Membre fondateur de ParisTech, MINES ParisTech s’est imposée comme l’école de l’industrie au sein du réseau. Un véritable atout complémentaire aux spécialités des autres institutions présentes au sein du groupement. Mais en cette période de créations de Comues ou d’associations d’écoles, la question s’est posée pour Vincent Laflèche, directeur de l’école d’ingénieurs depuis 2016 : ParisTech, qu’est-ce que c’est ? Éléments de réponses.

 

Vincent Laflèche l’avoue, « nous sommes posé la question : au fond de nous, dans nos tripes, que signifie ParisTech ? » Et pour le directeur de l’école d’ingénieurs, la réponse est simple : « ce que nous transmettons et partageons, c’est avant tout la formation d’un ingénieur généraliste à la française. »

crédits MINES Paris Tech

ParisTech : un passeport pour la recherche et l’entreprise

Cette excellence française à l’international, Vincent Laflèche y croit beaucoup. Pour lui, le diplôme de haut niveau des étudiants du réseau est un gage de qualité, aujourd’hui reconnu à l’étranger. « Nos ingénieurs sont à la fois des généralistes et des techniciens. Ils sont grandement plébiscités sur la scène internationale, notamment en matière de recherche. » Le directeur de l’école le sait, il est parfois très difficile de poursuivre des études ou de mener des projets de recherche à l’international. « Le niveau d’un ingénieur n’est pas le même partout dans le monde. Mais nos élèves peuvent facilement poursuivre leurs études en thèse dans les universités les plus prestigieuses sans avoir à passer d’équivalences. » Mais les ingénieurs ParisTech sont également très demandés sur le marché du travail, tant en France qu’autour du globe. « Aux États-Unis, il vous faut un MBA pour prétendre à des postes de cadre exécutif dans les entreprises. Nos peuvent accéder à des positions de top manager très rapidement après leur diplôme. »

Une mine d’opportunités à l’international

Grâce à ParisTech, MINES ParisTech aussi pu accompagner de nombreux projets à l’étranger, notamment un master dans le domaine de l’énergie en Europe ou encore une formation d’ingénieurs à la française à Shanghai. Et si ParisTech est synonyme de mobilité étudiante, elle est également source d’opportunités pour les professeurs. « Nous échangeons les bonnes pratiques au niveau national. Les professeurs de l’ENSTA ParisTech, de Chimie ParisTech ou des MINES circulent librement entre les établissements. » ParisTech, une belle aventure ? « C’est une très belle marque qui fédère. En France, comme à l’étranger, il y a une véritable communauté qui s’est créée autour de notre identité»

Quel est le secret de MINES ParisTech ? En 2017, le classement THE (Time Higher Education) élevait l’institution au rang de 2e meilleure école d’ingénieurs en France et 26e dans le monde. Dans les classements français, l’établissement truste le podium, se situant régulièrement dans le top 5.
Si MINES ParisTech joue dans la cour des grands, côtoyant des écoles de rang mondial, l’école mise pourtant sur une formation à taille humaine, diplômant moins de 120 ingénieurs civil chaque année. Et après près de 240 ans d’existence, l’institution compte aujourd’hui 2 prix Nobel et plus de 18 chaires de recherche ! Son secret ? Sa capacité d’adaptation. « Au cours de nos 200 ans d’existence, nous sommes passés de la mine au data mining. »

Une école au service de l’industrie

Cette proximité avec les entreprises est le petit plus qui permet aux ingénieurs MINES ParisTech de se démarquer sur le marché de l’emploi. « Nous sommes à l’écoute des attentes des acteurs du secteur industriel. Nous avons été les premiers à faire le lien entre la recherche partenariale avec les entreprises et l’enseignement ! » Un contact privilégié qui fait de MINES ParisTech, une école singulière au sein du réseau ParisTech. « Notre force est de traiter la question de la donnée avec une approche maîtrise d’ouvrage. Nous faisons du big data en géosciences ou de l’intelligence artificielle sur le traitement du cancer avec l’Institut Curie… Nous nous sommes inspirés directement des questions industrielles pour imaginer nos axes pédagogiques. »

Du nouveau en 2019 ! Pour la rentrée 2019, MINES ParisTech proposera un tout nouveau cursus ingénieur civil, en misant sur la pluridisciplinarité et la flexibilité. « Une telle refonte de la maquette pédagogique n’avait pas été faite depuis mai 68 ! », se réjouit Vincent Laflèche. Avec une deuxième année entièrement repensée, les élèves pourront réaliser un parcours sur mesure mêlant entrepreneuriat, expérience à l’étranger, immersion au sein de laboratoires de recherche et d’entreprises !

Des ingénieurs responsables

Et en 2019, l’école d’ingénieurs veut former des étudiants prêts à affronter les défis majeurs du 21e siècle : le développement durable et la transformation numérique des entreprises. Ainsi MINES ParisTech n’a pas hésité une seule seconde à transformer son cours historique en géologie pour l’axer sur les ressources naturelles. Et pour affronter ces mutations profondes de la société, une seule clé pour l’établissement : l’agilité, tant dans les parcours que dans les méthodes pédagogiques. Un futur excitant attend donc les jeunes ingénieurs de MINES ParisTech.

« ParisTech est très belle marque qui fédère. En France, comme à l’étranger, il y a une véritable communauté qui s’est créée autour de notre identité. »

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