Pour séduire les femmes actives, Alain Nemarq (RBS 76), Président de Mauboussin, n’a pas hésité à bousculer tous les codes de la haute joaillerie.

Alain Nemarq (RBS 76), Président de Mauboussin

 

Crée en 1827 et installé place Vendôme, Mauboussin est considéré comme le joailler de la couleur. En effet, la marque française propose de la joaillerie moderne et chic à partir de différentes pierres précieuses comme le diamant, le saphir, le rubis ou l’émeraude. En difficulté au début des années 2000, la marque est revenue sur le devant de scène, sous l’impulsion d’Alain Nemarq. Nommé au poste de Président en 2002, son arrivée marque un cap. « Le marché de la joaillerie avait muté : oublié l’achat trophée décidé par les hommes pour leurs femmes, place à l’achat plaisir initié par les femmes elles-mêmes ! Or cette nouvelle clientèle privilégie les produits créatifs, renouvelés, accessibles et de grande qualité, il fallait donc changer de stratégie ».

 

 

 

Devenir un créateur- manager

« Il fallait changer de stratégie pour séduire la nouvelle clientèle »

« Fidèle à l’esprit de la maison, j’ai appris le métier, de la gemmologie à la fabrication des bijoux, auprès de Patrick Mauboussin, l’ex-propriétaire, pour devenir ainsi créateur- manager ». Respectant la tradition, Alain Nemarq continue alors de créer des bijoux exclusifs de haute joaillerie mais la marque propose désormais montres, bagues, colliers à des prix modérés, en serrant ses marges. Une vraie révolution dans le monde du luxe ! Pour faire connaître ce nouveau positionnement sur le marché, Mauboussin bouscule alors les codes de la communication. « J’ai souhaité recentrer nos publicités sur nos créations, plutôt que de faire appel à l’imaginaire et même d’afficher les prix de nos bijoux ». Le Président de la célèbre maison diversifie également les médias. Pour la première fois, une grande marque de luxe lance une campagne publicitaire dans le métro parisien, puis à la télévision en prime time sur TF1. « J’avais dans l’idée de mieux toucher ma clientèle bien sûr, mais aussi de replacer le joaillier au cœur de la cité ».

Aujourd’hui, en tout cas, cette stratégie d’accessibilité se révèle payante, en termes de croissance. Alors que le marché mondial de la joaillerie est durement touché par la crise, Mauboussin affiche des ventes et un chiffre d’affaires en progression. Alain Nemarq se lance même un nouveau challenge : la vente sur en ligne, « car Internet va devenir un marché incontournable ».

 

CD

Contact :
www.mauboussin.com
mmantion@mauboussin.com