L’industrie du sport connaît une croissance moyenne de 4 % par an et se professionnalise à grande vitesse. Encadrement, marketing, communication, management… petit tour d’horizon de l’offre hexagonale et des opportunités à venir…

300 000, c’est le nombre d’emplois que représente aujourd’hui le secteur français du sport pris au sens large ; un secteur tiré par une croissance annuelle de 4 % en moyenne. Un tiers de ces emplois étant dédiés à l’encadrement (professeurs, animateurs, moniteurs…) pour lequel la filière universitaire Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) demeure la voie royale, qui offre désormais au niveau master différents choix d’orientation (management, marketing, entraînement, ergonomie, sport adapté…). Sans être pour autant l’unique possibilité puisque l’UCPA, par exemple, possède son propre Centre de formation et initie chaque année 1 800 jeunes au monitorat. Côté embauche, la situation est plutôt favorable puisque le dernier rapport du Cereq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) estime, dès la licence, le taux d’insertion à 87,5 %.

 

De bonnes perspectives
Avec 60 000 emplois, la fonction publique territoriale est l’un des premiers employeurs de la filière et le ministère de la Jeunesse et des Sports a annoncé la création de 5 000 emplois supplémentaires dans les années à venir, des emplois destinés pour la plupart aux jeunes sans qualification il est vrai. Mais le sport ouvre bien d’autres débouchés que ceux liés au seul encadrement. A l’image des grands clubs de football et de rugby, nombre de structures sportives se professionnalisent. « Fini le tout-bénévolat ; un club fonctionne aujourd’hui comme une entreprise, explique Alain Ghibaudo, fondateur du portail sportcarriere. com, et recherche des marketeurs, communicants, commerciaux et managers ». D’où la multiplication de spécialisations dédiées proposées par les écoles de commerce : Essec, SKEMA BS, ICN business School, EM LYON Business School, etc.

 

Horizon 2016…
Des formations qui sont loin d’être superflues au regard de la spécialisation du secteur : « Si la culture sport représente un plus, il ne suffit plus d’être un passionné ou un ancien champion pour accéder à des responsabilités ; les prérequis sont désormais les mêmes que pour tout autre industrie » rappelle Catherine Trachtenberg, déléguée générale de la Fédération française des industries du sport et des loisirs. Or, si en raison d’une consommation générale en berne ces derniers temps, producteurs d’équipements et grandes marques ne poursuivent pas actuellement une politique de recrutement massif, on sait que le dynamisme du secteur est étroitement lié aux grands rendez-vous sportifs et procède par bonds effectués les années paires (jusqu’à 10 % ; pour une stagnation compensatoire les années impaires) ; années paires accueillant tous les rendez-vous majeurs : Coupe du Monde de football 2014, J.O de 2016, etc. L’année à venir s’annonce donc plutôt bonne, d’autant qu’avec l’organisation de l’Euro 2016 dans notre pays, la chance devrait sourire à ceux qui sauront vers qui se tourner. « Les majors du BTP, par exemple, sont souvent en charge des stades qu’elles bâtissent et vont rechercher, Alain Ghibaudo, autant de métiers qu’elles ne peuvent pourvoir en interne ». A bon entendeur…

 

Jeu de pistes…
A consulter :
Fédération nationale sports et loisirs : www.profession-sport-loisir.fr
Fédération française des industries sport et loisirs : www.fifas.com
CNPC, Ecole de Commerce du Sport : www.cnpc.fr
Emploi Sport carrière : www.sportcarriere.com
Sporsora, Association des acteurs de l’économie du sport : www.sporsora.com
Institut de formation de l’UCPA : http://formation.ucpa.com

 

JB