Big data, gestion des systèmes d’information, développement d’applications et d’objets connectés… Les entreprises n’ont jamais autant eu besoin d’ingénieurs du numérique. Les écoles d’ingénieurs sont nombreuses à revoir leur copie pour proposer des cursus ciblés sur ce sujet. Zoom sur les formations de quatre établissements phares : Telecom ParisTech, ENSIMAG, EPITA et EFREI.

 

L’EFREI, des ingénieurs ouverts sur le monde

Philippe Volle credits EFREI

École d’ingénieurs généralistes, l’EFREI forme des diplômés capables d’opérer sur un spectre large de projets : de la finance à la big data, en passant par le développement de logiciels. La spécificité de l’établissement ? Sa volonté de former des étudiants capables d’évoluer au cœur d’environnements multiculturels, en misant notamment sur des parcours 100 % en anglais. Philippe Volle, Directeur de l’enseignement et de la recherche de l’école nous en dit plus.

Portrait-robot du diplômé EFREI

Cet ingénieur sait analyser, concevoir et mettre en place le numérique dans l’entreprise de manière globale, tout en étant orienté usages. Il se distingue par ses compétences transversales et sa capacité à communiquer. Il est l’interface entre les spécialistes des technologies et les autres secteurs.

Comment préparez-vous à un monde en constant mouvement ?

Nous conférons à nos étudiants la capacité de prendre du recul sur leurs compétences. Pour cela, nous avons mis en place des séminaires pour mieux se connaître. Nous accompagnons également les étudiants dans la découverte de tous les métiers qu’ils peuvent exercer après leur diplôme.

Un outil pédagogique innovant ?

Nous avons mis en place un portfolio. Il s’agit d’un site web créé par les étudiants et sur lequel ils mettent en avant leurs réalisations pour faire ressortir leurs compétences. C’est un atout indéniable qui leur confère une vision sur leur parcours et le chemin qu’il reste à parcourir pour atteindre leurs objectifs.

 Le + de l’école ?

Nous avons créé le student hub, un nouveau bâtiment entièrement dédié aux étudiants avec des espaces de travail collaboratif similaires à ce qui se fait dans les startups. L’objectif ?  Proposer un environnement adapté aux projets des élèves.

EPITA forme les cyber-gardiens du numérique

Joel Courtois credits EPITA

100 % ingénieur, 100 % numérique, le diplômé d’EPITA est parfaitement préparé à affronter le monde digital. La force de l’école ? Un cursus construit entièrement autour du numérique. Mathématiques appliquées à la cryptographique, droit de l’internet, gestion de projet informatique… L’intégralité du programme baigne l’étudiant dans cet univers. Joël Courtois, directeur d’EPITA, dresse le portrait de ses cyber-élèves.

 Portrait-robot du diplômé EPITA ?

La force de nos étudiants ? Leur capacité à mobiliser des connaissances techniques pointues alliées à des compétences en recherche. Ils ont également une appétence pour les questions de sécurité autour des développements, une notion rarement prise en compte par les écoles et les entreprises.

Comment préparez-vous à un monde en constant mouvement ?

Au travers deux axes stratégiques :

  • Une connaissance approfondie des fondamentaux du numérique qui constituent les 4 piliers de notre formation : langage, systèmes, réseaux, base de données
  • Une approche pédagogique qui consiste à placer nos étudiants en situation d’apprentissage autonome.

Un outil pédagogique innovant ?

Dans l’entreprise, les ingénieurs sont amenés à travailler en équipes pour appréhender des chantiers de plus en plus importants. Nous traduisons cette dimension collaborative dès la prépa, en proposant des projets où ils doivent atteindre une qualité globale de 100 % pour obtenir leurs crédits.

 Le + ?

Un tiers de notre formation est consacrée à l’humain. C’est pourquoi nous sensibilisons également nos étudiants à travailler sur la cybersécurité en pensant à l’Homme avant leur produit.

ENSIMAG, des ingénieurs mathématiciens

Jean-Louis Roch credits Grenoble INP

L’ENSIMAG mise sur les mathématiques et l’informatique théorique. La grande force des élèves ? Leur capacité à appréhender des concepts abstraits, une dimension importante dans le monde virtuel qu’est celui de l’informatique. L’autre atout de l’école : une formation à forte empreinte humaine et sociale. Jean-Louis Roch, Directeur de l’ENSIMAG dévoile les coulisses d’un des meilleurs cursus de France.

Portrait-robot du diplômé ENSIMAG

Ce sont des ingénieurs capables de concevoir des solutions dans leur globalité en prenant en compte l’environnement dans lequel elles s’intègrent. Ils sont très polyvalents, puisqu’ils sont ouverts sur les laboratoires et le monde de l’entreprise dès leur entrée à l’école.

Comment préparez-vous à un monde en constant mouvement ?

Au-delà des compétences techniques, ils sont sensibilisés à l’apprentissage en autonomie. Nos élèves sont également dotés du bagage théorique généraliste qui leur permettra de s’adapter aux évolutions à venir.

Un outil pédagogique innovant ?

Nous avons défini une boussole de compétences qui permet à chaque étudiant de cibler et de travailler sur ses lacunes. Ainsi, certains cours comme la programmation sont totalement personnalisés et adaptés au niveau de chacun.

