Cela fait déjà quelques mois que l’on en parle… En juillet 2013, le monde des Grandes Ecoles de commerce accueillera officiellement Kedge Business School, née de la fusion de Euromed Management et Bem Business School. Aujourd’hui l’univers des Business School fait face à trois grandes ruptures : « One Planet », la mondialisation de l’enseignement supérieur; « One Connected Planet », l’expansion d’un univers digital; « One Competitive Planet », les nouvelles concurrences. L’objectif est donc de faire de Kedge Business School la nouvelle Ecole mondiale qui selon Bernard Belletante et Philip McLaughlin répondrait à ces dernières exigences.

CREATE SHARE CARE : le triptyque gagnant !
CREATE : Les directeurs de Kedge Business School ont imaginé une pédagogie par l’action pour favoriser le développement des talents de créateurs et d’innovateurs. Les innovations pédagogiques promettent d’être en rupture avec les structures traditionnelles d’apprentissage. De plus, l’école sera dotée d’une structure pré-incubatrice afin d’encourager l’initiative entrepreneuriale. SHARE : Pour faire face à l’essor du digital, Kedge Business School mettra en place des campus éphémères (en moyenne 5 par an). Il s’agira de plateformes numériques qui permettront aux étudiants de se brancher sur l’école : « On veut connecter la Communauté Kedge Business School ! » De plus, en 2014 on verra l’ouverture d’un nouveau campus spécialisé à Paris, réservé exclusivement aux étudiants non français. CARE : L’école compte faire la différence par un positionnement stratégique RSE, un Care&Personal Development Center qui proposera du développement personnel, ainsi qu’un fort engagement sociétal étudiant.

La fusion en chiffres
Kedge Business School c’est une capacité d’investissement de 52 millions d’euros sur cinq ans, mais aussi un million d’euros de Bourses distribuées chaque année. Le budget consacré à la recherche atteindra 14 millions d’euros par an. Enfin, en 2017 les dirigeants de l’école attendent 17 millions d’euros de chiffre d’affaire à l’international. Et toutes ces prévisions sont associées à un objectif des plus surprenants : ne plus avoir recours au financement par l’Etat, en imaginant une nouvelle forme de gouvernance.

Une répartition stratégique des puissances ?
C’est Bernard Belletante qui a été nommé à la tête de l’entité Kedge Business School, et Philip McLaughlin Directeur Général délégué. Le siège social, un nouveau bâtiment de 22 000 m², sera lui, basé à Bordeaux. Enfin, à la rentrée 2013 Kedge BS proposera un Programme Grande Ecole Unique et un Programme Kedge Bachelor Unique. En effet, il ne s’agit pas de créer une organisation par campus qui induirait une concurrence, mais bien au contraire de mettre en avant leur complémentarité.

 

Anne-Sophie Mathieu