se séparant de ce qui ne fonctionne pas.

Le sujet n’est plus d’apprendre telle ou telle technologie, mais d’évoluer de manière transversale, de la technique, en passant par les méthodes et le travail en équipe.

Pour cela, il faut selon moi développer, surtout des qualités humaines.
Savoir faire preuve de ténacité, ne pas lâcher face à l’adversité : « grit »
Avoir le souhait de progresser, d’avancer : « growth mindset »
Travailler ses faiblesses, avec une pratique structurée face aux problèmes auxquels nous sommes confrontés : « Peaks »

Au final, cela vaut pour tous les secteurs, mais encore plus quand on projette son futur à prendre part à la 4è révolution industrielle… car nous y sommes ! 

PS : Vous pouvez lire avec grand profit : Angela Duckworth : « Grit – The Power of Passion and Perseverance »

 

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