On tourne la page ! Après quelques années d’aventures difficiles, aujourd’hui ça fourmille d’idées à l’ESCEM Ecole de Management, à l’ESC Amiens, à Brest Business School et dans le Groupe ESC Clermont. Coup de projecteur sur les partis-pris novateurs de ces écoles qui conjuguent avec brio local, international et emploi au meilleur niveau.  – Par Clarisse Watine

 

 

Des campus au coeur de leur écosystème

Françoise Roudier

Françoise Roudier

Au nord, à l’ouest, à l’est ou au centre de la France, ces écoles ont toutes en commun d’être situées là où les choses se passent. Au coeur des villes, ces ESC provinciales représentent de vraies institutions. « Lieu de vie pour les étudiants, notre école est aussi un lieu de rassemblement du monde économique et des entreprises locales. Pour preuve, nous y organisons près de 80 événements chaque année. Cela contribue bien sûr l’attachement très fort de nos 12 000 alumni pour l’école », affirme Françoise Roudier, directrice du Groupe ESC Clermont.

Yann Tournesac

Yann Tournesac

Un point de vue partagé par Yann Tournesac, directeur de l’ESC Amiens, ville impactée par la récente réforme des régions. « J’ai l’intime conviction qu’Amiens, malgré les nouvelles régions, doit conserver une structure de grande école. Pôle de recherche, fablab, clusters… c’est une ville dynamique avec des besoins à combler. » Une proximité avec les territoires également mise en avant à l’ESCEM. « Beaucoup trop d’écoles forment des managers pour les grands groupes. A Tours, Orléans et Poitiers, beaucoup de PME ont aussi besoin de très bons managers », ajoute Anne-Ségolène Abscheidt, directrice de l’école.

 

Des logiques partenariales vertueuses

Mais qui dit institution ne dit pas immobilisme, bien au contraire ! Ces établissements ont en effet récemment mis en place de nombreux partenariats pour assoir leur réputation et élargir leur palette de formation. Ainsi, l’ESCEM a-t-elle entamé une métamorphose complète en s’adossant au Groupe Sup de Co La Rochelle et au Réseau des Ecoles Spécialisées GES cette année. Le Groupe ESC Clermont a quant à lui décidé de creuser le sillon de la double-compétence et du double-diplôme avec des universités partenaires dans des domaines parfois inattendus comme le design, la mode ou l’art. Autre partenariat novateur : la filière ITB, programme du PGE en 2 ans, co-construit avec le Centre de Formation des Professions Bancaires et visant à former de futurs managers à fort potentiel aux métiers bancaires. « Notre démarche est claire : un tronc commun très solide qui fait de nos diplômés des cadres évolutifs et une logique de spécialisation qui les mène aujourd’hui au 1e emploi », indique sa directrice.

Campus d’Amiens © Teddy Henin

Campus d’Amiens © Teddy Henin

De nouveaux pôles d’expertise

Une logique qui va bien sûr de pair avec l’affirmation de nouveaux domaines d’expertise. Management, informatique, numérique et tourisme constituent ainsi par exemple désormais les 4 piliers de l’ESCEM. Au Groupe ESC Clermont, l’expertise se lit aussi dans les actions entreprises par l’école pour amener ses étudiants à « l’insertion 1er emploi au meilleur niveau ». C’est dans cette optique qu’a été créé son joblab visant à « rassembler les outils, les méthodes et les actions déjà mis en oeuvre par l’école pour permettre à ses étudiants de mieux définir leur projet, leurs expériences et se préparer au 1e emploi. Pour ce faire, nous utilisons tous les outils du job marketing (préparation de CV, de lettre de motivation, à la recherche emploi en ligne et sur les réseaux sociaux, aux entretiens individuels et collectifs…). » Convaincue des vertus de cette démarche, l’école en a même fait l’objet de cours obligatoires.

