Portée par sa stratégie early makers, la business school d’origine lyonnaise n’a pas fini de nous surprendre ! Le Silex à Lyon, un nouveau campus à Casablanca, un parcours pour les sportifs de haut niveau … C’est maintenant au tour du PGE d’être disrupté. Le 20 novembre 2018, la direction d’emlyon business school a en effet annoncé la réforme du Programme Grande Ecole. Quelles nouveautés ? Réponse avec Nathalie Hector, directrice du PGE.

 

Early makers, c’est la philosophie d’emlyon impulsée par son directeur général, Bernard Belletante, quelques années auparavant. « Nous transformons les étudiants en innovateurs pour les préparer aux mutations de notre monde », explique Nathalie Hector, directrice du Programme Grande Ecole. Préparer à des jobs qui n’existent pas encore avec des technologies pas encore inventées pour résoudre des problèmes qui n’en sont pas encore, un défi relevé par la business school !

Parcours du héros

Pour concrétiser cette ambition, le PGE fait donc peau neuve. « Il s’appuie désormais sur une pédagogie plus peer-to-peer, adaptée aux besoins de chaque étudiant, dans un écosystème collaboratif », résume Nathalie Hector. L’objectif ? « Les aider à sortir de leur zone de confort pour qu’ils sachent affronter l’inconnu. » Un cheminement de l’étudiant, appelé à l’aventure, vers la victoire sous le nom de Parcours du héros. C’est l’attitude early makers qui transparaîtra à travers le PGE : en révélant son potentiel hors des sentiers battus, il devient agile, créatif, prêt à révolutionner l’entreprise ! Au programme donc : créativité, réflexivité et coworking. Les trois piliers du nouveau PGE.

1er pilier : SparCk 360°

SPARCK 360° : Self Passion Action Reflexion Knowledge Competencies, pour une vision à 360°. Derrière ce drôle de nom se cache l’approche par les compétences spéciale early makers, injectée dans le PGE. « Les connaissances ne valent rien si l’on ne sait pas comme les mettre à profit », veut faire comprendre la directrice du Programme Grande Ecole. C’est pourquoi, sera maintenant proposée une grille de lecture personnalisée pour mieux saisir le potentiel de chaque étudiant en fonction de ses objectifs professionnels. Elle est divisée en 4P : priorités, profession, passion et purpose (le sens). Ce combo, une sorte de conseiller d’orientation. « Le but est de découvrir avec eux ce qu’ils ont envie de faire dans la vie : avoir un impact sociétal ? Avoir de hautes responsabilités ?… Et ainsi orienter le programme de façon à coller à leur projet pro. »

2ème pilier : DIY_LAB

Après le makers’ lab implanté sur les campus d’emlyon, l’école entend bien continuer à incuber avec son makers factory. Un « do it yourself lab » avant tout réservé aux étudiants du PGE. « Ils pourront ainsi développer un projet chaque année durant leur PGE ! », s’enthousiasme Nathalie Hector. Soumis à méthodologie pour validation de requis au diplôme, les early makers seront coachés par les équipes pédagogiques et le président de la vie associative. Ce dernier se fait porte-parole des besoins des étudiants. « Le parcours est co-construit pour garantir la cohérence et la faisabilité du projet de chacun tout en respectant leurs envies », ajoute-t-elle.

3ème pilier : « PGE à la carte »

En fonction des projets des étudiants, l’offre de cours évolue donc. Plus question d’un parcours figé. Le déroulement des cours est totalement transformé : les étudiants choisiront maintenant leurs cours tous les deux mois. Entre business et management, sciences humaines, IA et sciences cognitives, les options ne manquent pas. Nathalie Hector qualifie le PGE de « programme on demand façon Netflix ».

Avec le campus de Casablanca, emlyon poursuit sa globalisation vers l’Afrique