Eloquentia@hec n’a pas laissé son vainqueur sans voix. Medhy Naamane, élève en Première S  au Lycée Jules Verne de Forges-les Bains (91) a remporté le 17 juillet dernier la finale du concours  Eloquentia@hec, premier concours national de prise de parole en public dédié aux lycéens. Il revient sur cette aventure unique.  

 

Pourquoi vous être engagé pour Eloquentia@hec ?

C’est ma prof de français qui m’en a parlé. Elle pensait que ça pourrait me plaire car, même si je suis en S, j’aime beaucoup écrire. J’ai donc commencé cette formation de 20h à Limours avec quinze autres élèves des lycées voisins. Toutes les semaines pendant 3 mois, je me suis essayé à l’expression scénique, à la rhétorique et à la construction de textes à travers des jeux. Au début, ça me faisait un peu peur mais très vite j’ai réalisé que j’adorais m’exprimer par le théâtre ou l’écriture. 

Première étape : le concours local ?

Comme le sujet était libre, j’ai choisi de travailler sur l’importance de l’esprit critique.  A une époque où on est de plus en plus confrontés aux fake news, au manque de raisonnement et de sources, je voulais qu’à la fin de mon discours, les spectateurs se  posent des questions qu’ils ne se posaient pas avant. J’ai été super heureux de gagner. D’autant plus lorsque j’ai appris que la victoire m’ouvrait les portes d’HEC pour une semaine !

La foi dépasse-t-elle les montagnes ? Le sujet choisi par Mehdy pour la grande finale d’Eloquentia@hec 

Vos premières impressions en arrivant à HEC ?

Aller là-bas c’était plus grand que ma victoire car je ne  m’y attendais pas. HEC pour moi, c’était un prestige lointain et inaccessible. Mais je n’avais pas d’appréhension pour autant. J’étais plutôt curieux de voir à quoi ressemblait une grande école. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre… jusqu’au premier jour où là je me suis dit « ok, c’est pas rien ». Immersion totale dans les amphis, travail personnalisé, coaching : j’ai progressé de façon incroyable en une semaine seulement.  

Qu’avez-vous appris ?

J’ai d’abord beaucoup appris sur ma voix : la façon de la porter, de respirer, d’adopter la bonne posture…  Mais aussi sur la rhétorique, la construction d’un discours et surtout sur l’expression scénique. Parler avec mon corps pour transmettre mes mots, voilà ce qui me manquait vraiment.

 

Eloquentia@hec m’a appris qu’on peut se montrer aux autres, parler de soi pour servir une idée.

 

Racontez-nous la grande finale !

Il y a d’abord eu un premier tour : 20 places pour 52 candidats… et j’étais en ½ finale ! Pour cette deuxième étape, j’ai dû préparer un nouveau discours  sur un des six sujets au choix en deux jours seulement. Pas facile, mais je me suis qualifié pour la finale. Le grand jour arrivé, j’ai eu une très grosse pression avant d’entrer dans l’amphi mais une fois sur scène, quand j’ai vu le jury et l’ambiance dans la salle, ça m’a galvanisé  et j’ai pris beaucoup de plaisir. Une fois terminé j’étais euphorique car je savais que c’était le meilleur discours que j’avais fait de la semaine.

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Et votre victoire ?

Quand j’ai entendu mon nom, c’était incroyable. Tout au long de la semaine j’étais confronté à d’autres jeunes très forts et talentueux dans leur domaine et pourtant… j’avais gagné ! Je n’osais pas y croire. D’autant que là encore on m’avait réservé une surprise de taille : je vais déclamer le discours d’ouverture de la finale internationale du concours Eloquentia le 13 novembre prochain à la Philarmonique de Paris. C’est complètement fou !

Qu’est-ce qu’Eloquentia@hec a changé pour vous ?

Je voyais les grandes écoles de très loin, comme un monde inaccessible pour moi. Mais une fois plongé dedans, des barrières ont sauté et aujourd’hui je me dis : pourquoi pas moi ?