 Le + ?

Notre force réside dans les équipements dont nous disposons. Nous sommes dotés d’une salle blanche pour réaliser des TP sur les systèmes embarqués. Nos étudiants peuvent également se frotter à la robotique avec Rob’Air, au sein de notre fab lab. Nous avons aussi développé une salle dans laquelle nos élèves-ingénieurs étudient l’interaction homme-machine.

Telecom ParisTech, des ingés numériques et humains

Bertrand David credits Telecom ParisTech

Telecom ParisTech a construit sa formation autour d’un constat : le digital impacte tous les secteurs. L’école forme donc des ingénieurs généralistes du numérique capables d’évoluer dans n’importe quelle industrie. Zoom sur les spécificités des ingénieurs Telecom ParisTech avec Bertrand David, Directeur des Programmes de l’école.

Portrait-robot du diplômé Telecom ParisTech ?

Nos ingénieurs sont capables d’accompagner la transformation numérique en prenant en compte les enjeux technologiques et les enjeux sociétaux. Ils sont baignés dans un univers académique de très haut niveau, sensibles aux soft-skills et très ouverts.

Comment préparez-vous à un monde en constant mouvement ?

Nous insistons sur deux volets :

  • La capacité d’adaptation, grâce à PACT, pour Projet d’Apprentissage Collaboratif Thématique, un dispositif qui conduit les étudiants à chercher par eux-mêmes les notions clés pour mener à bien un projet.
  • L’agilité sur les maquettes pédagogiques. Il est important de proposer une formation toujours en pointe. C’est pourquoi nous transformons régulièrement nos programmes pour supprimer ou rajouter des parcours en fonction des dernières innovations.

 Un outil pédagogique innovant ?

Nous avons mis en place un dispositif de formation humaine par le détour de l’art. Nos étudiants réalisent une œuvre, que ce soit un court-métrage ou une pièce de théâtre, en lien avec un sujet brûlant, comme l’égalité femmes-hommes par exemple.

 Le + ?

C’est notre lien avec le monde des entreprises. Nous disposons de plus de 20 chaires professionnelles et labos communs. Ainsi, l’ingénieur de Telecom ParisTech est totalement en prise avec les besoins de l’entreprise.

Maîtrisez les 8 essentiels du communicant

Découvrez les conseils d’Assaël Adary, président d’Occurrence et coauteur du Communicator, pour réveiller le communicant qui est en vous !

norelem : l’industrie 4.0 n’attend que vous !

« Laissez-vous gagner par l’usine du futur 4.0 et découvrez un monde d’opportunités » assure Coskun Duman, Directeur Général du groupe norelem.

L’enseignement privé lucratif, premier responsable de la crise de la dette étudiante américaine

La croissance rapide de la dette étudiante américaine inquiète de nombreux observateurs qui craignent l’éclatement d’une crise financière systémique analogue à celle des subprimes.

À quelles carrières rêvent les jeunes étudiantes avant d’être influencées par leur formation et leurs stages ?

L’EDHEC NewGen Talent centre a étudié les aspirations des jeunes étudiantes en les comparant à celles de leurs collègues masculins… Quels secteurs, fonctions, entreprises, pays les attirent ? Quels sont leurs objectifs de carrière ? Quel sens donnent-elles au travail ? Qu’attendent-elles de l’entreprise ? Telles sont les principales thématiques de cette étude.

Le Directeur marketing 2019, un marketer disrupté ?

Fin du marketing de masse, ère des réseaux sociaux, big data et intelligence artificielle, nouvelles compétences et nouveaux métiers… Le département marketing s’est complètement transformé ces dernières années. Nos experts reviennent sur les nouveaux défis...

[TRIBUNE LIBRE] L’industrie et ses métiers changent, faisons-le savoir !

L’industrie recrute massivement, pourtant les entreprises rencontrent d’importantes difficultés de recrutement dans une vingtaine de métiers, maintenant exacerbées par le redémarrage de l’industrie dont la presse se fait écho. Ces tensions sont dues à une image obsolète de l’usine et à une méconnaissance des métiers.

IoT : la révolution de la data est en marche !

Les compétences que les ingénieurs doivent développer pour répondre aux attentes d’un marché des IoT qui s’élèvera à 1 100 milliards $ à l’horizon 2025

GBH : cultivons l’envie d’entreprendre

Si Michel Lapeyre est un DG épanoui, c’est parce que le Groupe Bernard Hayot est un acteur 100 % familial qui offre de réelles opportunités dans un contexte international challengeant !

Total tête de proue du projet Amiral

Avec le Projet Amiral, Total accélère son développement au Moyen-Orient. Son directeur, Jean-Jacques Mosconi (ENS 77), dévoile les contours de ce nouveau complexe pétrochimique et les challenges qui attendent les jeunes diplômés.   Après avoir...

Les chercheurs de l’ISAE-SUPAERO travaillent à mieux comprendre le fonctionnement cérébral

Saviez-vous que l’ISAE-SUPAERO, leader mondial en ingénierie aérospatiale et aéronautique, disposait d’une équipe de recherche de pointe dédiée à la neuro-ergonomie ?