C’est en misant sur le capital humain, l’innovation et une nouvelle orientation marché qu’Olivier Salaun (INP Grenoble, MBA HEC Paris 2006), PDG de PSB INDUSTRIES, a développé une stratégie de croissance profitable pour son groupe.

Sur quels piliers repose votre stratégie de développement ?

En un siècle, le groupe PSB INDUSTRIES est devenu un acteur incontournable de l’emballage et de la chimie de spécialités. Depuis 3 ans, nous travaillons à notre transformation pour devenir un partenaire industriel de référence, et faire de nos clients des ambassadeurs. Cette orientation marché s’exprime à travers notre plan Ambition 2020, qui repose sur 5 piliers. Tout d’abord, le renforcement des fonctions marketing, avec la création d’une cellule « business développement et stratégie » et la constitution d’un pôle RH fort, orienté vers la montée en compétences. En parallèle, nous souhaitons capitaliser sur notre excellence industrielle historique, tout en se donnant les moyens financiers d’investir dans l’automatisation de nos process. Enfin, nous souhaitons remettre l’innovation au coeur de notre développement, car c’est sur elle que reposera demain notre capacité à créer de la valeur. Ce nouvel état d’esprit, en pleine période de croissance externe, vise à créer plus de synergies au sein du groupe.

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Parlez-nous justement de vos récentes acquisitions…

En moins de 18 mois, nous avons fait l’acquisition de 3 entreprises importantes. Tout d’abord sur le marché luxe et beauté, où nous disposons désormais d’une usine en Asie et d’un accès à une clientèle américaine comme Estée Lauder ou Elizabeth Arden. Cela vient enrichir notre clientèle historique (Clarins, L’Oréal, LVMH…) et nous positionne comme le n°3 mondial sur ce segment, qui représente désormais 50 % de nos ventes. En parallèle, sur le marché santé-hygiène, le rachat de Plastibell en 2015 a fait de PSB Industries un acteur de référence de l’injection et des solutions plastiques pour les dispositifs médicaux, avec 8 sites industriels et un centre de recherche. Et nous continuons évidemment à innover sur nos 2 autres marchés que sont l’emballage alimentaire sur-mesure et la chimie de spécialités.

« Dans un contexte de croissance par acquisition et d’internationalisation, nous avons su rester une entreprise à taille humaine, avec une forte culture entrepreneuriale, tournée vers le co-développement avec nos clients »

 

Quelle est la politique de recrutement du groupe ?

Nous sommes désormais 2 600 collaborateurs, dont plus de la moitié hors de France : une première historique et un vrai challenge en termes de RH. Nous avons recruté 250 cadres et managers cette année. Il n’est pas nécessaire d’avoir une double formation, mais au moins une certaine appétence pour la technique et surtout une proximité avec nos valeurs : respect, travail en équipe, curiosité, écoute… Bien que coté en Bourse depuis 1955, notre groupe demeure peu connu du grand public et des étudiants, mais nous y travaillons ! Il y a de très belles carrières à faire au sein de PSB INDUSTRIES, en France comme à l’étranger. Le niveau d’engagement et de motivation de nos collaborateurs est très fort. Nous sommes convaincus que la génération actuelle, rompue aux IT et aux réseaux sociaux, s’épanouira dans le mode de travail collaboratif que nous instaurons, où l’émulation vient plus des équipes que de la hiérarchie.

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En quoi votre passage par le MBA d’HEC a-t’il contribué à votre réussite ? Avez-vous des conseils pour les jeunes talents ?

En 2006, j’étais en pleine transition vers un poste de Direction Générale. Le MBA d’HEC, très enrichissant, m’a permis de prendre du recul et d’interagir avec d’autres managers. Avoir un réseau pour y trouver un feedback est très important aujourd’hui pour un dirigeant. Si j’avais un message à adresser aux jeunes diplômés, ce serait d’être curieux. A 45 ans, je continue à apprendre tous les jours. Il faut donc trouver une entreprise qui offre cette opportunité, et dans laquelle on retrouve aussi ses propres valeurs, sans céder aux sirènes de la mode ou de la notoriété. Enfin, ne pas hésiter à s’exposer à l’international et à prendre des risques, car cela se révèle souvent payant.

Chiffres clés : 329 M€ de CA en 2015 – 4 pôles – 25 sites industriels et 8 bureaux commerciaux sur 3 continents dans le monde – 2 600 collaborateurs

AN

Contact : osalaun@psbindus.com