Filiale du groupe Monier, leader mondial des solutions de toiture, Monier France est en ordre de marche pour relever le défi énergétique du Grenelle de l’Environnement. En première ligne de la conduite du changement, Raphaël Doutrebente (Paris II-Assas, MBA RH ESSEC 2003), directeur général de l’Organisation et des Ressources humaines.

 

Raphaël Doutrebente

Raphaël Doutrebente

Forte d’un millier de collaborateurs, la filiale française du groupe Monier, présent dans 42 pays, compte 8 sites de production et 4 centres de dépôt. Membre du comité exécutif de Monier France, Raphaël Doutrebente pilote une DRH organisée de manière classique autour du recrutement, de la gestion des carrières & des compétences et des relations sociales. Epaulé par six adjoints, M. Doutrebente s’appuie sur une dizaine de collaborateurs, répartis entre le siège, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), et deux pôles RH régionaux, à Marseille et à Orléans. « Que le pilotage de l’Organisation soit associé aux responsabilités RH a été décisif dans ma motivation à rejoindre Monier France : en synergie avec Benoît Hennaut, le président, et les membres du Comex, je participe à la réflexion sur la stratégie de développement. Cette approche est encore rare, pourtant il m’apparaît essentiel que les RH ne soient pas réduites à une fonction de backup, dévolue à la validation et à l’exécution des procédures et aux conseils en risques juridiques et sociaux : la dimension humaine doit être intégrée dans la stratégie à long terme de l’entreprise pour donner aux collaborateurs une vision d’avenir. Les ressources humaines ne sont pas qu’un centre de coût : elles sont un levier fondamental d’investissement dans les hommes, dans leur développement, et donc dans l’apport de valeur ajoutée à l’entreprise. » « Galilée », un projet d’entreprise ambitieux « Notre président a travaillé une véritable stratégie de développement afin que Monier France reconquière sa position de leader dans l’Hexagone. Notre projet d’entreprise, baptisé Galilée, est porteur d’une ambition à la hauteur des grands enjeux environnementaux et des évolutions réglementaires nées du Grenelle de l’Environnement. » L’adaptation aux évolutions comportementales des prescripteurs, particuliers et professionnels de la construction, avec une offre renouvelée répondant aux normes réglementaires BBC, impacte d’ores-et-déjà sa chaîne de valeur. Dès 2013 en effet, la déperdition énergétique des maisons neuves attendue au niveau de la toiture devra être divisée par trois : « Monier, poursuit Raphaël Doutrebente, ne se positionne pas uniquement comme un fabricant de tuiles : il doit être un apporteur de solutions aux problématiques environnementales et de maîtrise des consommations d’énergies. » Pour proposer à ses clients des toitures écologiques, économiques et esthétiques (3 E), le groupe s’appuie sur une expertise forte dans trois domaines : une offre minérale large, portée par des produits fabriqués à base de ciments ; une offre produits terre cuite qui, grâce à l’innovation, sont enrichis de nouvelles couleurs et de nouveaux galbes ; une offre, enfin, de composants isolation et solaire, que le groupe est le seul du marché à proposer avec des produits présentant des caractéristiques d’étanchéité à l’air et à l’eau, d’isolation thermique, de ventilation et de production d’énergie : « Notre but est d’anticiper les prochaines normes réglementaires qui fixent pour 2020 l’autosuffisance énergétique des nouvelles constructions individuelles. »

 

 

Les ressources humaines ne sont pas qu’un centre de coût : elles sont un levier fondamental d’investissement
dans les hommes, dans leurdéveloppement,
et donc dans l’apport
de valeur ajoutée à l’entreprise.

