Curiosité, passion de la science et du spatial emmènent chaque jour Lucie Poulet un peu plus près de Mars ! Doctorante à l’Institut Pascal au sein de l’université Clermont Auvergne, sa thèse sur un projet de l’ESA est cofinancée par le CNES et le CNRS. Elle explore les mécanismes de la pousse de plantes en environnement à gravité réduite et participe à des projets internationaux de simulation de la vie en station spatiale. Lucie ose tout et se donne les moyens de réaliser son rêve.

 

« J’ai toujours eu envie de faire de la science autant que je m’en souvienne ! » Depuis son enfance, Lucie est passionnée par l’espace. Elle débute par l’astronomie puis s’oriente vers l’ingénierie aérospatiale avant de se spécialiser dans les vols habités. « Je veux faire de la recherche et l’appliquer concrètement. »

Allier la passion à l’expertise…

La thésarde raconte modestement comment, alors élève-ingénieure aux Mines Nancy, elle postule pour un stage à l’Agence Spatiale Européenne dans un « domaine que je ne connaissais pas du tout, les systèmes de support de vie ». Lucie travaille sur le projet européen MELiSSA de création d’un écosystème de vie artificiel autonome.
Lucie passe un double diplôme en génie aérospatial à l’université Purdue en Indiana, puis travaille deux ans à l’Agence Spatiale Allemande. Là encore, elle postule spontanément. « Je suis tombée sur leurs sujets de recherche, cela m’intéresse et je les ai contactés… » Sa candidature tombe à pic. L’Agence veut monter une équipe pour travailler sur une serre lunaire. « Or, j’avais mené des recherches sur un système d’éclairage des plantes à Purdue. Mon profil leur a plu et ils m’ont recrutée. J’ai pu travailler sur plusieurs aspects d’une serre lunaire : énergie, eau, lumière. »

… en se fondant un profil pointu

Lucie veut faire une thèse dans son domaine d’expertise. Elle identifie l’Institut Pascal au sein de l’université Clermont Auvergne, partenaire du programme européen MELiSSA qui vise à créer un écosystème autonome pour alimenter en oxygène et en nourriture les astronautes lors d’un long voyage spatial. « J’ai postulé et cela a fonctionné ! Je travaille sur un modèle pour comprendre comment poussent les plantes dans un environnement où la gravité est réduite. »
Au-delà de la science, Lucie consacre son temps libre à des expériences de confinement pour l’exploration spatiale habitée. « Ce sont des missions passionnantes où j’apprends beaucoup. » Lucie a participé à des missions organisées par la NASA, la Mars Society et l’Université de Poznan (Pologne).

Partir !

« Ce qui me fait rêver c’est l’exploration spatiale. C’est pourquoi je veux contribuer activement en tant que scientifique. » Lucie garde dans un coin de son esprit un rêve ultime : partir ! Si un appel d’offre de l’ESA sort, elle postulera c’est sûr. En attendant elle cherche un laboratoire pour son  post-doc. « Ce qui compte pour moi dans un groupe de recherche ce sont les personnes et les projets. »

Les secrets de Lucie pour réaliser ses rêves de scientifique :

Être motivée, « par l’idée que ma contribution sera utile à l’exploration spatiale »
Être soutenue et comprise par ses proches, car « la recherche vous habite, vous y pensez tout le temps. C’est un travail infini, il y a  toujours quelque chose à découvrir ; de nouvelles idées à explorer »
Ne pas se disperser « car tout est possible en recherche, il faut donc se centrer sur un objectif »
Ne jamais se décourager et accepter la frustration. « Une recherche mène parfois à une impasse, il faut se remobiliser pour explorer une autre direction »
Savoir se projeter, ne pas attendre une récompense ou un résultat immédiat

https://cnes.fr/fr/lucie-poulet

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