Un plan tout aussi académique que stratégique. C’est un repositionnement que propose Isabelle Barth, nouvelle directrice de l’INSEEC School of Business & Economics. La dirigeante a en effet été appelée pour rebooster le programme grande école de l’institution et vaisseau amiral du groupe INSEEC U. Le projet porté par la dirigeante est plus ambitieux qu’une simple refonte de cursus. Isabelle Barth propose de placer la formation dans une perspective intellectuelle plus large que celle des cursus en management traditionnels, et par là même de repositionner l’école comme le signifie son nouveau nom. Elle nous expose 6 points clés de l’INSEEC School of Business & Economics nouvelle génération.

 

#1 Disrupter

La pression de la concurrence internationale, des accréditations, des classements a en quelque sorte « pasteurisé » les écoles de management. Elles finissent par se ressembler, et proposer une offre homogène. Nous avons fait le choix de la différenciation, de la disruption, renouant ainsi avec l’esprit pionnier de l’INSEEC par le passé : en proposant l’apprentissage très tôt, avec une ouverture aux sciences politiques, etc. Disrupter c’est donner du relief, de la personnalité, afin de développer notre attractivité. La disruption c’est faire quelque chose de cohérent avec notre identité, nos ressources et notre ambition.

Une stratégie qui se comprend de manière à la fois pluridisciplinaire et transversale aux écoles du groupe INSEEC U. Nous sommes pilotés par la recherche déployée au sein des pôles en ingénierie, en sciences politiques, et en management. Nous avons 130 chercheurs publiant sur les 250 enseignants-chercheurs d’INSEEC U. (Isabelle Barth est également directrice de la recherche d’INSEEC U, NDLR)

Notre chance est d’avoir le soutien entier et fort du groupe. Il nous donne les moyens d’une stratégie qualitative et non axée sur la volumétrie.  Le nouveau cursus sera en place pour la rentrée 2019.

« Avec notre nouveau cursus nous nourrissons nos élèves de connaissances et de sens »

Isabelle Barth, Union Presse, sept 2016, Paris

Isabelle Barth, directrice de l’INSEEC School of Business & Economics

#2 L’alignement des planètes

Notre mission est de répondre aux attentes des étudiants et des recruteurs par nos formations et aux défis des entreprises par notre production de connaissances. Je suis convaincue qu’aujourd’hui nos étudiants veulent de la culture, des humanités, des savoirs, de l’exigence et du niveau Or, on leur « vend » bien souvent de l’expérientiel. Avec notre nouveau cursus nous les nourrissons de connaissances et de sens. La culture et le savoir sont les éléments clés de la pensée critique, de la capacité à apprendre à apprendre, à développer un regard transverse, à être chef de projet.

Qu’ils arrivent post-prépa ou en AST, nous leur permettons de préserver leur capital savoir. Notre objectif est d’arriver à 50/50 dans les promotions entre les AST et les CPGE. Avec ce cursus repensé, nous souhaitons aussi attirer de nouveaux profils venus de bachelor, de sciences politiques, de prépa littéraires.

Les 5 piliers du cursus pour apprendre à penser, anticiper l’évolution du monde, construire l’avenir

Business, humanités et société
Méthodes, pensée critique, management
Organisation, culture, identité, altérité
Entreprendre, conduire le changement
Contexte de la décision, compétences et pratiques professionnelles

#3 Ouvrir le management

Notre nouveau nom, INSEEC School of Business & Economics, reflète l’enrichissement des connaissances et fondamentaux, et de la réflexion du nouveau cursus. Nous ouvrons le monde du management dans toutes les dimensions des humanités : économie, politique, histoire, SHS, sociologie, culture générale, géopolitique, stratégie. Mais aussi vers la connaissance de soi-même, des autres, de l’interculturel, de la RSE…

#4 Deep education takes you further

Avec cette ambition – emmener plus loin par le savoir – l’INSEEC School of Business & Economics revendique de proposer un nouveau modèle de formation aux métiers du management. Notre challenge est de former au premier métier, puis au deuxième, au troisième, puis pour la vie ! Cela passe par des connaissances, des pratiques, des soft skills ; par la capacité à apprendre et à désapprendre tout au long de sa vie.

L’éducation profonde que nous proposons forme des esprits libres, autonomes, capables de prendre des décisions, de décrypter, forts de méthodes, sachant donner du sens, sachant argumenter.

Les parcours Métier de 3ème année

Métiers du chiffre
Métiers de la relation client
Métiers des ressources humaines et de l’organisation
Métiers de la gestion des flux
Métiers généralistes : entrepreneur, secrétaire général, gestion de projet…

#5 Innovation pédagogique

Si notre nouveau programme renforce drastiquement le contenu, les fondamentaux, il les dispense aussi sur de nouveaux modes pédagogiques favorisant la réflexivité, l’acquisition de méthodes et donnant du sens. Par exemple :

Semaine bloquée dédiée aux humanités : par exemple pour explorer la révolution française sous les primes historiques, économiques, sociétaux.
Missions ethnologiques en entreprise : décrypter et comprendre ce qu’il s’y joue
Séminaire de méthodologie : écriture de cas, de notes de synthèse, préparation du Grand Oral, analyse de documents et données …
Reporting sur les expériences : stages, à l’international….
Recherche-action : enquêtes, études terrain, ateliers, travaux de groupe…
Travail collaboratif : mission d’intérêt sociétal, peer learning, design thinking …
Un Grand Oral final : présentation de son « chef d’œuvre » en fin de cursus (quelque chose dont l’élève est fier, a envie pour l’avenir, une réalisation…)

#6 Réflexion et Réflexivité

Chaque expérience fait l’objet d’une prise de recul sur les apprentissages, progrès, apports. Nous demanderons aux étudiants des formats de restitution très variés. A l’instar de ce qui a cours dans l’entreprise, ils apprendront à rédiger des mémoires, des rapports, des briefs d’une page, d’un paragraphe, des visuels, des vidéos, des oraux…

Ils seront même amenés à imaginer et rédiger un cas, dont nous espérons que les meilleurs seront publiés. Les cas seront réalisés en groupe et issus d’une expérience en entreprise de l’un des élèves. Ils seront encadrés par nos experts de l’étude de cas. Nos élèves deviennent eux aussi des transmetteurs, se positionnant ainsi réellement sur l’entreprise de demain.

Un nouveau cursus chez CentraleSupélec !

L’enjeu est de taille. Il s’agit de former les ingénieurs qui vont changer le monde. CentraleSupélec propose donc, dès cette rentrée 2018, un cursus axé sur une formation d’ingénieur-entrepreneur de très haut niveau scientifique, permettant de répondre parfaitement aux besoins des entreprises et de la société et de relever les grands défis scientifiques, techniques, économiques, environnementaux et sociétaux du XXIe siècle.

Bachelors de l’ICD et l’EPF : 100 % scientifique, 100 % manager, 100 % hybride

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