Selon une étude réalisée par IMS-Entreprendre pour la Cité sur les relations entre Entreprises & Universités, encore un quart des entreprises en France ne sont pas en relation avec les universités, principalement par habitude de travail avec les autres établissements.

 

IMS-Entreprendre pour la Cité vient de dresser un état des lieux des actions menées conjointement par les entreprises et les universités pour l’emploi des étudiants. Il en ressort qu’un quart des entreprises ne se sont pas encore rapprochées des universités, alors que celles-ci rassemblent 60% des étudiants de l’enseignement supérieur.
Pour les trois-quarts des entreprises restantes, les réalités sont contrastées. Si une majorité d’entreprises travaille avec les universités sur l’insertion professionnelle des étudiants, très peu suivent la part des étudiants de l’université dans leurs recrutements. Les inégalités salariales persistent également dès l’entrée en poste.

 

Selon une étude réalisée par l’IMS, 26% des entreprises déclarent ne pas s’être encore rapprochées des universités. Ce sont principalement – à hauteur de 53% – les habitudes de travail avec les autres établissements (écoles, IUT…), ancrées dans les pratiques, qui freinent aujourd’hui le développement des relations avec les universités. Le manque d’information sur les filières constitue, pour 26% de ces entreprises, le second motif.

Ce chiffre ne doit toutefois pas en cacher un autre : trois-quarts (74%) des entreprises déclarent avoir déjà mené des actions avec les universités. Contrairement aux idées reçues, ces relations ne sont pas axées majoritairement sur la recherche, mais plutôt sur l’insertion professionnelle des jeunes (pour 82,5% des entreprises actives).

Si 93% des entreprises déclarent recruter dans ce vivier de compétences, seules 22% sont aujourd’hui en mesure d’identifier la proportion des universitaires dans leurs jeunes diplômés. Et, pour celles qui le font, la part des recrutements entre écoles et universités est loin d’être équilibrée. La majorité des entreprises en mesure de répondre à cette question déclarent recruter moins d’un quart de leurs jeunes diplômés dans les universités (emploi, stage et alternance).

L’insertion des étudiants issus de l’université, véritable vivier de diversité, est considérée par 92,9% des entreprises comme un axe de leur politique diversité. Pourtant, toutes les entreprises n’ont pas encore mis en place des dispositifs visant à réduire les inégalités à l’embauche. Les écarts de salaires entre écoles et universités persistent à l’embauche dans 26% des entreprises répondantes.

Globalement, l’étude montre que les entreprises en sont aujourd’hui à une première étape dans ces partenariats. Pour l’instant, les démarches de suivi et d’évaluation de leurs actions n’ont pas encore réellement pénétré les dispositifs de Ressources Humaines (Retrouvez l’ensemble des conclusions en p.2 de ce document et l’intégralité de l’étude sur le site www.talentsunivercite.com).

Pour aller plus loin, l’IMS propose, comme le précise Patricia Charrier, Directrice Emploi à l’IMS : « d’améliorer la visibilité du point d’entrée à l’université en identifiant plus clairement une personne chargée des relations avec les entreprises ; de renforcer les échanges pour mettre en place des partenariats plus innovants, notamment en adaptant mieux l’offre de formation en alternance ; de lever les freins en interne en sensibilisant mieux les managers et les enseignants à cette question ; et enfin de rendre plus lisibles les formations en poursuivant le développement des référentiels métiers ou compétences dans les universités » (plus de détails en p.3 de ce document).

111 entreprises engagées à différents niveaux dans des démarches en faveur de la diversité ont participé à cette étude. 48% des entreprises répondantes ont entre 1000 et 10000 salariés, 25% plus de 10 000.

37 universités ont également répondu à cette enquête, sur les 82 auxquels le questionnaire a été envoyé fin 2011.

 

Contact presse :

Sonia Plégat
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