Supply Chain ou la chaîne logistique, c’est le terme qui désigne la  gestion des flux depuis les fournisseurs jusqu’au client final, en passant  par la production, l’entreposage et la distribution. Ceci concerne les flux de marchandises, mais aussi les flux d’information et les flux financiers.

D’après le référentiel APEC, les principaux métiers de la Logistique et de la Supply Chain concernent
• d’une part la conception et l’organisation des flux (par exemple consultant logistique, Directeur de la supply chain, responsable de plate-forme, etc.),
• et d’autre part la gestion au quotidien des flux (responsable gestion des stocks, responsable d’entrepôts, etc.).

L’optimisation tient une place particulière dans ces activités de gestion car elle concerne non seulement l’optimisation des moyens de production, de la production elle-même, mais aussi l’optimisation au niveau des transports et de la distribution. Les systèmes d’information de type ERP jouent un rôle important dans le cadre de l’optimisation de la Supply Chain.

Les secteurs d’activités en évolution
Le secteur de la Logistique et de la Supply Chain sont en constante évolution. Il suffit de voir les thèmes traités par le Salon SITL, « Semaine Internationale du Transport et de la Logistique », qui se tient tous les ans à Paris au printemps. Ce salon permet de voir toutes les nouveautés et les nouvelles tendances dans le domaine. Cette année, la future génération de transport en sera le thème vedette.

Mais la véritable évolution, comme le note Stratégies Logistiques (N. 151, 19 mars 2015),  c’est le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte, qui a été  adopté en octobre 2014 à l’Assemblée nationale, et en mars 2015 au Sénat. Le texte fixe une série  d’objectifs et engage une batterie de mesures touchant à la réduction de la consommation énergétique, à la baisse des ressources fossiles et à la diminution des gaz à effet de serre.

Ce projet de loi, associé à la 21e conférence sur le climat (COP 21), qui aura lieu en France en décembre 2015 aura forcément des impacts non négligeables sur le secteur du transport et de la logistique.

Plus particulièrement la logistique inverse qui est définie comme « le processus de planification, de mise en place et de contrôle de la performance : de l’utilisation des matières premières ; des en-cours : stock, production, produits finis ; de la gestion de la chaîne d’information depuis le client vers le fournisseur afin de récupérer, créer ou disposer de la valeur quant aux produits vendus et les emballages associés, en minimisant l’impact sur l’environnement et l’utilisation des ressources mises en oeuvre ».

 

La formation en réponse aux évolutions
La logistique et la supply chain font partie du domaine de génie industriel au niveau académique.Dans le domaine du génie industriel, l’Ecole des Mines de Nantes propose dans le parcours de formation d’ingénieurs  deux options, l’option GOPL (Gestion des Opérations en Production et Logistique) et l’option QSF (Qualité et Sûreté de Fonctionnement), ainsi qu’un Master International MOST (Management and Optimization of Supply Chain and Transport), dispensé en langue anglaise.
Plus particulièrement, le Master MOST est composé de manière complémentaire de modules techniques d’une part et de modules de management d’autre part. Les modules techniques sont principalement issus du génie industriel, comme la recherche opérationnelle (base de l’optimisation), la gestion de la supply chain, la planification et l’ordonnancement de la production, etc. Les modules de management incluent la stratégie, les achats, le marketing, etc. Certains cours appartiennent à la fois aux modules techniques et modules de management, comme les cours de e-Business (utilisation des technologies de l’information pour réaliser des « affaires »).
La particularité du Master MOST réside dans la forte valeur ajoutée en optimisation, la prise en compte des évolutions dans le domaine comme le e-business, et les systèmes d’information appliqués à  la supply chain, et la logistique inverse.

 

Par Naly Rakoto (ci-dessus) enseignant-chercheur et co-responsable du Master MOST et Thomas Yeung enseignant-chercheur et responsable du Master MOST, tous deux à l’Ecole des Mines de Nantes