Karine, Lise, Justine, Jacques et Tristan, membres de la première mission SCD (Student Consulting for Development) racontent leur voyage à Bafoussam. Entre le 3 janvier et le 13 février, ils sont partis 6 semaines au Cameroun travailler pour le Réseau de Compétences Sans Frontières.

Elèves de l'école primaire de Bapi, village de l'Ouest Camerounais

Premiers pas
Pour nous cinq, l’année a commencé ainsi : une journée dans l’avion, 3 bagages égarés (mais pas perdus on y croit), une température qui ferait exploser les thermomètres français, 300 000 euros … oups Francs CFA dans la poche, un petit déj au piment histoire de se mettre dans l’ambiance rapidement (et pour « avoir un bon sousbassement » dixit notre hôte), 6 heures de bus collectif pour parcourir 250 kilomètres entre Douala et Bafoussam, mais comme le dit le proverbe camerounais « Vous, vous avez la montre, nous avons le temps », le temps de s’immerger complètement dans la culture du pays : débats animés, promotion de remèdes médicinaux soi-disant miraculeux, des musiques aux paroles improbables, des paysages très verts et montagneux et déjà des petites taquineries envers les seuls petits blancs du bus. Bref, nous voici à Bafoussam à 2 150 mètres d’altitude dans la région Ouest du Cameroun.

Première mission
Le climat est beaucoup plus agréable et doux qu’à Douala, la terre est rouge et les fruits savoureux. C’est ici que va se dérouler notre première mission. Notre hôte, Emmanuel Tchassa, est le président de l’association pour laquelle nous allons travailler pendant ces 6 semaines : le RECOSAF (Réseau de Compétences Sans Frontières). Sa femme Jeannette quant à elle s’occupe de notre adaptation culinaire… qui se passe plutôt très bien. Dès notre arrivée, ils ont été aux petits soins avec nous, Emmanuel a commencé par nous montrer nos chambres parce que « quand quelqu’un arrive dans un endroit nouveau, il a trois préoccupations : la première est de savoir où il dort, la seconde est de savoir ce qu’il va manger et la dernière est de savoir ce qu’il va voir ». Les premiers jours ont été consacrés à la découverte de la culture camerounaise, au fonctionnement de l’association, à la rencontre des différents acteurs locaux, notamment le chef du village Bapi, village où se situe la ferme écologique sur laquelle nous allons travailler.

Le tourisme encore trop peu développé
Pour le moment, le Cameroun sonne comme une mobylette qui pétarade, sent les brochettes de poulet pimentées. Mais ce beau pays se découvre aussi au travers de la couleur ocre de la terre, du goût de la banane plantain et d’innombrables mets savoureux. Cependant, un constat s’impose. Malgré des paysages variés et une culture riche de l’apport de plus de 250 ethnies, le tourisme au Cameroun est encore trop peu développé. Cela peut constituer l’opportunité pour ce pays de s’orienter vers un tourisme respectueux de l’environnement et des traditions. Tant que l’Etat n’aura pas mis l’accent sur le tourisme, ce secteur ne sera pas perçu par les camerounais comme un vecteur de croissance. Nous avons découvert dernièrement le site sur lequel doit s’implanter la ferme auberge écologique. Une chose est sûre, cet endroit a un fort potentiel ! Pour faire bref, le plan d’action dans l’ordre est le suivant : reboiser les 10 hectares alloués au RECOSAF, puis planter des arbres fruitiers pour l’autofinancement du projet (avocatiers, papayers, cafés…), commencer un élevage de lapins (cuniculture) et enfin, quand les fonds seront suffisants, débuter la construction des différentes infrastructures.

C’est un très beau challenge auquel nous participons « présentement ». Nous espérons vivement pouvoir apporter notre pierre à l’édifice pendant notre mission de 6 semaines sur place.

A très vite pour de nouvelles aventures !

Karine, Lise, Justine, Jacques et Tristan

Contact : N’hésitez pas à nous contacter ou au moins nous suivre sur notre blog www.scd2011.com