Communiqué de presse:

Un partenariat franco-marocain pour l’amélioration de la qualité de l’air : deux écoles engagées pour étudier la pollution atmosphérique dans la région de Rabat. Signature le 5 décembre du financement de l’AFD à l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Rabat

 

L’Agence française de Développement (AFD) finance à hauteur de 550 000 € le projet de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Rabat (Mines Rabat) et de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Douai qui a pour objectif de mettre en place un Pôle de Compétence en Milieux Atmosphériques (PCMA) sur le campus de Mines Rabat.

La pollution atmosphérique est une problématique universelle : 92% de la population mondiale respire un air trop pollué, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)/ Les centres urbains sont les plus touchés par ce fléau : 98% des villes de plus de 100 000 habitants dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ne respectent pas les lignes directrices de l’OMS relatives b la qualité de l’air/ Ce phénomène impacte considérablement la santé des populations les plus vulnérables, au premier rang desquelles les enfants, les personnes âgées, et les malades.

Au Maroc, la qualité de l’air est un souci de plus en plus prégnant, notamment pour des raisons de santé publique. La pollution atmosphérique cause en effet d’importants dégâts dans le Royaume : l’OMS estime que le nombre de décès provoqués par la pollution de l’air varie entre 100 et 150 décès pour 100.000 habitants. Elle a aussi un coût : pas moins de 3,6 milliards de DH par an.

Le Maroc, qui a accueilli la COP22 cette année, s’est d’ailleurs engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 de 42% par rapport aux émissions projetées à l’horizon 2030.

La France dispose d’une expérience reconnue dans ce domaine, notamment grâce à des acteurs clés tels que l’Ecole des Mines de Douai, experte sur le plan formation et recherche en sciences atmosphériques, AIRPARIF qui surveille la qualité de l’air sur l’ensemble de l’Ile­-de-France depuis près de 40 ans ou l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS) spécialisé dans la prévention des risques notamment environnementaux, tous trois partenaires du projet. Cette riche expertise sera mise à disposition du Maroc dans le cadre de la mise en place du Pôle de Compétences en Milieux Atmosphériques, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 550 000 €.

L’air est une ressource dont il s’agit de préserver la qualité et qu’il faut exploiter au mieux.

En ce sens, la vocation du PCMA est de fournir un point focal au Maroc sur la thématique des sciences et des métiers de l’atmosphère ; faisant partie de l’ingénierie des systèmes complexes dont ce Pôle constitue l’un des premiers jalons.

Ce don permettra au Pôle de traiter des questions liées à la recherche, à la surveillance de la qualité de l’air, à la modélisation de la pollution atmosphérique, à la formation initiale au profit des élèves ingénieurs, à la formation continue répondant au besoin national des secteurs industriels et gouvernementaux, à la recherche menée par les doctorants ainsi qu’au transfert de technologie et de compétences.

La coopération entre les deux structures françaises et marocaines permettra de combiner la recherche partenariale et académique et de renforcer ce lien entre les deux types de recherche pour la faire évoluer et construire un véritable pôle de compétences technologiques et académiques au Maroc qui pourrait servir comme hub pour l’Afrique. Dans la continuité des objectifs des COP 21 et COP 22, organisées consécutivement à Paris et Marrakech, ce projet contribuera au parachèvement des objectifs de développement durable (ODD).