Connaissez-vous les dernières tendances, les nouveaux produits ou ceux insolites qui pourraient débarquer en France ? Découvrez à quoi ressembleront nos assiettes dans le futur !

Des fruits et légumes issus de croisement ou de mutation
Le chou-fleur violet, le raisin sans pépins, la carotte blanche ou encore la tomate noire, ces légumes et fruits, aussi étranges soient-ils, sont déjà présents sur certains étalages des marchés. Attention, il ne s’agit pas d’OGM mais de croisements ou de mutations opérés par des scientifiques qui ont sélectionné certains gênes de légumes ou de fruits pour les croiser et apporter ainsi d’autres caractères intéressantes, comme le goût ou la résistance aux maladies. Le résultat ? C’est la création de nouvelles variétés plus ou moins extraordinaires ! Et encore nous sommes loin d’avoir tout vu ! En effet, pour les années à venir, les scientifiques nous réservent d’autres innovations, comme l’oignon qui ne fait pas pleurer. En inhibant l’enzyme qui produit le gaz responsable de nos larmes, les chercheurs promettent de ne pas modifier le goût du légume. Mais pour cela, il faudra patienter une dizaine d’années car le bulbe n’est encore qu’au stade de la recherche…

Les nanotechnologies modifient les aliments
Plus fou encore ? Pierre Feillet affirme dans son livre « La nourriture des Français » (éditions Quae), qu’en 2030, les chercheurs seront capables d’utiliser les nouvelles technologies pour modifier nos aliments. En agissant à l’échelle de l’atome, les nanotechnologies permettraient en effet de changer la couleur, la saveur, la teneur nutritive… Cela pourrait donner des choses carrément étranges, comme une pizza qui change de goût selon la température à laquelle on la chauffe. Froide, elle aurait un goût fromage et chaude, un goût champignon ! On peut aussi imaginer un bonbon rafraichissant qui produirait immédiatement une impression de froid et qui générerait ensuite une succession de saveurs différentes, plus on le garde en bouche. Précisons que les nanotechnologies pourraient également être utilisées pour rendre les produits plus sûrs, plus sains, plus nourrissants ou même plus savoureux. Imaginez une crème glacée qui aurait le goût et la texture d’une glace mais sans les matières grasses ! Oublié aussi le pain rassis, des enzymes ajoutées à la farine empêcheront bientôt la mie de durcir. Ce sont les amoureux du pain perdu qui pourraient être déçus !

Les aliments changent, les emballages aussi !
Aujourd’hui, la confiture délaisse son pot en verre pour se présenter dans un flacon souple noir, le vin peut se boire dans une petite brique grâce à une paille intégrée ou encore dans un verre fermé par une pellicule en aluminium comme un yaourt, … Plus étonnant, dans le futur, les emballages pourraient être équipés d’étiquettes intelligentes, des sortes de mini-écrans souples reliés à des capteurs qui nous avertiraient dès qu’un aliment est périmé ou contaminé par une bactérie. Des puces fraicheurs de couleur pourraient aussi indiquer le degrés de maturité d’un fruit. Plus pratique encore, des aliments pourraient être équipés de puces pour assurer la gestion des stocks : dès que l’emballage est ouvert, la puce indique à l’ordinateur que le produit doit être remis sur la liste des courses ! Certains emballages enfin seront capables de s’autoréparer, s’ils sont fissurés ou déchirés. D’autres pourront se dissoudre dans l’eau, de quoi réduire les emballages qui encombrent nos poubelles !

Des insectes à la place de la viande ?
Sauterelles, scarabées ou chenilles, ces insectes sont déjà consommés par certaines populations du monde. Contrairement à la viande, leur élevage nécessite peu de place et leurs qualités nutritives sont importantes : les insectes contiennent des protéines, tout comme le poulet, le boeuf ou le porc ! Si la viande venait à manquer, les insectes pourraient donc devenir des aliments incontournables. A condition, toutefois, que nos goûts évoluent !

 

CD