Le 23 février, l’évènement Women’s Talk Junior-Entreprises, à l’initiative des Junior-Entreprises, avait pour objectif de mettre en lumière la réalité professionnelle des femmes dans l’entreprise et l’entrepreneuriat.

 

Organisé par la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE) et Sciences Po Junior Consulting, la matinée avait come but principal de sensibiliser le public et les Junior-Entrepreneurs sur des sujets tels que la place des femmes dans l’entreprise et l’entrepreneuriat, enjeux que les futurs dirigeants et managers auront à appréhender au cours de leur carrière professionnelle.

 

Un événement est labellisé #JamaisSansElles

Cet événement est labellisé #JamaisSansElles. Natacha Quester-Séméon, entrepreneure et porte parole de #JamaisSansElles a profité de l’occasion pour présenter ce mouvement « en faveur de la mixité, promu par une centaine de dirigeants, habitués des débats et manifestations publiques, mais refusant désormais d’y participer si des femmes n’y sont pas également associées ».

Management de demain : Jamais sans elles, oui, mais comment ?

Plusieurs femmes et hommes remarquables ont ainsi témoigné de leur réalité et partagé leurs expériences. La première table ronde, réunissait Guy Mamou-Mani, membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les hommes et les femmes, Co-Président du groupe Open, Co-Président de #JamaisSansElles ; Sylvie Lachkar, cadre-dirigeante chez SAP et coach ; Valérie Lafarge-Sarkozy, Avocate associée au cabinet De Gaulle Fleurance & Associés et membre de Human Rights Watch ; Florence Verzelen, Head of Development chez Engie et Administratrice de Air France et PSA ; et Ines Bordet, étudiante à Sciences Po, Vice-Présidente de la Fédération Francophone de débats, championne du monde de débat en 2015. Un échange animé, par notre directrice de l’information, Ariane Despierres Fery, autour du management de demain et de la place des femmes dans l’entreprise.

Formation, coaching, mentorat, …Tous les intervenants s’accordent sur le fait que le vrai problème des femmes, c’est d’oser. Ines Bordet, elle, ne s’est jamais posé la question de sa place face à ses collègues masculins dans les concours de débats. Pour Sylvie Lachkar, « elles doivent prendre conscience de toutes leurs capacités pour pouvoir avancer encore plus ». Et Valérie Lafarge-Sarkozy d’ajouter qu’elle ne croit pas « à une véritable égalité. Ce qui marchera, c’est la mixité, la combinaison des forces, des envies des hommes et des femmes ».

Entrepreneuriat féminin : La France est-elle moins bien lotie ?

La seconde table ronde était consacrée à l’entrepreneuriat au féminin. Avec Patricia Chapelotte, Présidente d’Albera Conseil et Présidente de Génération Femmes d’Influence ; Anne Boring, Enseignante-chercheuse à Sciences Po ; Véronique Torner, Co-fondatrice et Co-présidente Alter Way ; Arnaud Ngatcha, Directeur des Etudes de la Diversité chez France Télévisions et Axelle Tessandier, fondatrice d’Axel Agency et déléguée nationale du mouvement en Marche.

Sur le papier, du point de vue des opportunités d’entreprendre, la France semble bien lotie. Seuls les États-Unis, l’Australie et l’Allemagne sont plus propices à l’entrepreneuriat féminin. Mais, dans les chiffres, la France reste en fait assez en retard sur ses voisins occidentaux soulignent les participants. Pour eux, cela tient en partie à des freins culturels et sociétales constat, à l’isolement des femmes et à leurs difficultés à lever des fonds. Si changer les comportements prendra du temps, Axelle Tessandier encourage les étudiantes à « ne pas refuser les choses les projets, par peur, il faut les traverser pour grandir ». Avant de donner un dernier conseil : « ne pas hésiter à trouver et solliciter des mentors pour vous aider à avancer ».