Le grand entretien

 

Titulaire d’une maîtrise en lettres modernes et d’un D.E.A en Sciences de l’Information et de la Communication, docteur en linguistique, maître de conférences puis professeure des universités, Karine Berthelot Guiet est devenue Directrice du CELSA-Paris-Sorbonne en 2014.  – Par Patrick Simon

 

 

Est-ce l’aboutissement d’une carrière ?

Je ne veux pas concevoir cette nomination comme un aboutissement puisque j’ai encore une quinzaine d’années de carrière devant moi. Par la suite, je souhaite faire de la recherche et enseigner à l’étranger, notamment dans un pays anglo-saxon, voire diriger un autre établissement. Tout reste ouvert.

 

Quel est votre apport personnel au CELSA ?

Il s’inscrit dans le projet CELSA 2020 qui consiste à rapprocher davantage l’Ecole de notre Université de rattachement. Nous allons recruter un plus grand nombre d’élèves en L3 plutôt que directement en master afin de les former pendant 3 ans pour valoriser notre programme grande école. Je souhaite également mettre en visibilité les trois piliers de l’architecture du CELSA que constituent la recherche, le journalisme et la communication.
« Nos formations abordent tous les champs des sciences de l’information et de la communication, nos diplômés savent accompagner les transformations des métiers en apportant les réponses aux questions que peuvent se poser les organisations qui les emploient. »

Jardin du CELSA © CELSA

Jardin du CELSA © CELSA

Les fondements philosophiques de l’établissement !

Au sein de l’université, nous sommes une Grande Ecole de service public dans laquelle tous les personnels, motivés par l’intérêt général, travaillent à la fois sur un programme de grande école délivrant des diplômes nationaux à des publics de formation initiale, d’apprentis et de formation continue et sur l’élaboration de formations pour les professionnels en activité. Nos diplômés doivent toujours maintenir une distanciation vis-à-vis de leur activité, ce qui implique une réflexion éthique. Ils seront ainsi en capacité de véhiculer une communication responsable et humaniste dont nous leur faisons prendre conscience avec des cours en Sciences Humaines et Sociales sur les trois années du cursus afin qu’ils développent un esprit critique.

 

Eclectique et plus…

Grande lectrice de romans avec des auteurs fétiches comme Flaubert, Gracq ou Toni Morrison, c’est une « dévoreuse de thrillers » qui lui permettent de « se vider la tête », raison pour laquelle elle s’intéresse aussi aux films des frères Coen. En matière de théâtre, si les grands classiques la touchent, elle a un « coup de coeur pour Tennessee Williams ». Si elle peut « vivre sans musique », elle écoute du Bach ou de la musique baroque, ce qui ne l’empêche pas d’être « fan de David Bowie ou de Prince ». Elle voit toute sorte d’expos sur des sujets variés et fréquente assidument les musées comme le Louvre, Orsay et Beaubourg où vous pourrez la trouver assise à « contempler les monochromes bleus de Klein »… à rapprocher de son penchant pour la Grande bleue où elle passe au moins une semaine chaque été « du côté de Sanary ». Autre facette de cette linguiste, la pâtisserie ! Elle « adore faire des macarons », tout aussi bien que réaliser des bouquets de fleurs. Elle pratique la course à pied et s’adonne au Pilates pour « assurer concentration, respiration et renforcement musculaire ». Question politique, elle préfère s’impliquer pour le progrès social… d’ailleurs, sur son bureau trône une photo de ses deux arrière-grands-mères « participant à un piquet de grève en 36 ! »

 

L’oeil extérieur : une proche collaboratrice
Sympathique et posée, mais d’une efficacité redoutable, son sens de l’organisation conjugué à un engagement sincère, lui permet d’accomplir son travail tout en publiant jusqu’à trois ouvrages dans l’année… elle fait preuve de sang-froid en toute occasion, une des raisons pour lesquelles elle mène une carrière brillante !
Adeline Wrona – Responsable du GRIPIC

 

En 3 phrases clés
• L’amour et l’amitié sont le moteur de tout.
• La période qui me plaît, c’est demain
• Ce qui m’énerve le plus dans la vie : la mauvaise foi