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Mateo Sossah

Mateo Sossah

UNE CARRIÈRE SPORTIVE AUX ETATS-UNIS
Avec son Bac ES en poche, Mateo hésite à se lancer dans l’aventure « prépa » pour intégrer une école de commerce. Il sait qu’il devra renoncer totalement ou en partie à ce qui le fait vibrer depuis tout jeune, l’athlétisme. Approché par l’ISP, il est accepté sur dossier pour intégrer l’une des universités américaines les plus prestigieuses, l’Université de Caroline du Nord. A 18 ans, il s’envole donc pour les Etats-Unis avec la perspective d’obtenir un Bachelor en 4 ans et de poursuivre sa carrière sportive. « Je n’avais à me préoccuper de rien. Là-bas, il y a une vraie culture du sport, de l’épanouissement personnel, tout est fait pour faciliter la vie des étudiants qui mènent en parallèle une carrière sportive internationale. Je me sens très redevable envers mon université, c’était extraordinaire. »

 

LA FIBRE ENTREPRENEURIALE
En 2011, Mateo revient finalement en France. Il intègre le Master Entrepreneuriat à l’ESSEC. « Dès le Collège, je rêvais de monter ma boîte pour le challenge que cela représente. » Motivé à 300 % dans tout ce qu’il entreprend, il a pour projet d’importer un concept français (encore confidentiel) aux USA et de s’y installer. « Je me sens proche de la culture américaine. Créer son entreprise ne relève pas du parcours du combattant comme en France, même s’il est nécessaire d’être bien préparé. » A 25 ans, en parallèle de ses études, Mateo continue les entraînements. Malgré des blessures à répétition depuis son retour, il ne lâche rien. « Ici, rien est fait pour faciliter la vie des sportifs de haut niveau, c’est très difficile. m’oblige à prendre du recul par rapport à ma carrière, les blessures sont dures pour le moral. J’en profite pour faire de la musculation avec des amis et maintenir ma condition physique. La reprise en janvier dépendra de mon moral. »

 

COMMENT TE DÉFINIRAIS-TU ?
Lorsque je fais quelque chose c’est à fond, je me donne toujours à 100 %. Et peu importe les difficultés, j’avance !

 

UN SOUVENIR FORT
Plus que le souvenir d’une compétition en particulier, c’est le souvenir même d’être parti vivre aux Etats- Unis à 18 ans. Je ne connaissais personne sur place, tout m’était inconnu. Je n’ai pas pu montrer ma vraie personnalité tout de suite, ça forge le caractère.

 

UN RITUEL AVANT COMPÉTITION
Je ne suis pas superstitieux, j’ai confiance en moi. Je fais tout pour que ça marche ! Je ne suis jamais vraiment déçu si je donne tout, si ce n’est pas le cas je deviens intransigeant avec moi-même. Dans le décathlon on a forcément des points forts et des points faibles, et même si je sais que ça va être difficile, je garde l’envie de gagner.

 

TA PHILOSOPHIE DE VIE
Je dois être fier de moi pour être heureux ! Je pense être allé au bout de ma carrière de sportif, j’ai tout donné je n’ai pas de regret. Maintenant je veux donner le meilleur de moi-même pour m’épanouir dans ma vie professionnelle et personnelle.

 

Audrey Froitier