Chaque école apporte sa touche à la mise en place du processus d’innovation permanent que le Groupe des Mines ne cesse de développer.

L’approche globale de la complexité

Marc Lucas

Marc Lucas

« Notre pédagogie innovante pour une approche globale de la complexité repose sur les relations que nous entretenons avec les entreprises françaises et étrangères de manière à faire évoluer le profil de nos diplômés dans un monde qui se transforme rapidement. »
Quand nos élèves intègrent Mines ParisTech à la sortie de leurs classes prépas, ils ne connaissent pas le monde de l’entreprise. Il faut donc les y initier en le faisant de façon à les responsabiliser. Dès le mois de novembre, une période intensive sort les élèves des amphis et les met en situation presque professionnelle. Après deux semaines consacrées à des visites d’entreprises et à des conférences, ils travaillent sur des mini-projets très variés par équipes de10 dans un centre de recherche, en lien avec une entreprise. A cette occasion, ils se répartissent les tâches en se formant à la dynamique de groupe. Sur un semestre qui compte 30 crédits ECTS, nous accordons 8 crédits ECTS pour les MIG ; 5 en individuel et trois pour le groupe, ce qui les responsabilise les uns vis-à-vis des autres. En outre, cette mission fait l’objet d’un rapport écrit de 30 pages et d’une soutenance orale d’une heure qui se déroule devant un jury d’industriels et de journalistes. Les retours des élèves, toujours associés à l’amélioration continue des MIG, sont très positifs. Il s’agit d’activité phare de l’école.

 

L’ingénieur entrepreneur
« Nous voulons former des ingénieurs d’entreprise qui maîtrisent des compétences techniques et managériales tout en ayant expérimenté les problématiques de la création d’entreprise de manière réelle. »

Alain Dorison

Alain Dorison

Nous avons mis en place un parcours de l’innovation au cours duquel les élèves suivent tous les stades de la création d’entreprises de l’émergence de l’idée jusqu’à la mise en place du produit sur le marché. Ce parcours, qui constitue un processus complet, s’appuie sur de la pratique avec des séminaires de créativité et les missions en entreprise propres à notre école. D’une durée de 5 semaines, elles ont pour objectif de résoudre un problème posé par l’entreprise. Les élèves sont placés en situation de consultants. Dans les écoles d’ingénieurs, nous devons présenter aux élèves la création d’entreprise comme une alternative possible et honorable au salariat, puis leur donner des clés et des outils, notamment un incubateur, qui leur permettent de réaliser des projets durant la scolarité. Chaque année, 2 à 3 élèves créent ainsi une entreprise.

 

Le triple apprentissage

Bruno Verlon

Bruno Verlon

« Mines Albi, c’est l’adéquation entre le projet professionnel d’un étudiant et les attentes des entreprises sur une thématique phare avec comme fil conducteur la mise en oeuvre de l’innovation dans l’entreprise. »
Nous proposons un parcours personnalisé en fonction du projet professionnel de l’élève. Dès le jury d’entretien, nous amenons l’élève à déterminer son projet professionnel à partir duquel il bâtit son parcours avec, en fin de cursus, un large choix d’options proposé, à Albi ou éventuellement dans une autre école du Groupe des Mines. Nos élèves suivent un parcours Innovation qui s’appuie sur une méthodologie assortie d’exercices pédagogiques. Avec les missions InnovAction, les élèves effectuent des actions professionnelles de consultance pour le compte d’entreprises qui débouchent sur des propositions concrètes. Le parcours recherche permet à des groupes d’étudiants, placés en binômes avec un doctorant, de mieux comprendre le fonctionnement du monde de la recherche. La dernière étape du parcours consiste à présenter un poster lors d’une simulation de congrès scientifique afin de rapporter les résultats des thèses des doctorants.

 

L’ouverture ciblée
« Notre spécificité relève de l’ouverture sur le monde économique dans toutes ses dimensions, la création de richesses mais aussi l’implication dans l’ouverture sociale. »

Jean-claude Duriez

Jean-claude Duriez

Nous proposons au delà de notre formation généraliste des formations très ciblées et pointues. Elles sont directement en phase avec les besoins et l’adaptation en continu des préoccupations du monde économique ou même à celles que l’on pressent à court et moyen terme. Si notre Master spécialisé dans l’industrie du béton fonctionne déjà, nous mettons en place une formation en Bâtiment à énergie positive pour la rentrée prochaine ainsi qu’une formation dans le domaine du génie industriel. Ce qui caractérise aujourd’hui l’industrie, ce sont des cycles courts de production avec une grande flexibilité des structures et leur adaptabilité. Cela nécessite un certain nombre de contenus pédagogiques très spécifiques. Il faut privilégier les segments de niches à haute valeur ajoutée plutôt que les segments de produits de grande diffusion, et par conséquent amener les élèves à être des vecteurs d’innovation et d’adaptation, adeptes des procédures qualité.

