[Jeune diplômé-e]

Margaux Raab est diplômée d’HEC Montreal – bachelor, spécialisation Marketing et Entrepreneuriat, et de Grenoble École de Management en Mastère Spécialisé Entrepreneurs et mastere spécialisé RH en 2013. Elle a créé la start-up  neojobs avec son associé Hugo Avale. neojobs est le premier réservoir de jeunes talents au service des entreprises, facilitant la transmission et le partage des compétences et des savoir-faire.

L’entrepreneuriat me tentait depuis plusieurs années. J’ai rencontré Hugo Avale, mon associé et ingénieur de formation, à GEM. Notre idée : proposer des jobs étudiants compatibles avec son planning pour mettre en valeur ses compétences.

Jeune, j’ai fait pas mal de petits boulots et j’avais très envie d’être indépendante et de m’affranchir des règles. Puis, j’ai eu l’occasion de faire des stages en entreprise.

Résultat, depuis la 3e, je n’avais qu’une idée en tête : créer mon entreprise. Lorsqu’on est jeune, comme moi, c’est le meilleur moment pour se lancer dans l’aventure et je ne regrette pas ! neojobs est aujourd’hui un cabinet de recrutement d’étudiants pour les entreprises. Nous accompagnons les entreprises dans leur recrutement qu’il soit classique ou décalé. proposons un recrutement classique mais qui peut également s’avérer aussi original et décalé.

Au sein de neojobs, je ne ressens pas de plafond de verre. Sheryl Sandberg, n°2 de Facebook, a par exemple écrit En avant toutes, un ouvrage qui présente les différences entre les femmes et les hommes qu’elle a pu constater lors de ses nombreux postes et notamment du plafond de verre que l’on peut se mettre.

Les hommes, eux, semblent beaucoup plus affirmés

Par exemple, une femme va ainsi regarder tous les critères sur une fiche de poste et ne postulera que si elle correspond à chacun d’entre eux. Un homme, en revanche, postulera même s’il ne les a pas tous. Elles n’osent pas assez se lancer et nous le constatons par rapport aux candidates que l’on rencontre.

Lorsque nous avons créé la start-up avec mon associé, nous n’avons pas cherché à faire de la mixité systématiquement, elle s’impose d’elle-même. Nous nous arrangeons pour que les personnalités fonctionnent ensemble et, de fait, nous dépassons l’aspect femme-homme. La rémunération est la même. Nous ne nous posons pas la question, nous le faisons naturellement.  Toutefois, les femmes ont tendance à ne pas se mettre en valeur. Elles vont plus parler en termes d’équipe.

Les hommes, eux, semblent beaucoup plus affirmés. Ils montrent plus facilement en entretien qu’ils ont confiance en eux même si ce n’est pas le cas. Mais les choses évoluent, même au sein des entreprises. Trois d’entre elles nous ont ainsi demandé de trouver des femmes parce qu’elles ressentaient le besoin d’une diversité au sein de leur entreprise. Il y avait une vraie volonté de leur part et aucune discrimination au niveau salaire. Je l’avais déjà senti lorsque j’étais au Québec parce que, là-bas, il n’y a pas de discrimination car dans leur culture, la femme a autant d’importance que l’homme.

En France, la culture est différente mais je n’ai pas l’impression que les entreprises fassent de discrimination. C’est pourquoi, j’aimerais dire aux étudiant-e-s : osez, prenez des risques, affirmez-vous !

Les entreprises ne font pas de discrimination

La femme s’est battue pendant des années pour s’affranchir de l’homme donc continuez. Il faut changer les mentalités, même si le machisme existe encore. Certains hommes comprennent tout à fait que les femmes ont autant leur place dans le monde du travail qu’eux. Alors foncez et vous verrez plus tard : l’Homme peut s’adapter à toutes les situations.

Violaine Cherrier

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