Prendre des risques pour réussir

Avoir un bon diplôme ne suffit plus pour réussir dans un monde global. Il faut savoir oser, prendre des risques, innover…, être capable de « think out of the box ». Il faut aussi s’adapter à un monde où les manières de faire varient selon les cultures et l’éducation. Or, le modèle éducatif français fait que nous sommes héritiers de comportements en retard sur le monde d’aujourd’hui, comme le constate Myriam Ogier dans son livre « Prendre des risques pour réussir – Oser de nouvelles attitudes et manager autrement » (Dunod, 2011). Elle analyse les racines de ces comportements, tant au niveau historique que culturel, et souligne leur influence sur la peur de prendre des risques.

 

D’où l’importance de préparer les élites de demain à une prise de conscience et les ouvrir à la dimension humaine et relationnelle dès leur formation. L’auteur consacre un chapitre à la responsabilité et à l’action des grandes écoles en la matière. Nombre d’entre elles ont pris conscience des enjeux. Celles-là lancent des projets pour réveiller le goût du risque et l’esprit entrepreneurial chez leurs étudiants. Elles les familiarisent aux notions de travail de groupe. Elles encouragent les échanges interactifs entre étudiants et professeurs. Elles cherchent à développer leurs capacités à débattre, à s’exprimer en public, à prendre des risques, à développer un esprit de solidarité et de réussite collective… Elles veillent à ce qu’ils soient non seulement bien formés et compétents, mais qu’ils apprennent aussi à instaurer un bon relationnel, à s’écouter et se respecter. Elles les ouvrent à l’intelligence émotionnelle. Celle-ci permet de créer du lien, d’être ouvert à d’autres manières de penser et d’agir, d’être suffisamment transparents pour permettre une meilleure communication…. Celle qui permet également de prendre des risques, de se servir d’un échec pour progresser, d’être pragmatique.

 

Les jeunes sont souvent sensibles à cette démarche car gagner de l’argent, avoir de hautes fonctions ne leur suffit pas. Ils veulent s’exprimer, qu’on les écoute, qu’on leur fasse confiance, qu’on leur laisse prendre des initiatives, qu’on leur confie des responsabilités. Ils sont en quête de plus de justice et de solidarité. Ils sont souvent plus exigeants et veulent un meilleur équilibre vie privée, vie professionnelle.

 

Il reste beaucoup à faire car, comme le constate l’auteur, la société française reste aujourd’hui très hiérarchique et élitiste; les diplômes priment encore souvent sur les compétences et l’expérience, l’esprit de compétition sur l’utilisation de l’intelligence collective. Mais tous ont à gagner à s’ouvrir sur le monde et à se réapproprier le goût du risque.

 

Myriam Ogier s’appuie sur son expérience de plus de 10 ans comme coach de dirigeants, managers et hauts potentiels et d’une centaine d’interviews de professionnels du monde de l’entreprise, du coaching, du sport… Préfacé par Myriam Maestroni, DG de Primagaz, qui se distingue par un management de qualité et humaniste, son livre offre une réflexion sur l’innovation et la prise de risque, et plus généralement sur le management en France. Son ambition est de transmettre dans un langage simple les principes de bases d’un bon management pour que chacun puisse avoir sa part dans le succès de son entreprise, à un moment où beaucoup souhaitent trouver ou retrouver un sens à leur travail.

 

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