Communiqué de presse:

Le programme BRIO, dispositif d’égalité des chances a déjà 10 ans et a notamment été labellisé « Cordée de la réussite ».

 

Son objectif est de lutter contre l’autocensure et d’instaurer plus d’équité sociale dans l’enseignement supérieur, dans une perspective de réussite et d’ascension sociale. Concrètement, il s’agit d’identifier des jeunes dont le potentiel leur permet d’envisager des études supérieures, mais dont l’environnement familial, social, géographique, etc… ne favorise pas leur accès à cette information et peut brider leur ambition professionnelle. Avec des étudiants des écoles partenaires (Audencia Business School notamment), ces lycéens bénéficient d’ateliers de tutorat.

 

Après 10 ans de succès, Audencia a réalisé une étude, dressant le bilan du programme, confirmant sa réussite. Voici ci-dessous les grandes lignes de l’étude :

  • 99,6% des étudiants tutorés ont obtenu leur bac dont 73% avec mention (pour rappel, les tutorés BRIO ne sont pas sélectionnés sur la base de leur niveau scolaire)
  • 97% ont souhaité poursuivre leurs études après leur bac (contre 79% des bacheliers au niveau national)
  • 86% de ceux qui ont fini leurs études ont au moins un bac +2 (ils sont 39% à avoir un bac +5) : ces chiffres prouvent que BRIO œuvre réellement pour l’ascension sociale, car 83% des pères et 77% des mères ont un niveau de diplôme inférieur ou égal au bac
  • 61% de tous ceux qui ont eu une expérience professionnelle déclarent que BRIO a été une aide pour leur insertion professionnelle
  • Sur l’ensemble des répondants ayant terminé leurs études, 97% ont trouvé un emploi, dont 33% sont cadres (une catégorie socio-professionnelle qui concerne uniquement 6% des pères des tutorés, et 2% des mères). A l’inverse, 53% sont employés ou ouvriers contre 69% pour leurs pères et 82% pour leurs mères.
  • Ils ont des situations non précaires : 63% de ceux qui sont dans la vie active sont en CDI ou dans la fonction publique.
  • 85% des tutorés en poste ont trouvé leur premier emploi en moins de 3 mois, et ce premier emploi correspondait à leurs envies (pour 76%). La rapidité de l’intégration professionnelle est encore plus flagrante quand on connaît l’importance de la discrimination à l’embauche en France en fonction de l’adresse postale et des noms/prénoms à consonance étrangère (60% des lycéens tutorés résident dans des quartiers prioritaires nantais, et une large part de jeunes sont issus de la 2e ou 3e génération d’immigration).

 

L’étude comporte également une partie sur l’impact au niveau des tuteurs (des étudiants des 4 grandes écoles impliquées dans le programme) : ce que cela leur a apporté à titre personnel, mais aussi professionnel.