Daniel Delattre est élève-ingénieur en agronomie à l’INP Toulouse et mordu de course à pied. Des pistes d’athlétisme aux amphis de l’université de Lincoln en Nouvelle-Zélande, où il est en échange, il s’organise pour réussir sur les deux tableaux. Portrait d’un aventurier passionné de nature et de découvertes. Par Ambroise Le Corre

 

Qui es-tu ? Daniel Delattre, 23 ans, 4è année d’école d’ingénieur à l’INP Toulouse en agronomie, en échange à l’Université de Lincoln en Nouvelle-Zélande, Champion de France Universitaire 2016 de 5 000m

Ta personnalité en 3 mots : Sportif, enthousiaste, aventurier

 

Vivre une aventure dans la continuité des études

Daniel n’a pas hésité quand l’occasion de partir étudier en Nouvelle-Zélande s’est présentée. « Je voulais voyager, les paysages néozélandais me faisaient rêver », explique-t-il. « Et l’université de Lincoln propose un parcours qui correspond bien à mon cursus à l’INP. » Il reste lucide : « Le choix des cours se fait à la carte. J’aurais pu choisir de changer, de prendre des cours axés sur la recherche. Mais j’ai voulu rester sur la même ligne qu’en France, avec des sciences des plantes et du sol, ou encore de l’écologie appliquée à la conservation. » Et il garde un objectif pour le retour à Toulouse : se spécialiser en agroécologie.

 

Courir après un équilibre de vie

Daniel pratique l’athlétisme depuis 12 ans et y trouve un moyen de vivre sainement : « La course me détend, m’oxygène. Elle me permet de ne pas saturer, je reprends mes cours dans de bonnes dispositions après le sport. » Séparant les deux mondes autant que possible, Daniel sait se concentrer sur ses cours pour garder les pieds sur terre : « Les études m’aident à ne pas me prendre la tête avec le sport, surtout en cas de blessure. » Daniel est spécialiste des courtes distances : « Je cours sur piste pendant la saison estivale. En hiver, je préfère le cross. » Il a débuté le 5000m en 3ème année et gagné les championnats de France universitaires, et profite maintenant de son échange en Nouvelle-Zélande pour explorer de nouvelles pistes. « Je pense courir aux championnats de Nouvelle-Zélande de course en montagne. J’ai essayé la course par équipes et ça me plait beaucoup aussi ! »

 

« L’athlétisme me donne envie de dépasser mes limites : je me fixe des objectifs et je mets des moyens en œuvre pour y arriver. Et je me sers de ce schéma pour mes études. »

 

Daniel ne laisse rien au hasard et organise son temps pour s’entrainer et aller en compétition tout en allant toujours en cours et en travaillant avec sérieux pour l’université. « J’ai eu un aménagement en prépa pour l’athlétisme, mais plus depuis que je suis à l’INP », précise-t-il. Si le sport est plus valorisé à l’université de Lincoln qu’à l’INP Toulouse, Daniel reste un étudiant comme les autres : « Seuls les étudiants néozélandais peuvent avoir une bourse en tant que sportifs, et l’athlétisme n’est pas vraiment médiatisé, même si j’ai eu un article dans le journal de l’université. »

 

Un pied dans deux mondes pour l’avenir

Polyvalent et impliqué dans le sport comme dans ses études, Daniel s’interroge sur son avenir. Il est partagé entre l’envie de devenir ingénieur agronome après la fin de ses études à l’INP Toulouse, et celle de travailler en lien avec le sport. « J’aimerais m’installer dans une ferme pour avoir un travail à la fois manuel et intellectuel », raconte Daniel. « Mais le métier d’accompagnateur ou de guide en montagne m’attire beaucoup. Travailler dans un parc naturel serait incroyable ! »

 

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