Les quelque 400 collaborateurs de la filiale française du leader mondial de l’industrie du tabac disposent d’autonomie et de réactivité pour évoluer dans un marché dont les perspectives sont en train de changer. Témoignage de Julien Anfruns (EDHEC Business School 96, Sciences Po 2000, ENA 2002), Directeur des Affaires publiques et de la Communication de Philip Morris France SAS.

 

Pourquoi rejoindre Phillip Morris International (PMI) quand on est jeune diplômé ? IQOS, votre produit phare de tabac chauffé, c’est déjà le futur au présent ?

Philip Morris International a déclenché une vraie révolution copernicienne sur son marché en souhaitant parvenir à terme à un avenir sans fumée. Pour cela, le groupe a investi depuis 2008 plus de 4,5 milliards USD en R&D afin de lancer une nouvelle génération de produits à risques potentiellement réduits. La technologie du tabac chauffé en fait partie avec IQOS en effet. Dans ce contexte, il faut de l’esprit d’initiative pour inventer le futur de l’industrie du tabac. Pour la réalisation de ce paradigme réellement disruptif, nous accueillons donc de jeunes diplômés ayant un esprit créatif et qui seront capables d’évoluer avec agilité et sens de l’équipe au sein du groupe PMI. Ajoutons aussi le gout du challenge pour relever ce passionnant chantier de transformation.

Quels sont les atouts qu’offre Philip Morris France aux jeunes talents qui vous rejoignent ?

Qualité de vie au travail et performances sont étroitement liées. Le groupe est soucieux d’offrir d’excellentes conditions de travail et figure à ce titre depuis 7 ans dans la liste de « Top Employers France » qui certifie la qualité des conditions de travail des salariés. Au-delà de cela, des événements conviviaux sont organisés au sein des équipes avec régularité ici à La Défense. L’équipe RH est vraiment très à l’écoute des collaborateurs et, de façon générale, le groupe PMI veille à leurs rayonnement, évolution et promotion au sein du groupe en proposant des parcours professionnels complets en France ou à l’international.

La frontière, jadis hermétique, entre le secteur public et le secteur privé tend à s’estomper. Est-ce que, selon vous, la gestion publique et la gestion privée sont de plus en plus complémentaire ?

Le renouveau actuel du personnel politique issu pour une large part du monde de l’entreprise nous interdit désormais de penser en silo. Il est temps de penser des carrières fluides entre le public et le privé, centrées autour de la valeur cardinale qu’est l’innovation. Plus que la complémentarité ou l’opposition entre gestions publique et privée, il me semble important de promouvoir durablement un état d’esprit innovant au travail quel que soit le statut juridique de l’organisation dans lequel vous évoluez.

Que pensez-vous de l’offre actuelle ou passée de formation de Sciences Po, en particulier son master des Affaires publiques ? Que retenez-vous de vos années à Sciences Po ?

Avec la nécessité de dialogue entre le secteur privé et le secteur public, les affaires publiques deviennent le point de cristallisation de ces deux mondes, Sciences Po est une signature d’exception pour mener à bien le caractère multidisciplinaire d’un tel Master des Affaires Publiques. Pour évoluer dans les affaires publiques, il faut être curieux et à l’écoute non seulement pour comprendre les grandes tendances mais aussi les signaux faibles de son environnement et s’engager dans les changements clefs. S’agissant de mes années à Sciences Po, je retiens l’ouverture d’esprit et la diversité des camarades rencontrés, français ou étrangers. En sus des enseignements de grande qualité du cursus, je garde notamment un souvenir impérissable du cours sur « L’Histoire des Intellectuels » de Jean-François Sirinelli. Ensuite, j’ai gardé le lien avec l’école notamment en enseignant douze ans rue Guillaume comme maître de conférences sur le management de la Culture et quelques autres disciplines.

« Il faut de l’esprit d’initiative pour inventer le futur de l’industrie du tabac. »