Cet article a 3 années. Merci d'en tenir compte durant votre lecture.

[Réseau]

Cécile Bernheim, coprésidente du réseau Professional Women’s Network (PWN), présente le réseau PWN et les nombreuses actions menées. Un réseau qui s’engage pour des femmes engagées !

Quel constat est le vôtre aujourd’hui sur la mixité ?

J’assume pleinement le projet, les témoignages réalisés par les différents hommes interviewés sont très intéressants et font avancer les choses. On ne souhaite pas ouvrir le réseau aux hommes car il faudrait que le réseau leur apporte quelque chose aussi.

Mais nous allons ouvrir nos événements et c’est déjà le cas aujourd’hui sauf pour les quelques événements réservés aux membres. On va donc le faire savoir dans un premier temps. On va donc créer des ateliers mixtes pour réfléchir à la question, faire un certain nombre de mentoring croisés…

Avez-vous vous-même été confrontée à ce fameux plafond de verre dont on parle tant ?

J’ai été dirigeante dans un grand groupe international, anglo-saxon, membre du codir… Il y avait beaucoup de femmes dans ce groupe et on était 4 ou 5 au sein du codir. Donc la question mixité était déjà traitée et il y avait une vraie réflexion mais il y avait encore du travail. Avec le recul, une fois ou deux j’ai pu me poser la question de savoir si je n’avais pas été une femme, cela aurait-il été différent. Mais je n’ai jamais attendu qu’on vienne me chercher donc je n’ai jamais souffert du plafond de verre.

Mais cela demande un effort supérieur à celui des hommes : il faut se battre plus que les hommes. Naturellement la femme a tendance à se poser des questions qu’un homme ne se posera pas. Lui, il va foncer et ne pas hésiter contrairement à nous : c là que le réseau veut aider les femmes à se développer ! On se pose trop de questions. Foncez ! On est trop sur la réserve.

Quels conseils aux jeunes diplômées ou en passe de l’être et bientôt confrontées à la réalité du terrain ?

Allez-y ! Vous avez les mêmes compétences que les hommes : vous avez tout ce qu’il faut, vous avez des idées, vous êtes créatives, ayez confiance en vous et prenez-vous en mains. Personne ne viendra vous chercher donc go ! Qui PWNn’ose rien n’a rien ! Jetez-vous à l’eau. Audace, exprimez-vous, lancez-vous, allez-y !

Je suis souvent épatée de voir le nombre de jeunes qui se lancent à la sortie des études notamment en termes d’entrepreneuriat : ils osent et savent nager dans cet environnement, ils vont chercher les financements… Les écoles et facs ont de plus en en plus de junior programmes. Il y a une richesse chez les jeunes étudiants, il y a une vraie envie. Donc les jeunes femmes doivent se lancer autant que les jeunes hommes.

Quelles sont les ambitions de PWN, Professional Women’s Network, dont vous êtes présidente depuis juin 2015 ?

Je suis coprésidente du chapitre de Paris avec Françoise Derolez depuis le 16 juin. Créée il y a 15-20 ans par une étrangère en France  qui a souhaité créer une association capable de pour présenter les femmes françaises et étrangères dans un contexte professionnel à Paris : nous sommes 800 aujourd’hui, 60% de Françaises environ, environ 20 nationalités tous secteurs et fonctions confondues et tous niveaux de seniorité. Le réseau est plus orienté femmes possédant une expérience managériale de 5 ans minimum et avec une ouverture internationale, donc notre moyenne d’âge avoisine les 42 ans.

Le premier réseau de femmes aussi ouvert et multiculturel

Il s’agit du premier réseau de femmes aussi ouvert et multiculturel. Notre objectif : favoriser la promotion des femmes en entreprise. On va les aider à se développer : on organise plus de 80 événements dans l’année avec des dîners-conférences, des ateliers de développement personnel et 2 événements Best of comme celui à la FFF sur l’audace et le prix de l’entrepreneure responsable, soit dans le domaine de la responsabilité sociétale. Elle gagne un an de conseil par des experts du réseau : expertise financière, RH, marketing, coaching… ce dont elle pense avoir besoin pour l’aider à se faire reconnaître…

En tant que présidente, quelles actions souhaitez-vous mener ?

Nous avons 3 axes que nous souhaitons développer :

  1. La mixité : renforcer nos actions pour bien comprendre les hommes, pour se développer dans le monde de l’entreprise qui est dans un monde mixte. On va définir un certain nombre de programmes et renforcer ce côté : s’engager avec des hommes, se développer avec eux… et donc évoluer dans le monde réel qui est mixte : on va organiser des ateliers, des tables rondes avec nos partenaires comme Sodexo, Total…
  2. Beaucoup de nos adhérentes sont en début de carrière : donc on veut les aider à franchir les étapes, se réintégrer après une grossesse, ou les accompagner dans leur évolution après leur 40 ans si elles veulent évoluer, se réorienter… Une femme de 50 ans n’ »aura pas les mêmes besoins qu’une de 40 ans et une de 30 ans.
  3. Continuer à garder notre ADN international et le renforcer : avant on n’avait que des events en anglais, et là c de plus en plus en français. Donc attirer plus de femmes étrangères en France mais aussi jouer sur la synergie avec les branches de PWN à l’étranger, nouer des partenariats avec des structures étrangères…

Violaine Cherrier

Lire aussi

Site internet

Cet article a 3 années. Merci d'en tenir compte durant votre lecture.