À la tête du marché Russe, Philippe Saillard, (Executive MBA ESSEC & Mannheim 2009), Directeur Général de la Business Unit régionale Nissan East, rappelle les perspectives de développement dans la région et les compétences essentielles pour exceller dans ce secteur d’activité.

Philippe Saillard, (Executive MBA ESSEC & Mannheim 2009), Directeur Général de la Business Unit régionale Nissan East.

Philippe Saillard, (Executive MBA ESSEC & Mannheim 2009), Directeur Général de la Business Unit régionale Nissan East.

Quelles sont vos responsabilités et les challenges à relever ?
Depuis mars 2013, je suis responsable de l’une des huit unités de Nissan en Europe. Je couvre la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie et j’ai en charge les ventes, le marketing et la prévente des marques Nissan et Datsun que nous avons introduites sur le marché russe. C’est ma troisième mission à l’étranger après l’Europe de l’Est et l’Europe Centrale et c’est très motivant de travailler avec des équipes jeunes à 95 % locales et de découvrir un marché qui n’est pas saturé, à l’inverse de nombreux pays occidentaux.

 

Quels sont les enjeux de croissance dans cette région ?
C’est un marché qui est en crise pour des raisons économiques et politiques, mais c’est le marché européen qui a les plus belles perspectives de développement. Nous avons l’obligation d’arriver à un certain niveau de localisation de production. Mais grâce au rachat du constructeur national Lada, nous avons une stratégie gagnante. Nous sommes la cinquième marque en Russie. D’ici 2017, nous prévoyons de passer de 6 % à 10 %.

 

« Les premières
années de la vie professionnelle
sont des années d’investissement,
soyez prêt à vous engager »

Comment monter en compétences dans ce secteur ?
Il faut faire preuve d’une grande mobilité intellectuelle. Cela signifie s‘adapter à des choses différentes, être cross-fonctionnel donc regarder les activités de manière transversale et comprendre l’intégralité des fonctions. Dans l’automobile, on n’est pas nécessairement enfermé dans une seule fonction. On peut faire du marketing, passer aux ventes ou à des aspects plus financiers ou au développement produit. C’est une carrière qui donne la possibilité de travailler sur beaucoup de sujets mais qui nécessite aussi des qualités managériales car lorsque l’on manage de nouvelles équipes tous les trois ans, on n’a pas le droit à l’erreur.

 

Que vous a apporté l’Executive MBA ESSEC & Mannheim ?
À l’époque, j’étais Directeur Commercial de Nissan pour la France et les Pays-Bas et j’avais envie de rafraîchir mes connaissances. Après avoir travaillé 20 ans en entreprise, c’était un challenge de repartir sur les bancs d’école à 42 ans. À cet âge-là, on a un oeil critique et l’on met en perspective son expérience. Cette formation m’a permis de rafraîchir mon approche d’un certain nombre de sujets, comme la finance et d’élargir mon regard sur l’entreprise. Je remercie Nissan de m’avoir permis de faire ce MBA qui a donné un coup d’accélérateur à ma carrière.

 

Quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes diplômés ?
Les étudiants de l’ESSEC doivent faire attention à la qualité de leur stage, à son contenu, à sa durée et à l’activité choisie. C’est la clé pour démarrer sa carrière avec une maturité et une approche de l’entreprise différente. Je leur conseille aussi de définir leur route et les étapes clés assez rapidement. Les premières années de la vie professionnelle sont des années d’investissement, il faut être prêt à s’engager, d’autant qu’ils auront ensuite de grandes satisfactions dans le développement de leur carrière. On ne reçoit jamais plus que ce que l’on a donné.

 

Chiffres clés
Cinquième marché au niveau mondial
4,5Mds€ de CA
160 000 ventes de voitures par an
325 collaborateurs

 

F.B

 

Contact : ACoite@nissan-europe.com