Associations de loi 1901 à but non lucratif, les Junior-Entreprises sont depuis leur fondation en 1969 une passerelle estimée entre les mondes professionnel et étudiant. Initialement orientées vers la finance et l’informatique, elles  ont su mettre à profit leurs 45 années d’existence pour étendre leurs champs  d’action et répondre présentes dans de très nombreux domaines. Le marketing se trouve notamment sous les feux de la rampe. Entreprises, étudiants, pourquoi se lancer dans l’aventure  à taille Junior ?

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Retour sur le principe des Junior-Entreprises
Animées par des étudiants volontaires, les J.E se composent d’un groupe d’administrateurs permanents tenant lieu de gestionnaires ainsi que de superviseurs des missions d’étude. Se dessine ensuite un vivier d’élèves recrutés ponctuellement sur chaque projet et chargés de mener à bien ces derniers. Cette sélection des intervenants permet d’ajuster la composition de l’équipe en fonction des besoins de chaque client.  Cohérentes vis-à-vis des enseignements dispensés dans les établissements d’origine, les missions sont à durée variable et s’adressent indistinctement aux PME, grands groupes ou collectivités.  Les J.E  se fédèrent depuis 1969 sous l’étendard de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE), qui leur  impose une charte de déontologie. Emulation comme mot d’ordre et performance comme objectif : elles sont récompensées chaque année par un palmarès serti de prix et de labels.

 

Une Junior-Entreprise qui markete, ça donne quoi ?
Entre ingénierie et domaines techniques, les sciences économiques ont su se faire une place dans le cœur des J.E. Le marketing affiche une mine radieuse. Lauréate du palmarès 2013 des meilleures J.E selon la CNJE,  Altéo Conseil propose une branche de services en marketing. Fière de ses  1,6 millions d’euros de C.A qui en font l’une des structures les plus prospères  du marché, Junior ESSEC Conseil se dédie elle aussi à ce même secteur.  Les études se déroulent sur un format  ternaire : phase d’analyse, de réalisation puis de synthèse. Quant à la nature des missions, elles visent souvent un face à face de terrain. Rien de systématique cependant, comme l’illustrent les domaines  d’interventions de la branche marketing de HEC Junior Conseil : études de marché  ou de satisfaction, lancement de produit, études de comportement des consommateurs, optimisation de l’utilisation des  canaux marketing et de vente, études  de notoriété et benchmarking. L’embarras du choix !

 

Pourquoi miser sur une J-E ?
Entre 80 et 300 euros pour une journée d’étude : question tarifs, les J.E sont armées pour séduire les entreprises. Cette  tendance attractive s’est consolidée avec  la crise puisque, selon la CNJE, le chiffre d’affaire généré par la totalité du réseau s’élevait à 8 millions d’euros en 2011, soit 14,9 points supplémentaires par rapport  à 2009. En outre, les J-E jouissent d’un  regard neuf et innovant. La petite taille de leur structure est mise au profit d’une belle réactivité : elles s’engagent à contacter leurs clients sous 72 heures lors de la prise de contact. Qu’en est-il des compétences ? Si elles ont de grandes chances d’être corrélées aux formations correspondantes, le meilleur indicateur demeure les labels consultables sur le site de la CNJE.  Beaux atouts à faire valoir également  du côté des étudiants. Non contente  d’offrir une expérience crédible sur un CV, l’expérience J.E apporte un petit revenu.  Il s’agirait toutefois de ne pas oublier que ces associations demandent d’entrée de  jeu un grand investissement… tel un vrai professionnel.

 

Les Junior-Entreprises en  chiffres
– 80 villes
160 Juniors
8 millions d’euros de chiffre d’affaires
2 800 étudiants administrateurs
17 600 étudiants adhérents
Plus d’informations sur www.junior-entreprises.com

 

Manon Dubois