En intégrant la Conférence des Grandes Ecoles en avril 2014, l’université Paris-Dauphine réaffirme son modèle mariant les atouts d’une université et d’une grande école. Entretien avec Laurent Batsch, son président, qui nous parle de cette nouvelle corde à l’arc d’une université pas comme les autres.

Laurent Batsch, président de l’université Paris-Dauphine en discussion avec des étudiants

Laurent Batsch, président de l’université Paris-Dauphine en discussion avec des étudiants

L’EMPLOYABILITÉ DES ÉTUDIANTS EST-ELLE UNE PRÉOCCUPATION POUR PARIS-DAUPHINE ?
Elle est évidement au coeur de nos missions. Elle n’est pas une préoccupation dans le sens où nous avons des craintes, mais plutôt une préoccupation à mener un travail de fond pour qu’elle se maintienne aussi bonne. 86 % des jeunes interrogés dans notre dernière enquête premier emploi, se disent confiants dans les débouchés, ce taux culminant à 95 ou 100 % pour de nombreux masters.

 

QUELLES SONT LES SECRETS DE LEUR BON PLACEMENT ?
Leurs profils résistent bien à la crise, traduisant la reconnaissance de nos formations et de nos diplômés ; que le contenu de nos masters corresponde aux attentes et besoins des recruteurs ; que nos diplômés possèdent les qualités professionnelles et personnelles attendues. Tout cela grâce au travail de nos enseignants-chercheurs, des personnels, des interventions des praticiens dans les cours, des relations de proximité avec le monde socio-économique, des périodes d’alternance (année de césure pour 550 étudiants et apprentissage pour 1 000 en master), du développement personnel via une foisonnante vie associative.

 

QUEL EST VOTRE SENTIMENT ALORS QUE PARIS-DAUPHINE VIENT D’INTÉGRER LA CGE ?
C’est un processus naturel car nous sommes à la fois une université et une grande école. Nous sommes membres de la CPU, il était logique d’intégrer la CGE. Cela a un sens symbolique et sanctionne le fait que nous pouvons dépasser les oppositions entre les deux modèles.

 

QUELS IMPACTS ANTICIPEZ-VOUS POUR L’INSTITUTION ET SA COMMUNAUTÉ ?
D’abord une amélioration de notre notoriété. Ce baptême sanctionne la qualité de notre établissement et de nos diplômes. Cela était implicitement reconnu par les recruteurs, là c’est écrit ! Pour l’ensemble des dauphinois, cette entrée signe la reconnaissance de la capacité d’une université à « faire aussi bien » que les meilleures grandes écoles. Je souhaite que Dauphine apporte à la CGE l’expression de sa différence. Nous partageons certaines positions sur la taxe d’apprentissage ou les stages. Il y a des idées, des bonnes pratiques à partager, des collaborations à nouer.

 

ETRE UNE UNIVERSITÉ ET UNE GRANDE ÉCOLE, QU’EST-CE QUE CELA VEUT DIRE ?
Cela veut dire marier les atouts des deux systèmes au service de nos étudiants. En offrant comme toute école un accompagnement, des contenus professionnalisants, de bénéficier de nos relations avec le monde socio-économique, de réaliser des missions en entreprise, d’intégrer un réseau d’anciens. En offrant comme toute université un large éventail de disciplines, des enseignements s’appuyant sur les recherches de nos enseignants-chercheurs, de développer un esprit critique et à la pointe des avancées académiques.

 

Une enquête sur les étudiants de Dauphine de fin 2013 nous apprend que :
• 55 % des dauphinois sont des étudiantes
• 45 % font de petits boulots et 23 % ont un emploi stable
Qu’ils se sentent :
• en bonne santé mais parfois stressés
• des citoyens engagés mais critiques
• porteurs de valeurs même si parfois attirés par les transgressions
• attachés à l’équilibre vie professionnelle-vie privée et à la famille
• attirés par l’international plus que par l’Europe
• préparés à un avenir professionnel ouvert et varié
• attirés par de grandes entreprises comme des PME
• fidèles par intérêt, estimant que rester longtemps dans une entreprise permet d’y prendre plus de responsabilités
• tous fiers de Dauphine.

 

ADF

 

http://www.dauphine.fr/