 

Au carrefour des enjeux locaux et internationaux

Autre trait commun aux nouveaux visages de ces trois établissements : un ancrage local couplé à de vraies ambitions à l’international. C’est le cas notamment du Bachelor de l’ESC Amiens. « Visé par le ministère et homologué niveau 2 il s’inscrit aujourd’hui dans un positionnement mixte : une formation en management international renforcé (avec 2 ans à l’étranger et la possibilité de faire la 3e année 100 % en anglais) et une filière locale en réponse aux besoins des entreprises du territoire autour de 4 thématiques phares : digital, finances, marketing / communication et RH. Nous restructurons également nos MBA spécialisés pour répondre aux besoins locaux par des bac +5 hyper spécialisés avec toujours le même dénominateur commun : la professionnalisation via une approche très pratique et technique de l’acquisition des compétences. » Ainsi l’école s’adresse-t-elle à la fois « aux étudiants qui veulent rester dans les Hauts de France et à ceux qui ont des envies d’ailleurs », insiste Yann Tournesac.

© Brest Business School

© Brest Business School

Faire rimer alternance et excellence

Last but not least, les ESC ont aussi à coeur d’amener leurs étudiants au meilleur niveau par des dispositifs de formation au coeur des réalités de l’entreprise. Ainsi l’ESCEM fait-elle de l’alternance un de ses axes prioritaires. Mais attention, pour l’école, alternance n’est en aucun cas synonyme de seconde voie. Au contraire, c’est pour elle la voie de l’excellence, celle de futurs managers « capables de mener des projets pluridisciplinaires et collaboratifs, des experts du travail en synergie », conclut sa directrice.

Vis ma vie sur mon nouveau campus !
« Si la vie sur le campus a pu être un peu chamboulée ces dernières années, la qualité de notre formation, l’expertise de nos professeurs et l’énergie de tous les acteurs de l’école sont restées intactes. L’ambiance qui y règne est vraiment super. La vie étudiante y est hyper active et c’est un lieu de rencontre assez unique, avec les anciens élèves notamment. L’ambiance chaleureuse et l’esprit qui règnent dans cette école ont d’ailleurs été des éléments clés dans mon choix pour l’ESCEM : une école à taille humaine, propice au travail avec beaucoup de suivi et d’écoute. Ici, on choisit son parcours et on est vraiment accompagné pour le réussir : si on veut acquérir de l’expérience professionnelle, c’est possible grâce à l’alternance. Si on préfère l’international, on a plein d’opportunités qui nous sont ouvertes aux quatre coins du monde. Moi mon truc c’est la négociation commerciale et mon but c’est de partir en stage à l’étranger en 3e année. » Marie-Cécile Thibault, Présidente du BDE de l’ESCEM et élève de 2e année sur le campus de Tours

 

Objectif com’ !
Mais malgré tous leurs atouts, ces ESC souffrent encore d’un réel déficit d’image suite à l’échec de FBS. Et pourtant, « si l’ESCEM a fait une chute vertigineuse, ça ne nous a pas enlevé ce qui fait notre succès depuis toujours. On écrit aujourd’hui une nouvelle page de l’histoire des écoles de commerce avec une approche terrain, proche des besoins des territoires, pragmatique et audacieuse typique de nos valeurs d’engagement, d’intégrité, de curiosité et d’humilité. Des valeurs piliers des citoyens et des managers de demain que nous formons », insiste la directrice de l’école. « Nous aurons 75 ans en 2017. Si la notoriété est là, il nous faut retrouver la confiance des familles et des élèves », conclut le directeur de l’ESC Amiens.

 

Brest Business School tire aussi son épingle du jeu

Organisation, programmes, vie de campus : après son retour à l’autonomie Brest Business School développe elle aussi de très nombreux projets aussi novateurs que challengeants pour toutes ses parties prenantes.
Rendez-vous dans quelques semaines sur www.mondedesgrandesecoles.fr pour en savoir plus sur la BBS de demain !