Initialement appréciés dans le monde de la finance quantitative, les diplômés français ont su se faire une place au soleil à Londres depuis 10 ans. Désormais, ils sont partout !

Elèves de l’ESIEA

Elèves de l’ESIEA

Finance toujours
Les étudiants en spécialité finance ciblent les pôles d’attractivité que sont Londres, New-York et Singapour pourdébuter. Londres présentant l’avantage de la proximité. 700 diplômés de RMS y travaillent, principalement en finance. « Ils sont peu nombreux en front office, opèrent plutôt en middle et back office, en audit, risk management, compliance, gestion de patrimoine » précise Sébastien Thébaud, conseiller carrières à RMS. La finance est également prédominante chez les diplômés d’EMLYON Business School (70 %), avant le conseil (10 %) et le luxe (7 %). « Parmi les banques et institutions financières, les filiales françaises représentent 12 % des recruteurs, l’essentiel est donc international ou britannique », souligne Aude Henou, directrice carrières de l’école. Selon Susan Loubet, directrice de l’international de l’ESIEA, les ingénieurs travaillent eux aussi principalement dans la finance, « dans le montage de produits, un métier à forte composante mathématique et informatique. Ils sont aussi recherchés dans les nouvelles technologies. Nos diplômés débutant à Londres ont en commun d’avoir eu une expérience internationale durant leurs études. »

 

Conseil et luxe en développement
Dans le conseil les jeunes diplômés exercent tant dans le conseil en organisation qu’en stratégie. Dans ce domaine aussi la place de Londres est prestigieuse, donc sélective. Le luxe est une niche où avoir été formé en France est un atout. « C’est d’autant plus vrai lorsque, comme à EMLYON, nous avons un programme spécialisé et donc un réseau de partenaires et de diplômés qui sont de bons contacts pour les jeunes », souligne Aude Henou.

 

Une diversification des métier
Signe de l’attractivité persistante de la Grande-Bretagne aux yeux des diplômés de haut niveau, « elle est depuis 20 ans la première destination de travail après l’Ile-de-France chez les Edhec, affirme Manuelle Malot, directeur carrières et prospective de l’école. 900 anciens y sont installés. Cette destination devenue naturelle se traduit par une présence dans tous les métiers et secteurs. » Nos diplômés font à Londres ce qu’ils feraient en France ! De l’audit, du contrôle de gestion, de la communication, de la pub, de la finance d’entreprise, de la technologie, du marketing, du développement, des RH, ils créent leur entreprise… ce qui n’était pas le cas au début des années 2000. « La présence diverse de Français est une excellente nouvelle pour les plus jeunes : ils peuvent faire appel à un large réseau ! »

 

Trois conseils de Tanneguy Cazin d’Honincthun
1. Les recruteurs anglais ont un à priori positif sur les formations françaises. En revanche, ils les connaissent mal, il faut donc les présenter. Ils sont aussi sensibles à la capacité du candidat à exprimer ce que pourra être sa contribution, ce que sont ses compétences et réalisations.
2. Il est nécessaire d’avoir une maîtrise active de la langue anglaise. On ne part pas travailler pour apprendre l’anglais ! Au départ, il y a un travail de compensation à faire. On met plus de temps à lire, à rédiger, on a du mal à exprimer des nuances, à être aussi réactif qu’on le voudrait.
3. Il ne faut pas trop chercher à savoir si on est prêt ou non. Il faut se lancer ! Débuter à Londres permet de démultiplier son réseau. Des milliers de gens sont dans la même situation que vous en tant qu’étranger : ils cherchent à se faire des contacts. Ce qui est formidable, c’est que cela persiste dans le temps car la ville est une plaque tournante de l’économie européenne.

 

A. D-F