Selon la Conférence des Présidents d’Université, 80 000 étudiants français partent chaque année étudier à l’étranger, soit deux fois plus qu’en 2003. Pourquoi un tel engouement ? Que ce soit pour apprendre une nouvelle langue, obtenir un diplôme étranger ou tisser des liens avec des professionnels du monde entier, les bénéfices d’un séjour à l’étranger pour l’employabilité sont nombreux. Les entreprises demandent des profils toujours plus internationaux et adaptables aux nouveaux environnements économiques et culturels.

TOULOUSE III PAUL SABATIER PARTENAIRE DE L’UNIVERSITÉ DE PERNAMBOUC AU BRÉSIL
Maîtriser la langue d’un pays à fort potentiel économique
Avec le soutien du Président de la République F. Hollande, l’université de Toulouse a signé en 2013 un partenariat avec l’université de Pernambouc au Brésil. L’objectif est de favoriser la mobilité des étudiants des deux universités et de créer des programmes de recherche en commun dans le domaine scientifique. La perspective de participer à ce programme d’échange a de quoi séduire les étudiants français. Maîtriser la langue d’un pays émergent en complément de l’anglais est un atout pour se distinguer sur le marché de l’emploi. Avec un séjour au Brésil, ils peuvent ainsi nouer des liens avec le monde professionnel d’une économie en pleine croissance. Alors que le chômage progresse en France, les pays émergents comme la Chine, l’Inde ou le Brésil deviennent les plus importants pourvoyeurs d’emplois qualifiés, les opportunités de carrière y sont variées et prometteuses.

 

MIKAËL EEKHOUT, EN MASTER GÉNIE CIVIL À L’UNIVERSITÉ TOULOUSE III PAUL-SABATIER
Qu’est-ce qui t’a incité à suivre ce programme d’échange ?
Séjourner à l’étranger était un de mes rêves de lycéen, j’ai sauté sur l’occasion lorsque l’université m’a offert l’opportunité de partir au Brésil un semestre entier ! Je suis l’un des premiers à profiter de ce programme. Je ne voulais pas partir comme mes camarades au Royaume-Uni, en Scandinavie ou en Espagne. Il me fallait une destination plus exotique ! Lorsque je suis arrivé je ne parlais pas portugais mais au bout d’un mois j’arrivais déjà à tenir une conversation ! Je me destine à une carrière internationale. En apprenant une autre langue que l’anglais, l’allemand ou l’espagnol, j’espère me démarquer lors de mes futurs entretiens d’embauche.

 

PARIS-DAUPHINE OUVRE UN CAMPUS À LONDRES
Bénéficier de l’excellence française à l’international
Dans un contexte de concurrence mondiale, les universités françaises cherchent à renforcer leur visibilité en s’implantant à l’étranger. Après la création de Paris-Sorbonne – Abou Dhabi en 2006, l’université Paris-Dauphine a créé un campus à Tunis en 2009 et ouvre une antenne à Londres pour cette rentrée. L’université a pour objectif de recruter les lycéens français vivant dans la capitale britannique grâce à des frais de scolarité attractifs : 9 000 € pour une année d’étude contre 14 000 € pour une université londonienne ! Le campus britannique de Dauphine leur propose désormais d’étudier 2 ans en Licence d’Économie et Gestion et d’avoir accès de plein droit au campus parisien.

 

SYLVIE ROLLAND, RESPONSABLE DU PROGRAMME GLOBAL BACHELOR LONDRES ET MAÎTRE DE
CONFÉRENCES À PARIS-DAUPHINE :
Quelle est la principale ambition de l’université en s’implantant à Londres ?
Notre but est d’attirer les bacheliers des lycées français à l’étranger qui sont réputés être de très bons élèves. On en compte plus de 300 à Londres ! Nous leur proposons dès septembre une formation d’excellence dans un cadre qui leur est familier. Londres est la première place financière du monde. C’est une ville tournée vers l’international avec 50 nationalités présentes sur son territoire et située à seulement 3 heures de Paris ! C’est l’endroit parfait pour réaliser un tel projet !
Face aux universités anglo-saxonnes, quels sont vos atouts pour attirer ces bacheliers ?
Nous proposons aux étudiants de travailler en petits groupes dans un cadre beaucoup plus interactif et personnalisé que les amphis de 800 places des universités britanniques. Nous offrons le meilleur des deux mondes : un enseignement français reconnu avec une touche britannique. Les étudiants pourront personnaliser leur cursus et auront accès à un large choix d’activités sportives et culturelles qui participent à leur développement personnel. Et, nos frais d’inscription sont bien inférieurs à ceux des universités londoniennes !

 

L’UNIVERSITÉ DE CERGY-PONTOISE PROPOSE 14 DOUBLES DIPLÔMES ET CO-DIPLÔMES !
Un double diplôme pour une reconnaissance au delà des frontières hexagonales
Le goût pour la mobilité et une bonne compréhension des manières de penser à l’étranger sont des qualités très appréciées par les recruteurs. Les universités sont de plus en plus nombreuses à proposer des doubles diplômes répondant ainsi à la forte demande des étudiants et des employeurs. Ces formations évitent aux étudiants de payer des frais de scolarité bien supérieurs à ceux en vigueur dans l’Hexagone : entre 15 000 et 40 000 € l’année pour une université anglo-saxonne. L’université de Cergy-Pontoise a noué des partenariats avec des établissements d’enseignement supérieur de 47 pays ce qui lui permet de proposer 14 doubles diplômes et co-diplômes à ses étudiants !

 

NINON DE LA RIVIÈRE, DIPLÔMÉE DANS LE CADRE DU DOUBLE-CURSUS MASTER RELATIONS ÉCONOMIQUES ET INTERNATIONALES / LL.M (MASTER OF LAWS)
Quelles étaient vos attentes en obtenant ce double diplôme ?
Cette formation m’a semblé être un atout lorsqu’on se destine à une carrière internationale. J’ai étudié durant un semestre à l’université de Dundee en Écosse où j’ai eu l’opportunité de rédiger un mémoire en anglais sur la sécurité énergétique. L’expérience m’a tellement plu que j’ai décidé de trouver un premier emploi dans ce secteur et j’ai réussi !
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui hésitent à suivre le même cursus que vous ?
Les recruteurs sont très attentifs aux étudiants qui ont obtenu un double diplôme. En complément d’une éventuelle expérience Erasmus, c’est la meilleure façon de démontrer son adaptabilité et son intérêt pour l’étranger aux recruteurs. C’était une expérience enrichissante qui m’a permis de me challenger et d’étudier dans une université anglo-saxonne à moindre frais ! J’en garde un superbe souvenir !

 

Simon Sénot