Si Perceva n’emploie (encore) que 10 personnes ; à elles seules, elles veillent sur l’emploi de plus de 6 000 autres ! Leur mission ? Voler au secours d’entreprises en difficulté auxquelles Perceva apporte actionnariat de long terme et assistance managériale. Un job extrêmement prenant et impliquant où les satisfecit sont à la mesure des défis relevés. A condition d’être fait pour le job ! Rencontre particulièrement inspirante avec Jean-Louis Grevet (Centrale Paris 85, MIT 88), le Président-fondateur de Perceva…

 

Cela fait dix ans à présent que Jean-Louis Grevet et ses équipes, tels d’attentifs entraineurs installés juste de l’autre côté de la ligne de jeu mais totalement investis dans ce qui se passe sur le terrain, veillent sur les entreprises en difficulté qu’ils ont choisi d’aider à reprendre le chemin de la croissance.

Tout commence en 1997, lorsque Jean-Louis Grevet conseille les dirigeants de l’entreprise de prestige Remy Cointreau, alors en pertes, pour restructurer son bilan surendetté. Il découvre que l’exercice, pour âpre qu’il soit, le passionne et que, dans la difficulté, là où certains s’effondrent, d’autres hommes se révèlent et font preuve d’autant de grandeur que de caractère… C’est à ceux-là désormais qu’il a envie de prêter main forte. Peu à peu, l’idée fait son chemin et dix ans plus tard, désireux d’apporter de l’éthique et du professionnalisme dans le monde de l’investissement dédié aux entreprises en difficulté, Jean-Louis Grevet crée Perceva, contraction de Persévérance et Valeur.

Engagés !

« Nous apportons à ces entreprises des fonds propres et un actionnariat de long terme, explique Jean-Louis Grevet, tout en aidant au niveau managérial leurs équipes dirigeantes à mettre en œuvre les changements indispensables pour franchir les obstacles qui les menacent. Sur des horizons de 7 à 10 ans, nous passons les trois quart de notre temps auprès des dirigeants à aborder leurs problèmes opérationnels. Nous sommes donc totalement impliqués dans ce qu’il s’y passe, partageant chaque inquiétude et chaque joie des entreprises que nous aidons. »

Et si l’équipe Perceva ne compte encore qu’une dizaine de membres, ceux-ci supportent, ensemble, plus de 6 000 emplois générant un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros.

Ensemble, c’est tout !

Alors, naturellement, ces sauvetages représentant chacun « une aventure humaine aussi forte que passionnante », les équipes de Perceva se retrouvent à la longue extrêmement soudées de partager un tel vécu. « L’enjeu consiste précisément à élargir cette cohésion interne de notre équipe au personnel des entreprises avec lesquelles nous travaillons. Cela se fait en passant beaucoup de temps à leur côté, vivant au plus près et en direct chacune de leurs péripéties. Mais cela s’obtient également en associant chacun aux réunions et, bien sûr, en étant parfaitement transparent quant à nos projets et aux capitaux investis. Enfin, il faut donner des gages de la réelle valeur ajoutée que nous apportons. Une valeur ajoutée provenant souvent de l’expérience que nous avons accumulée. Là où les cadres de l’entreprise que nous aidons sont confrontés à leur premier plan social ou leur première grosse crise de trésorerie, nous avons, de notre côté, affrontés de multiples fois ce genre de situation et sommes donc en mesure d’être un soutien efficace. »

« Ce que nous réalisons n’est possible qu’en s’appuyant entièrement sur la confiance et la transparence »

A propos de ce qu’il a compris de l’art du management au gré de ses diverses expériences successives, Jean-Louis Grevet met en avant quatre points :

  • « Manager, c’est montrer l’exemple, toujours, et répartir les activités
  • Manager, c’est déléguer
  • Savoir associer de manière ordonnée toutes les personnes compétentes aux décisions importantes
  • Manager, c’est surtout : ne pas juger ! »

Concernant ce dernier point, Jean-Louis Grevet s’explique : « Trois personnes différentes auront souvent trois manières différentes d’aborder un problème. Or la réponse idéale n’est pas connue à l’avance. Il convient donc de laisser chacun agir à sa façon, le but à terme étant de lui permettre de prendre de l’assurance, s’épanouir et grandir. En revanche, il est indispensable de savoir dire quand les choses ne vont pas, le plus objectivement possible, raison pour laquelle, chacun effectue ici deux évaluations par an qui lui indiquent les axes de progrès possibles. Car le plus difficile, en réalité, surtout face à des situations de crise, consiste bien souvent à se connaître : ses atouts comme ses limites personnelles. »

« Connais-toi toi-même… »

Cette découverte de soi, capitale pour tout un chacun dans son parcours professionnel, prend encore plus d’importance si l’on choisit de faire ce métier de « d’actionnaire majoritaire dans  des entreprises en difficulté ». « Lorsque vous recevez un appel de dirigeants d’ordinaire calmes et posés, qui vous disent en deux mots, affolés : « On n’a plus un sou. Qu’est-ce qu’on fait ?!!… », il faut avoir du répondant. Si nous ne laissons jamais un « jeune » accuser de manière frontale ce genre de situation, il est néanmoins essentiel pour lui de se demander si sa personnalité y est adaptée. Et pour le savoir, le meilleur moyen, c’est… de la vivre ! »

Quel souvenirs marquants gardez-vous de votre passage à l’école Centrale ? « J’ai d’abord été très fier de faire partie de l’équipe de football qui arriva jusqu’au huitième de finale des championnats universitaires. J’ai ensuite beaucoup apprécié, sur le campus, la vie sociale qui s’organisait en petits clubs, par étage, j’étais personnellement au 3 du E ! Enfin, j’ai reçu, à Centrale, une leçon fondamentale : quand nous fûmes confrontés à la thermodynamique, je ne compris pas un mot du début à la fin du cours. De même, lors de l’examen, face à l’énoncé de 10 lignes, je ne compris… rien ! (note : 1/20) Je venais de découvrir combien il était important de savoir ce que l’on ne sait pas ! Une prise de conscience indispensable pour un manager qui sera précisément amené par la suite à trouver et fédérer les ressources et expertises qui lui font personnellement défaut. »

 700 écoles enseignent aujourd’hui l’entrepreneuriat. Quelles dimensions du métier, essentielles, ne sauraient pourtant être acquises sur les bancs de l’école ? « Tout ce qui concerne l’humain, individuellement comme collectivement. Comment mes limites personnelles vont elles se confronter aux situations difficiles ? Comment les autres vont-ils réagir ? Comment convaincre mes partenaires et les entraîner ? Comment gérer tout ce stress ? En un mot : tout ce que seule l’expérience vécue à l’Ecole de la Vie nous enseigne. »

Les 5 qualités majeures d’un dirigeant d’entreprise aujourd’hui… « Le leadership, l’humilité, la transparence, l’écoute des autres et enfin cette vision stratégique sans laquelle rien n’est possible »

5 mots pour qualifier l’ambiance de travail chez Perceva : Entrepreneurs, Transformation, Humilité, Audace, Equipe

Contact : jean-louis.grevet@perceva.fr