Aujourd’hui, avec la globalisation des marchés financiers et leur interdépendance, l’information financière est au centre de l’économie moderne. Elle joue en effet un rôle déterminant dans la dynamique des marchés au sens où elle impacte considérablement le comportement des investisseurs et où elle favorise l’investissement et le financement de l’économie, la création d’emplois, la croissance.

Le rôle reste cependant tributaire du degré de confiance que lui accordent les marchés. Cette confiance est directement liée à sa fiabilité et à sa transparence et c’est là qu’intervient l’apport de l’auditeur financier. L’auditeur financier, en mission légale, est en effet le garant de la légalité (conformité aux lois et règlements en vigueur) et de la sincérité de l’information financière que publient les acteurs économiques à l’adresse des marchés et des autres parties prenantes.

 

Les auditeurs (experts comptables, commissaires aux comptes) tiennent une place centrale dans l’économie globale
Cette place se justifie par le fait que toute l’information financière des firmes passe par eux. Ils exercent un métier dynamique et en évolution constante tant au plan des pratiques que du cadre réglementaire et normatif le régissant. Ce métier a cependant fortement évolué depuis le début des années 2000 d’une part sous l’effet des innovations majeures introduites par les nouvelles normes comptables internationales (IAS/IFRS) et, d’autre part avec les scandales financiers (affaires Enron, Worldcom, Parmalat, Marionnaud, Ahold…) qui ont fait la une de la presse internationale. Ce contexte a contraint les Etats à réorganiser les instances nationales, voire régionales, de production de normes d‘audit, à améliorer la qualité de la formation universitaire des auditeurs et à renforcer l’encadrement réglementaire et normatif de ce métier (la loi de sécurité financière et le nouveau référentiel normatif en France, loi Sarbanes Oxley aux Etats-Unis…). Les cabinets d’audit ont été également contraints de repenser leur stratégie d’audit, l’organisation de leur portefeuille d’activités (audit, conseil et expertise comptable) et de renforcer la compétence et les qualités professionnelles de leurs équipes d’audit. L’auditeur est devenu aujourd’hui un acteur aux aptitudes multiples et à la compétence pluridisciplinaire. Un acteur qui allie avec dextérité pratique et théorie dans l’exécution de ses missions. Un acteur au métier passionnant et à la formation de haut niveau où s’articulent de nombreux champs des sciences sociales : la comptabilité, la finance, le droit, la stratégie, les mathématiques, la sociologie des organisations, la communication, voire la psychologie.

 

Le marché de l’audit est aujourd’hui segmenté entre les très grands réseaux internationaux et les cabinets nationaux d’audit
En France, en 2008, ce métier comptait 18 608 experts comptables (dont, 18,5 % de femmes), 11 540 associés et 3 236 cabinets secondaires (Le guide, l’expansion, 2008). Les cabinets d’audit emploient 123 000 salariés (Unedic, 2006), dont 66 % de femmes et sont au service de plus de 2 millions de firmes. Les Big Four (KPMG, Deloitte, PwC, Ernst & Young) comptent à eux seuls en 2011/2012, 22 870 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 3103 millions d’euros et emploient 685 000 collaborateurs au niveau mondial pour un chiffre d’affaires de 109,9 milliards de dollars.
C’est un secteur dynamique et dynamisant qui recrute, qui offre des perspectives de carrière très riche et de rémunération très intéressante. Les besoins en auditeurs sont impressionnants en France, mais notons-le, le recrutement reste très élitiste.
Grenoble Ecole de Management (GEM), institution d’enseignement supérieur avant-gardiste, s’est, en visionnaire, positionnée très tôt dans ce métier en offrant aux acteurs économiques et aux cabinets d’audit, dont les Big Four ou d’autres cabinets d’envergure internationale tels Mazars, des candidats de haut niveau à la formation pluridisciplinaire. Des étudiants rigoureusement sélectionnés et formés tant à la pratique (dans de grands cabinets d‘audit) qu’à la théorie de l’audit et du management dans de nombreux programmes pédagogiques dynamiques, innovants, certifiés et encadrés par des théoriciens et des praticiens de l’audit et du management. GEM a ainsi crée un module de spécialisation « Audit financier » proposé en deuxième année qui remporte un franc succès et accueille chaque année 80 étudiants environ. Ce module constitue un prérequis pour les étudiants qui souhaitent, et qui sont nombreux, intégrer en troisième année le parcours EC&AF ‘’Expertise comptable et Audit financier’’ préparant au diplôme d’expert-comptable. Des modules complémentaires portant sur « le contrôle interne et la gestion des risques » ou « l’audit opérationnel » sont également offerts aux étudiants en troisième année. GEM a inclus un module ‘’Accounting & Auditing’’ obligatoire en MBA et en MBA Executive ainsi qu’un module ‘’Audit & Risk Management’’ en MSc in Finance. Ces programmes sont également dispensés à l’international à Londres, Moscou, Singapour…, ainsi qu’au Maroc dans le cadre de partenariat avec Sup de Co Marrakech (Master - Audit, Conseil, Finance).

 

Par Dr Nacer Eddine Sadi, Professeur associé, Responsable du parcours Expertise Comptable et Audit Financier (EC&AF) Grenoble Ecole de Management
Nacer-eddine.sadi@grenoble-em.com

Et Isabelle Chaboud,
Enseignant Accounting-Finance and Law Department Grenoble Ecole de Management
Isabelle.chaboud@grenoble-em.com