Pernod Ricard, l’entreprise familiale, symbole de convivialité à la française, est devenue en moins de vingt ans une multinationale, numéro 2 mondial des vins et spiritueux. Philippe Dréano (ESSEC 80), PDG de Pernod Ricard pour l’ensemble du continent américain a passé presque toute sa carrière à l’international. Des années qui s’apparentent « à une fantastique aventure. »

 

Philippe Dréano (ESSEC 80), Président Directeur Général de Pernod Ricard Americas

Philippe Dréano (ESSEC 80), Président Directeur Général de Pernod Ricard Americas

 

Depuis plus de vingt ans, votre parcours semble épouser le développement de Pernod Ricard. Est-ce que votre départ à l’international a été une étape décisive ?
Je suis entré chez Pernod Ricard en 1989, un groupe qui avait à l’époque des positions solides en France et en Europe. Au début des années 90, le groupe a amorcé son développement à l’international en renforçant ses positions en Europe certes, mais surtout en prenant pied sur les continents américain et asiatique. Je compte parmi les quelques pionniers à qui l’on a demandé de s’expatrier. En 1993, j’ai fait mes valises et je suis parti, avec ma femme et mon fils d’un an, monter en Thaïlande une filiale qui n’existait pas. A partir de là tout s’est enchaîné. J’ai participé au développement du groupe au travers un certain nombre d’acquisitions importantes (Seagram en 2001, Allied Domecq en 2005) et je suis resté en Asie pendant quinze ans avant de prendre mes fonctions actuelles à New-York il a près de 5 ans. J’ai grandi avec Pernod Ricard ce qui explique ma longévité en tant qu’expatrié.

 

Quels conseils donneriez-vous à de jeunes diplômés qui souhaiteraient faire carrière à l’international ?
Travailler à New-York ou à Londres cela fait rêver ! Mais les jeunes diplômés ne doivent pas seulement regarder vers ces destinations « faciles » et écarter des pays supposés plus difficiles, dont une bonne partie des pays émergents, tout aussi passionnants et formateurs. Une fois à l’international, il faut accepter de bouger. Chez Pernod Ricard, on demande une mobilité importante aux expatriés qui généralement ne restent que trois à cinq ans dans chaque pays. Il faut donc être prêt à quitter un endroit où l’on se sent bien et ne pas se livrer à des comparaisons. Juste, regarder devant soi, et ouvrir une novelle page professionnelle et personnelle avec enthousiasme. J’ai beaucoup déménagé dans ma carrière et à chaque fois il y a toujours eu une petite phase d’adaptation au niveau familial. Car travailler à l’international est synonyme d’engagement familial. Quand on est jeune et célibataire, la seule personne que l’on interroge au moment de partir c’est soi-même mais dès que l’on est marié, que l’on a des enfants, cela devient le choix de vie d’une famille.

 

« Notre organisation très décentralisée crée une grande dynamique. Nous sommes une
tribu composée d’entrepreneurs partageant la même culture. L’engagement et l’adhésion au modèle Pernod Ricard sont exceptionnels. »

Est-ce que le groupe Pernod Ricard propose des postes en Volontariat International en Entreprise (VIE) ?
Nous avons en permanence sur le cont inent américain une demidouzaine de VIE. C’est une excellente formule à la fois pour nous et pour le jeune diplômé parce que cela permet de se connaître. En général le VIE se traduit par une embauche. Le groupe Pernod Ricard recrute essentiellement les jeunes diplômés qu’il forme. Aujourd’hui pratiquement tous les patrons de nos filiales sont « nés » chez Pernod Ricard.

 

Chiffres clés
Né en 1975 de l’union de deux spécialistes d’apéritif anisé, Pernod et Ricard
2e groupe de vins et spiritueux au monde
19 000 salariés
Chiffre d’affaires :
8,575 milliards d’euros (2013)
80 sociétés de marché autonomes réparties sur 4 régions (Europe/Moyen-Orient/Afrique, Asie, Amériques, France)
96 sites de production

 

ML

 

Contact :
Directeur régional des ressources humaines :
cedric.ramat@pernod-ricard.com