Pourquoi ne pas partir à Madagascar faire du soutien scolaire ? Apprendre le français à des enfants africains ou aider des villageois vietnamiens à construire une école ou un dispensaire ? L’idée commence à faire son chemin dans le monde du travail grâce au congé solidaire.

Un congé dans l’air du temps
A l’heure du développement durable, du tourisme solidaire, de la responsabilité sociétale… la solidarité internationale est plus que jamais dans l’air du temps et pas seulement chez les jeunes ! L’an dernier, près de 500 salariés sont partis en mission avec Planète Urgence, une des associations partenaires des sociétés engagées dans le congé solidaire. Avant, ces initiatives venaient plutôt des salariés, aujourd’hui ce sont les entreprises qui sont en demande : Logica, Orange, SFR, Bouygues, Groupama, L’Oréal, la Poste ou encore la Fnac proposent des congés solidaires.

Les entreprises ont compris leur intérêt
Et pour cause, ces opérations apportent beaucoup à l’entreprise. En termes d’image tout d’abord, l’employeur affiche son implication en termes de responsabilité sociale et exprime sa citoyenneté. Ensuite, le congé solidaire se révèle être un outil efficace de management. Il favorise la cohésion du personnel, l’esprit d’équipe et renforce le sentiment d’appartenance à l’entreprise. Une attention d’autant plus suivie qu’elle coûte au final assez peu aux décideurs dont les frais engagés, environ 2 000 € par personne, sont défiscalisables à hauteur de 60 %. En principe, le billet d’avion reste à la charge du salarié, mais certains employeurs choisissent de le financer. Pour tout cela, enfin, l’entreprise n’a aucune démarche à faire, l’association qui organise le projet, s’occupe de tout (trouver la mission, l’hébergement, les assurances à souscrire, assurer le suivi sur place…).

L’enrichissement des salariés
Du côté des salariés, pas besoin d’être un professionnel de l’aide humanitaire (médecin, spécialiste de l’hydraulique, logisticien,…) pour participer à une mission. Par contre, il faut être adaptable, ouvert et motivé. Des qualités appréciées par l’association à qui vous devrez envoyer votre candidature. Cet engagement citoyen permet à tous les volontaires de remplir utilement leur congé. Ils sont d’ailleurs unanimes quant à leur retour d’expérience : le congé solidaire est une formidable occasion de mettre en oeuvre ses talents personnels et professionnels au service d’une cause humanitaire, aussi petite soit elle. On y gagne en confiance en soi, en ouverture d’esprit… Bref, tout le monde en redemande.

Le point sur les missions
Leur durée varie entre 15 jours et 3 semaines, en fonction de la destination et du type de projet. Elles s’articulent autour de plusieurs axes : former des adultes (informatique, comptabilité, gestion,…), animer des ateliers socio-éducatifs, culturels ou sportifs en faveur des jeunes (lecture, photographie, danse…), aider à la création de microstructures (appui technique, suivi administratif…) ou encore de l’éco-volontariat. Chaque salarié volontaire peut choisir sa mission en fonction de ses préférences personnelles et professionnelles. Quant aux destinations, les missions sont essentiellement effectuées sur le continent africain, mais aussi au Moyen-Orient, en Amérique du Sud ou encore en Inde.

 

CD