Des ingénieurs mobilisés dans de nombreux métiers
Puisant dans sa longue histoire et dans la haute technicité de ses produits une performance industrielle reconnue, Monier France a développé une coordination renforcée sur sa supply chain afin de toujours mieux servir ses clients, sur le neuf et la rénovation : « Organisées par régions, nos équipes commerciales ont un spectre large d’interventions, puisqu’elles effectuent autant de la prescription et de l’animation auprès des professionnels et de leurs réseaux que de la vente à forte valeur ajoutée. » Formant des élèves-ingénieurs par l’alternance, Monier France recrute régulièrement des jeunes diplômés pour tous ses métiers, commerciaux notamment : « Nous ne cherchons pas des experts du bâtiment, mais, pour nos équipes terrain, des potentiels capables de vendre des produits techniquement complexes en s’ancrant dans le tissu économique local. Mais nos besoins concernent également le marketing, la R & D ou nos sites de production ! »

 

Un changement… bien accompagné !
Monier France encourage la mobilité géographique, fonctionnelle ou métier, par une politique RH misant sur la formation. « Nous améliorons nos outils de gestion de carrière avec un nouveau process de « people review » pour mieux identifier les profils aptes à prendre ,de nouvelles responsabilités et nous travaillons à un « succession plan » pour un certain nombre de postes stratégiques. » Autre mission de Raphaël Doutrebente, le pilotage de la communication interne, qui s’exprime par la rédaction et la diffusion d’une newsletter régulière et la mise en ligne, sur l’intranet, d’informations produits & marchés et des postes disponibles au sein du groupe. Animant aussi avec 6 cadres dirigeants le comité en charge d’accompagner le changement, il contribue à la définition des outils à mettre en place : « Dans ce cadre, ajoute-t-il, Monier France a décidé de participer à la « Chaire du changement » de l’ESSEC, que dirigent Jean- Marie Peretti et David Autissier. Une centaine de nos cadres bénéficieront ainsi sur 3 ans d’une formation de haut niveau. » La santé au travail est également au coeur des priorités et la présidence l’ayant chargé de rendre les sites du groupe plus attractifs pour les clients et d’améliorer l’environnement de travail des collaborateurs : « Les négociations sur la pénibilité, en cours, ont été élargies à la prise en compte des risques psycho-sociaux. Construire l’avenir passe par des relations sociales constructives, qui s’émancipent des clivages historiques, en associant, en amont, les organisations syndicales au projet d’entreprise. Pour m’aider à faire évoluer les mentalités sur le dialogue social, j’ai fait appel à Hubert Landier, un expert de la discipline. Avec l’encadrement, nous allons travailler avec lui sur les « irritants » pour analyser les principales sources de dysfonctionnements internes qui génèrent des tensions sociales et leur apporter des solutions concrètes. »

 

DRH : des qualités à développer en permanence !
Raphaël Doutrebente a débuté en tant que juriste, avant d’évoluer vers des postes de DRH en saisissant les opportunités : « Ma connaissance du droit du travail et ma forte aspiration au développement des hommes m’ont naturellement ouvert la voie vers les RH. J’ai choisi l’ESSEC, il m’arrive d’intervenir aujourd’hui auprès des élèves de Master, pour renforcer mes connaissances. Des postes dans des secteurs d’activités variés m’ont ensuite permis d’enrichir mon approche avec des problématiques différentes. » Recommandant aux futurs diplômés intéressés parles RH « de cultiver leur respect des individus, de croire à leur potentiel et à leur richesse », il insiste sur une remise en question de tous les instants pour nourrir sa réflexion : « Apporter un support aux opérationnels qui leur permette d’être les vrais acteurs du management nécessite d’un DRH un investissement total. Il doit pouvoir s’appuyer sur une complicité forte avec le président, savoir faire preuve de courage et de convictions, avoir la capacité à prendre des coups, à persévérer et à transmettre. Le prochain défi qui va mobiliser la fonction RH est celui de la gestion du désengagement des salariés : à nous de trouver comment y répondre intelligemment ! »

 

CG

 

Contacts : www.monier.fr
Contact personnel : raphael.doutrebente@monier.com