Passionné de musique classique, Andrea Barbier compare son rôle de Managing Director Western continental Europe de McBride à celui de chef d’orchestre. Le parcours international de ce diplômé, titulaire d’un « degree in law » et d’un MBA SDA Bocconi (90) a été guidé par sa passion pour les produits de grande consommation.

 

Andrea Barbier, « degree in law », (MBA SDA Bocconi 90), Managing Director Western Continental Europe

Andrea Barbier, « degree in law », (MBA SDA Bocconi 90), Managing Director Western Continental Europe

Une vision globale
De Kraft Foods à McBride, en passant par L’Oréal et Yves Saint Laurent Beauté, Andrea Barbier a nourri sa passion pour les produits de grande consommation. « J’ai toujours aimé le développement produit, l’analyse de comportement du consommateur. » Ce grand voyageur à la carrière internationale, qui a fait plusieurs fois le tour du monde, avoue avoir eu de la chance, et l’avoir provoquée. Managing Director Western Continental Europe, basé en Belgique, il met sa vision globale au service de McBride, 1er fournisseur européen en produits d’entretien ménager et produits pour la toilette et l’hygiène pour les marques distributeurs et pilote une région qui réalise la moitié du chiffre d’affaires de McBride, évalué à 812 millions de livres pour 2011.

 

Faire la différence
Les marques de distributeurs, de plus en plus stratégiques pour les distributeurs, se livrent une guerre acharnée. Sur ce marché extrêmement concurrentiel, McBride fait face à une résistance assez forte des produits de marque et se différencie grâce à sa connaissance des marchés, des produits, des consommateurs, à son expertise technique dans le développement produit, la fabrication et la supply chain, à sa dimension qui lui permet des économies d’échelle et surtout grâce à la passion de ses collaborateurs. Pour se distinguer, il faut avoir le meilleur rapport qualité/prix, créer la confiance et fidéliser les consommateurs. Présent en Asie, McBride se développe à l’international en accompagnant la stratégie de développement à l’étranger des grands distributeurs européens.

 

Passionné de musique classique
et notamment de guitare classique, Andrea Barbier fait un parallèle entre son rôle et celui de chef d’orchestre, la stratégie constitue la partition, l’ensemble des artistes sont les 2 500 collaborateurs. Un bon general manager connaît le contexte mieux que les autres, il connaît très bien chacun des artistes, sait qu’il n’y a pas que des talents, mais aussi des gens « normaux » dont la contribution est essentielle. En tant que chef d’orchestre, il écoute tout le monde et écoute les gens individuellement. Il doit arriver à la meilleure exécution de la stratégie. « Ce qui est important c’est de fédérer les équipes autour d’un objectif commun, ambitieux et faisable, car la frustration n’engendre pas la qualité. Pour manager des équipes multinationales, il faut comprendre comment les différentes cultures s’expriment, comprendre les marchés, les enjeux, il faut un peu de temps, de l’humilité, ne pas arriver en conquérant. »

 

Entreprise responsable,
McBride fait partie de l’indice FTSE4Good qui regroupe les grandes entreprises qui répondent aux normes internationales de gouvernance responsable. « L’innovation en continu nous permet à travers le développement de nouvelles formules, de nouveaux critères de fabrication, de réduire l’impact de nos opérations sur l’environnement. Nous sommes très conscients des différents aspects de la Responsabilité Sociale d’Entreprise, et très attentifs au respect des consommateurs, des collaborateurs et des communautés. » La qualité et l’engagement des collaborateurs sont un des facteurs de succès de McBride. Les jeunes recrutés sont tout de suite plongés dans une ambiance internationale. « Nous essayons de trouver des profils qui manifestent un intérêt pour les produits de consommation. Nous sommes une entreprise manufacturière et recrutons beaucoup d’ingénieurs en physique, chimie, ainsi que des jeunes diplômés d’écoles de commerce. Ils doivent être prêts à mettre les mains dans le cambouis, « apprendre à nager très vite ». Hormis la formation de base que délivrent les grandes écoles, il faut, pour devenir manager, être curieux, avoir plusieurs centres d’intérêt en dehors de son job, un tout petit peu de courage, et de la chance. Il faut aller la chercher, être là au bon moment. »

 

A.M.

 

Contact
andrea.barbier@mcbride.eu