Un calendrier resserré pour la V2 de Parcoursup, mais surtout plus d’informations, plus de repères, plus d’accompagnement. L’opus 2019 a été présenté cette semaine par la ministre Frédérique Vidal et son chargé de projet Parcoursup Jérôme Teillard, lors d’une rencontre organisée par l’Ajéduc pour ses adhérents journalistes spécialistes du supérieur.

 

Un calendrier resserré

20 décembre 2018 à janvier 2019 : découverte des formations sur la plateforme
22 janvier au 14 mars 2019 : formulation des vœux
Jeudi 14 mars 2019 : dernier jour pour formuler les vœux
Jusqu’au 3 avril 2019 : finalisation du dossier (fournir les documents demandés, rédiger le projet de formation motivé, confirmer ses vœux)
15 mai au 19 juillet 2019 : réception des réponses des formations et choix de l’élève
19 juillet 2019 : fin de la procédure (phase principale)
Jusqu’au 19 juillet ou jusqu’au 27 août selon la date d’acceptation de la proposition d’admission : inscription administrative dans l’établissement que le bachelier va intégrer
14 septembre : fin de la phase complémentaire

La transformation du calendrier tend à pallier aux lenteurs révélées par la V1 de Parcoursup et aux « blocages » des listes d’attente par ceux qui avaient attendu d’avoir les réponses à l’ensemble de leurs vœux avant de se positionner. Cette année, il faudra opter le 19 juillet. « Dans les faits, l’an dernier 96 % des jeunes avaient déjà leur affectation à cette date » a souligné Frédérique Vidal.

Le timing est aussi resserré dans les délais pour accepter ou refuser une proposition d’admission. Cette année, ce sera 5 jours seulement (J+4) après le 15 mai, puis 3 jours (J+2) à partir du 20 mai et jusqu’au 7 juillet inclus.

Plus d’informations

L’offre et le descriptif des formations présentes sur la plateforme ont été enrichis, notamment des IFSI (Instituts de formation en soins infirmiers) et des écoles du social. Ce sera le tour de toutes les grandes écoles post-bac de franchir le pas en 2020 (lire notre analyse ici).

Les élèves et leurs familles ont pu commencer à explorer le labyrinthe de 14 000 formations dès avant les congés de Noël. Cette anticipation a été mise en place après consultation d’un panel par le ministère, confirmant la difficulté à se repérer dans le supérieur. La plateforme affiche aussi les questions les plus fréquemment posées et leurs réponses, des tutos vidéo pour comprendre les étapes du calendrier. Dans le même esprit que les questionnaires d’autoévaluation du droit de la V1 de la plateforme, en 2019 les lycéens pourront se tester sur 14 mentions scientifiques et ainsi anticiper les attendus du supérieur dans la filière.

Le compte Twitter de Parcoursup est un nouveau point de relais des informations. Dans les semaines à venir une App mobile et une carte interactive pour visualiser les formations partout en France réalisée avec l’Onisep, seront également disponibles. Le 15 janvier le ministère lance un compte Snapchat « Devenir étudiant ». Un numéro vert – 0800 400 070 – sera ouvert le 22 janvier du lundi au vendredi de 10h à 16h.

Plus de repères

Plusieurs nouveautés vont apporter des points de repère aux jeunes et à leurs familles dans la jungle de l’orientation. Ils auront accès :

  • au rang du dernier admis l’an dernier dans les formations qu’ils ciblent (à partir du 15 mai). L’objectif : apprécier ses chances en fonction de son rang sur la liste d’attente
  • au nombre de places ouvertes en 2019 dans la formation qu’ils ciblent
  • au taux de remplissage de la formation en 2018
  • au taux de réussite selon le bac et le taux de passage en 2e année
  • au secteur géographique prioritaire de recrutement pour les licences

Plus d’accompagnement

Autre nouveauté de Parcoursup 2019 : la mise en place de 3 points d’étape dans la procédure : le 25 juin, le 6 juillet et du 17 au 19 juillet. Aux deux premiers points d’étape, les lycéens pourront confirmer ou non l’intérêt qu’ils portent à leurs vœux ; le troisième étant le moment de la décision. Un outil supplémentaire pour éviter les embouteillages de l’an dernier et réduire l’incertitude … « A ces trois dates, une demande en ce sens sera adressée aux lycéens via la plateforme. Elles doivent être un levier pour aller au bout de leur réflexion, se questionner et ainsi s’engager dans un projet motivé  » anticipe Jérôme Teillard.

Le véritable plus de ces étapes est de permettre à ceux qui en feront la demande de bénéficier d’un accompagnement personnalisé par un conseiller de leur lycée ou d’un CIO. « L’élève pourra demander un entretien téléphonique ou une rencontre », a précisé le chargé de mission. Ce conseil intervient en complément de ceux des professeurs et encadrants de chaque lycée, dont le travail et l’engagement ont été salués par la ministre. « N’oublions pas que le cœur du défi, c’est le continuum bac-3/bac+3 afin d’assurer la meilleure orientation vers le supérieur, et in fine la réussite de chacun dans ses études ! »

Autre nouveauté : après le 15 mai, des entretiens individuels ou collectifs seront proposés aux candidats qui ont reçu seulement des réponses négatives suite à la formulation exclusive de vœux en filière sélective. Ils se tiendront dans les lycées ou CIO.

(Vers une) Simplification de la démarche

Cette année, le calendrier de demande de bourses et de logement du Crous est coordonné avec celui de la démarche d’accès au supérieur. « Cela doit être un levier de mobilité et de démocratisation de l’accès au supérieur » a affirmé la ministre. Les demandes de bourses et logement se feront entre le 15 janvier et le 15 mai 2019.

2019 voit aussi la création d’une fiche de liaison pour les élèves en situation de handicap. Bien renseignée (par ceux qui le souhaitent, elle n’est pas obligatoire), elle doit permettre de préparer les adaptations nécessaires pour suivre leurs études dans des conditions optimales. Les informations ne sont transmises aux établissements que lorsqu’elles ont accepté l’élève sur leurs bancs. « En plus des informations disponibles sur la plateforme, un référent handicap par formation est identifié afin de fournir un maximum de renseignements », a ajouté Frédérique Vidal.

« L’enseignement supérieur est un facteur d’émancipation des jeunes. Dans le monde actuel ils ont besoin d’être de plus en plus qualifiés. Notre défi est double : être en mesure de les accueillir et de les faire réussir » a rappelé la ministre en guise de conclusion. Parcoursup est un outil pour faciliter l’orientation, mais l’enjeu est ailleurs !