 

La nouvelle génération

Michel Jauzein

Michel Jauzein

« Nous nous trouvons au coeur d’une nouvelle génération d’ingénieurs, généralistes et humanistes. »
Réforme Schwartz dans les 50’s, Artem- Nancy en 1999, l’École ne cesse de s’ouvrir aux langues, au management et au développement personnel. Sans rien perdre de son excellence scientifique, elle s’emploie à éveiller l’imagination, à encourager la conduite de projet et à favoriser l’apprentissage en autonomie. Septembre 2008, la Chaire Ingénierie et Innovation voit le jour. Sa mission pédagogique est d’aguerrir nos futurs ingénieurs au management de l’innovation, en complétant leurs savoirs théoriques par une observation des pratiques en entreprise. En créant en 2010 des filières managériales, l’École offre l’opportunité aux élèves ingénieurs de personnaliser un peu plus leur cursus de formation, en ligne avec leur projet professionnel. Appréhender l’environnement économique, approcher la complexité du monde social, décrypter les problèmes d’organisation…Autant de thématiques proposées dans le cadre des filières managériales (Management de l’innovation et du changement ; Management industrielet stratégie de l’entreprise ; Économie et finance ; Audit-Conseil ; Commerce international et géopolitique ; Management des ressources humaines pour les ingénieurs ; Mineur stratège).

 

L’ouverture sur le monde
« Mines Nantes est une école dynamique, ouverte sur l’international. »

Stéphane Cassereau

Stéphane Cassereau

Chaque élève construit son parcours à l’international avec l’apprentissage de deux langues étrangères obligatoires dont l’anglais, complété par des enseignements ouvrant sur les cultures internationales. Nous mettons particulièrement l’accent sur l’année passée à l’étranger qui compte 9 mois en université et 3 mois dans une entreprise. Nous développons également les doubles diplômes dont une année se déroule à l’étranger avec à la clé, outre le diplôme de l’école, un Master d’engineering ou de sciences d’une université étrangère. Avec près de 30 % d’étudiants étrangers au sein de la graduate school, le campus de l’école est très internationalisé. Le cursus d’ingénieur nous permet d’accueillir 10 % d’étudiants étrangers francophones et nos Masters internationaux, enseignés en anglais, 20 % d’étudiants anglophones. Ces élèves viennent du monde entier avec une prédominance de l’Asie et de l’Amérique du sud où l’école a historiquement des liens forts.

 

 

La gestion de la complexité

Marie-Reine Boudarel

Marie-Reine Boudarel

« Dans le cycle Ingénieur Civil des Mines, nous nous appliquons à construire des outils pédagogiques innovants permettant aux futurs ingénieurs d’appréhender la complexité. »
Aux Mines de Saint-Etienne, on considère qu’être ingénieur consiste à savoir modéliser une situation parfois incomplètement définie, dans un environnement complexe et mouvant pour ensuite apporter des solutions et faciliter la prise d’une décision. Acquérir cet état d’esprit nécessite des pratiques apprenantes utilisant les connaissances théoriques pour les appliquer dans des contextes concrets et les transformer peu à peu en compétences. Tous les instruments de la pédagogie active sont mobilisés pour mieux appréhender la complexité des enjeux dans lesquels se trouve l’entreprise aujourd’hui et de ce fait, les missions d’un ingénieur. Les situations professionnalisantes comme les stages ou les projets industriels sont également utilisées pour faciliter la réflexivité, la pratique des langues et développer les compétences de l’ingénieur, acteur de son avenir au sein d’entreprises immergées dans un contexte international concurrentiel, en constante évolution. En février 2011, et pour la première fois à l’école, une expérience de speed dating est même mise en oeuvre avec les élèves de première année pour les inciter à présenter de façon concise un sujet sous forme d’ExplorCamp.

 

 

Patrick Simon