Une expérience internationale apporte une vraie plus-value à un profil. Une dimension dont les filières courtes ont bien pris la mesure en offrant aux étudiants en BTS et en IUT d’aller faire des stages en entreprise dans un autre pays. Et même d’y poursuivre leur cursus !

S’ouvrir à une autre culture, s’enrichir de nouvelles pratiques, approfondir sa maîtrise d’une langue mais également renforcer son employabilité sont autant d’atouts apportés par une expérience à l’étranger. Des avantages que de plus en plus d’établissements formant des techniciens prennent désormais en compte. Ayant fait, il y a dix ans déjà, de l’internationalisation une priorité un IUT comme celui du Limousin s’est ainsi doté depuis quatre ans d’un service de Relations Internationales. Abritant en son sein un Centre de langues et d’Enseignement technologique, ce dernier accompagne dans leur stage de fin d’études sur les cinq continents les étudiants de DUT et de licence pro de l’ensemble de ses départements. Un plus dont déjà quatre cents élèves de ses différentes promotions ont pu bénéficier. Les STS formant des étudiants en BTS ne sont pas en reste.

La mobilité gagne du terrain
Si l’option Commerce international a longtemps fait figure de pionnière en la matière, la mobilité à l’étranger, quelque soit la spécialisation, gagne du terrain à grand pas dans la plupart des filières. De nombreux établissements se sont ainsi mobilisés ces dernières années pour décrocher le précieux label de la Charte Universitaire Erasmus. Permettant à leurs étudiants de bénéficier d’une bourse Erasmus, indispensable complément de financement des frais engagés pour une telle expérience, ce label leur permet également de pouvoir signer des conventions d’échanges avec des universités européennes. A titre d’exemple, cette politique volontariste permet à un IUT comme celui de Midi-Pyrénées Blagnac de pouvoir proposer à tous ses 2e année des opportunités de stage ou de poursuite d’études dans des pays aussi divers que la Belgique, l’Espagne, l’Irlande, le Canada ou la Chine. Pour favoriser la mobilité hors de l’Hexagone, certains établissements n’hésitent pas aussi à renforcer l’apprentissage des langues vivantes. Certains, comme l’IUT de Montreuil, préparant même par des sessions régulières, leurs élèves au test du TOIEC, l’indispensable sésame assurant une bonne maîtrise de la langue anglaise et l’accessibilité à un cursus à l’étranger. Autant d’excellentes initiatives qui ont, aussi, comme avantage – loin d’être négligeable – de renforcer auprès des lycéens l’attractivité des établissements qui les prennent !

Des aides et des accompagnements à ne pas négliger !
Avoir l’opportunité de partir à l’étranger, pour quelques semaines ou plusieurs mois, n’a pas de prix mais a un coût. Accompagnant la dynamique engagée par les établissements des filières courtes, les collectivités locales et territoriales attribuent, selon des modalités spécifiques, des bourses aux étudiants Bac + 2/3 qui souhaitent vivre cette expérience. En Ile-de-France, par exemple, le conseil régional accorde une bourse à ceux d’entre eux qui partent au minimum 3 mois. La région PACA, qui a mis sur pied PRAME – Programme régional d’aide à la mobilité étudiante – soutient, elle, par un dispositif baptisé FAJE ceux d’entre eux qui souhaitent accéder à une expérience professionnelle à l’international. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre Conseil général pour connaître les aides dont vous pouvez bénéficier !

 

CG