Récemment nommée Présidente du directoire d’Onet, Emilie de Lombarès, (Neoma 2005), est la cinquième génération à la tête de cette entreprise internationale leader des métiers de l’ingénierie et des services. Passée par des postes stratégiques dans le groupe, cette trentenaire revendique un management empathique et s’engage pour accélérer la montée en compétences des femmes dans l’entreprise.

 

crédits – Onet

Objectif transmission

L’annonce de sa nomination n’a surpris personne tant elle est naturelle. Et pour cause, Emilie de Lombarès a fait ses preuves depuis dix ans au sein d’Onet. Un groupe dont les activités sont pléthoriques : Propreté, Sécurité humaine et électronique, Logistique, Accueil, Services aéroportuaires, Services nucléaires, Intérim, Recrutement et Formation. « J’ai fait une business school car je voulais travailler dans des secteurs diversifiés et que le commerce m’ouvrait un champ des possibles important. » Elle fait d’abord ses armes au sein du cabinet d’audit Mazars avant d’intégrer le groupe familial avec pour leitmotiv de le pérenniser.

Une légitimité gagnée

Consciente de l’importance d’acquérir une légitimité, Emilie de Lombarès a tout fait pour gagner l’estime et la confiance de ses collaborateurs. « Ce qui est difficile, ce sont les a priori et les jugements sur la supposée héritière du groupe. Cela ajoute une complexité car l’on est davantage observée. Mais j’ai fait mes preuves et j’y suis arrivée par moi-même. J’ai aussi beaucoup écouté des personnes extérieures à l’entreprise. »

L’ouverture aux autres

L’écoute, une qualité clé pour la Présidente du directoire. « Le grand enjeu, c’est la coordination des équipes. D’où l’importance de respecter la diversité des opinions avant de prendre la décision finale. » Très prudente sur les questions de mixité, Emilie de Lombarès reconnaît qu’être une femme au sein du comité de direction « apporte un équilibre en termes de sensibilités, de profils et de dialogue. » Et d’insister sur cette capacité à se décentrer et à porter un regard différent sur l’autre.

Dénicher des potentialités féminines

Enfin, la Présidente met un point d’honneur à booster ses managers pour qu’ils valorisent les collaboratrices méritantes. « À la différence des hommes, les femmes mettent plus de temps à être convaincues de leur légitimité et à oser revendiquer un poste. Notre responsabilité de manager est donc de les aider à évoluer et paradoxalement à ne pas attendre un adoubement. » Et d’inciter plus largement les jeunes diplômées à rejoindre une entreprise de service qui propose « une vraie humanité ».

Dans votre vie personnelle ou professionnelle, contre quel cliché lié à la féminité vous battez-vous ? « Je ne suis pas une féminisme engagée et je pense que les hommes et les femmes ont chacun leurs spécificités. Mais j’ai remarqué que, dès qu’une femme de pouvoir a un peu d’autorité, on dit qu’elle est dure. Alors que l’on dirait d’un homme qu’il a du caractère ! Pour beaucoup, la femme devrait être douce et compréhensive, or cela n’est pas compatible avec ce que l’on attend d’un manager qui doit prendre des décisions, faire respecter les règles et donner le cap. »

une immersion au propre ! « Il y a un an et demi, durant ma mission en Espagne à la tête de la filiale Onet Iberia, j’en ai profité pour participer moi-même au nettoyage de cinémas et de résidences étudiantes ! Je garde de ces quatre jours des souvenirs extraordinaires. En France, on a une image très négative et hautaine de nos métiers, alors que les employés sont fiers de rendre un service optimal aux clientsCette expérience devrait être la règle pour tous les cadres de l’entreprise afin qu’ils prennent conscience de la réalité de nos métiers. »

 

Chiffres clés : 71 000 collaborateurs / Présent dans 7 pays / 1,9 Mds€ CA / 15 % du CA à l’international

Contact : recrutement-groupe@onet.fr

vers une autre femme d’influence…

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