Michelin conçoit, fabrique et distribue les pneumatiques ainsi que des services, des solutions numériques, des cartes et des guides pour améliorer la mobilité de ses clients, durablement. Claire Dorland-Clauzel, directrice des Marques, des Relations Extérieures et du Développement Durable, membre du Conseil Exécutif du Groupe partage son expérience.

 

Après un parcours effectué majoritairement dans l’économie, qu’est-ce qui vous a décidé à embrasser une carrière dans la communication et le développement durable ?

Au sortir de l’ENA, j’ai passé 10 ans à la direction du Trésor et dans les cabinets ministériels. Puis j’ai fait le choix de l’entreprise pour avoir l’opportunité de manager une équipe. J’ai débuté à la direction de l’Audit d’Axa France, puis évolué rapidement vers des fonctions très opérationnelles comme celles de restructurer les fonctions support en France après la fusion Axa-UAP. Henri de Castries m’a ensuite nommée à la direction de la Communication, de la Marque et du Développement durable du Groupe Axa. Et j’ai saisis cette opportunité, convaincue du rôle stratégique majeur qu’une marque joue dans le développement d’une entreprise  et du caractère incontournable du développement durable dans la stratégie d’une entreprise. Michelin m’a ensuite contactée et je n’ai pas pu résister à poursuivre ce parcours en tant que Directeur Général des Marques, des Relations Extérieures et membre du Comité Exécutif du Groupe, au sein d’un groupe dont la marque est si emblématique

Comment gère-t-on une marque aussi puissante que Michelin et surtout, comment la protège-t-on ?

Gérer une marque comme Michelin, c’est d’abord garantir  qu’elle soit toujours associée à la raison d’être de l’entreprise. Le Groupe Michelin a une raison d’être puissante, porteuse de sens et créatrice de valeur, celle de contribuer à une meilleure mobilité des personnes et des biens. Selon moi, la marque doit en être l’expression dans tous ses faits et gestes.

Mon rôle est ensuite d’assurer la cohérence de ses messages partout dans le monde. La stratégie du groupe doit être comprise, partagée et relayée à l’interne et à l’externe. C’est la raison pour laquelle notre communication institutionnelle nourrit notre communication commerciale qui doit démontrer concrètement comment les produits et services proposés aux clients contribuent à une meilleure mobilité. Alors que certaines organisations dissocient ces deux « branches » de la communication, j’ai fait le pari, chez Michelin, de les rapprocher au bénéfice de la marque mais aussi du consommateur à l’heure où les décisions d’achat sont de plus en plus fondées sur la réputation d’une marque. En étant en charge non seulement de la communication mais aussi des affaires publiques et du développement durable, je suis en mesure d’assurer l’alignement de nos prises de parole avec nos actes. C’est cette cohérence et cette puissance de la marque qui nous apportent aujourd’hui un avantage concurrentiel majeur, fondé bien sûr, sur la qualité de nos produits mais aussi sur nos valeurs et nos engagements.

Y a-t-il un moment de vie chez Michelin que vous affectionnez particulièrement et qui est représentatif des valeurs et de la culture de l’entreprise ?

Un des projets qui me tient à cœur et est très représentatif des valeurs et de la stratégie de croissance durable de Michelin s’appelle le programme Or Vert Bahia. En 2003 Michelin a transformé sa plantation d’hévéas (arbres à caoutchouc) de Bahia au Brésil en un formidable espace de recherche scientifique, de développement économique et social local et en une réserve écologique. Je suis particulièrement fière des résultats que nous avons obtenus au cours de ces 15 années ! Si je ne devais retenir que trois chiffres ce serait : 350 emplois créés, 1300 familles bénéficiaires du programme d’appui à l’Agriculture Familiale et 270 hectares de forêt primaire restaurés. C’est la preuve qu’il est possible de concilier croissance économique, développement social et protection de l’environnement !

Michelin, une entreprise où il fait bon vivre et évoluer ?

Oui ! Il fait bon y vivre parce que la stratégie de croissance durable de Michelin a une implication concrète dans notre quotidien, c’est une entreprise où nous comprenons le sens de notre travail : offrir à chacun une meilleure façon d’avancer. Et il fait bon y évoluer, puisqu’être un Bib c’est faire partie d’une grande famille dont la devise est la mobilité, mobilité entre les métiers et mobilité à l’international, c’est donc pouvoir changer de métier régulièrement, en passant du pneumatique au guide touristique, de la vente aux ressources humaines… bref s’inscrire dans une trajectoire professionnelle passionnante.

 

Chiffres clés :

111 700 personnes dans 171 pays

68 sites de production dans 17 pays

187 millions de pneus produits en 2016

4 300 centres de distribution et de services

 

Contact  : amaury.paty@michelin.com

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