Porteur de croissance et d’emplois, le secteur des technologies numériques est un levier essentiel de la compétitivité et de l’innovation.

Le poids du numérique ne cesse de grandir dans tous les secteurs de l’industrie et de l’économie françaises : santé, automobile, aéronautique…. Dix ans après son invention, la nouvelle économie est l’une des clés pour réindustrialiser la France et développer de nouveaux procédés innovants. « Le numérique irrigue tous les secteurs de l’économie, rappelle Anne Lalou, Directrice de la _WebSchoolFactory, la nouvelle grande école du numérique à Paris. Son développement est comparable à une révolution industrielle. Il n’y a pas une entreprise qui ne soit pas concernée par cette évolution. Si l’on observe de manière restrictive la filière Internet, qui inclue les fournisseurs de services informatiques, les fabricants de matériel et les entreprises télécoms, ce secteur pèse déjà 4 % du PIB et croît à plus de 13 % par an selon le cabinet McKinsey. Ce qui représente plus d’un million d’emplois directs et 25 % de la croissance française. » Aujourd’hui de nouveaux métiers apparaissent en permanence. Selon l’ancienne PDG d’Havas Edition Electronique, les prévisions tablent sur 6 % du PIB à l’horizon 2015. « Cela signifie que le secteur aura dépassé la filière automobile ou celle des services financiers. On attend 450 000 créations d’emplois dans les trois prochaines années, donc plus de 25 % de la création nette d’emploi dans notre pays ! » Et de rappeler les valeurs cardinales de l’économie numérique : créativité, réactivité et inventivité.

 

La génération « Y » en pôle position
À en croire le baromètre d’opinion réalisé par l’Institut Harris Interactive pour la _WebSchoolFactory en juin 2012, 74 % des Français ont entendu parler des métiers du numérique. Pourtant, 51 % ne savent pas précisément ce dont il s’agit ! Mais l’un des enseignements de ce sondage est que les jeunes peuvent plus facilement accéder à des responsabilités importantes dans les métiers du numérique sans subir de discrimination sociale. Sans doute parce que les générations précédentes n’ont pas eu le temps d’en verrouiller l’accès par des codes de classe. Tout est en train d’être inventé par les jeunes qui s’y lancent. « L’économie numérique et le digital sont un vrai lieu d’intégration sociale, indique Anne Lalou. La génération « Y » a aujourd’hui les moyens de prendre le pouvoir. La compréhension de ce nouvel univers et de ces technologies leur est évidente puisqu’ils sont nés avec. Les directions marketing des entreprises ont bien compris, qu’en termes d’acquisition de e-clientèle, elles doivent aller vers la jeune génération. Du coup, elles intègrent, en natif le digital et le numérique au cœur de leur organisation et pas comme une division à côté. » Focus sur des métiers de pointe qui évoluent en permanence.

 

E-Business – communication – Marketing
Dans l’univers du marketing aujourd’hui, « les métiers sont apparus tellement récemment que nous ne nous les sommes pas encore appropriés, tous les intitulés sont en anglais », constate Anne Lalou.
À l’instar du Consultant SMO (Social Media Optimization), un expert de l’optimisation des médias sociaux qui développe la présence sur le Web, l’audience et la fréquentation d’un site Internet grâce aux possibilités offertes par le web 2.0. Le consultant SMO exerce souvent en agence en tant que travailleur indépendant ou directement chez le client.
Les activités du consultant SMO complètent celles du Consultant SEO (Search Engine Optimization), ou consultant en référencement naturel, chargé de positionner un site Web dans les premiers résultats des moteurs de recherche sur des requêtes précises. Le métier nécessite de surveiller l’évolution des moteurs et des techniques en permanence.
Le Community manager est chargé d’animer une communauté d’internautes sur un thème précis. Il doit développer et gérer la présence d’une organisation (marque, association, jeu, produit …) sur le Net.
Dans la même famille : Web analyst/Traffic manager, Directeur webmarketing, Responsable/Consultant SEA/SMO.

 

Conception – gestion de projets – création numérique
Le Web designer est le créatif du numérique. Il réalise le design d’une interface Web et s’attache à la formalisation des interactions des pages du site.  Créatif et novateur, il tient compte des contraintes spécifiques au support Internet en termes d’ergonomie et d’accessibilité.
Le chef de projet e-learning réalise et conduit des projets de conception de ressources pédagogiques ou de dispositifs de formation mettant en oeuvre les TIC dans les processus d’apprentissage. Ses champs d’action : l’analyse des besoins du client, la gestion des moyens financiers et humains et la planification des modules de formation. Il travaille souvent dans des secteurs d’activité tels que la production ou le marketing.
Le Directeur artistique interactif, supervise toutes les étapes de la conception et de la réalisation du design, du graphisme, de l’animation et des illustrations sonores d’un projet Internet (site Web, intranet, extranet, publicité online). Il travaille avec le Chef de projet Web, le Concepteurrédacteur multimédia et l’équipe de développement du projet. Il doit faire preuve de créativité et d’innovation.
Dans la même famille : Designer d’information, UX designer, Ergonome Web – Opérationnels : Webdesigner /Motion designer.

 

Technologies numériques
Le Consultant IT  analyse les besoins de l’entreprise en matière de TIC, réalise des diagnostics et propose les grandes orientations technologiques (Internet, intranet, extranet, logiciels, applications mobiles). Il conseille et accompagne ses clients et leur propose des solutions sur la manière d’optimiser l’utilisation des nouvelles technologies dans l’entreprise.
Le formateur TIC est chargé de former ou d’assister différents publics dans l’appropriation des outils informatiques et des usages de l’Internet. Il intervient dans le cadre d’une formation intra-entreprise, dans des organismes de formation ou en tant que consultant.
Dans la même famille : Directeur des systèmes informatisés, Développeur front/back, Développeur d’applications, Gestionnaire de BDD – Opérationnel : Intégrateur/ Webmaster

 

Conseils de Pros :
Laurent Tran Van Lieu, président du réseau Studialis : « Une fois sortis de l’école, les jeunes diplômés peuvent accéder rapidement à des postes de directeur de création multimédia, directeur e-business, directeur des technologies multimédia…. Quelle que soit la carrière choisie, ils peuvent prétendre à des postes de leaders de l’innovation numérique avec un salaire annuel de départ compris entre 30 et 40.000 € bruts/an ». Pierre Cannet, président de Blue Search Conseil, cabinet de recrutement dédié au monde du numérique : « Le taux d’insertion des jeunes diplômés issus de formations au numérique est comparable à celui des diplômés des meilleures écoles de commerce. Les salaires progressent plus vite là que dans d’autres environnements économiques. Au bout de 3 ans d’expérience, on est souvent mieux payé et l’on a plus de responsabilités que dans des secteurs traditionnels. »

 

F.B