Nouvelles technologies, nouveaux défis, la communication a largement été disruptée ces dernières années. Un retour aux sources s’impose ! Suivez les conseils d’Assaël Adary, président du cabinet de conseils en communication Occurrence et coauteur du Communicator, pour revenir à l’essentiel et réveiller le communicant qui est en vous.

 

#1 Les objectifs

Définir ses objectifs : une évidence. Et pourtant, il y a comme une faille spatio-temporelle ! Beaucoup oublient de le faire. Il est primordial de déterminer l’effet que l’on souhaite produire en amont de l’action pour maximiser sa performance. L’écrivain Frédéric Dard ne disait-il pas que « tout objectif flou conduit à une connerie précise » ? Avant de vous lancer dans quoi que ce soit, pensez-y. C’est la base.

#2 Les vertus du droit à l’erreur

Osez, testez, échouez, apprenez. Prendre des risques, c’est ce qui a fait émerger les plus belles histoires. Prenons l’exemple de Jack Ma, fondateur d’alibaba.com. Mauvais élève, recalé dix fois à l’entrée d’Harvard, il a été refusé pour travailler dans les premiers KFC chinois… mais il fait pourtant partie aujourd’hui du Top 10 des hommes d’affaires les plus influents du monde. Faire des erreurs ne doit pas vous effrayer, c’est même ce qui vous permettra de vous améliorer. Comme le disait Nelson Mandela : « je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends

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#3 L’engagement

Un concept devenu macro, au détriment des opportunités simples et efficaces. Chez Occurrence, nous pensons qu’il faut justement réhabiliter les 5 P : Premier Plus Petit Pas Possible. C’est en commençant par de petits gestes, aussi infimes soient-ils, que vous créerez une première connexion avec les gens, pour mieux les engager dans votre cause ensuite. Faites le test : demandez l’heure à quelqu’un, puis demandez-lui une pièce de monnaie. Vous aurez automatiquement plus de chance qu’il vous en donne une. En communication, c’est le même principe.

#4 L’indicateur

Le NPS (Net Promoter Score), c’est sacré ! Cet outil d’évaluation des relations clients, très utilisé par les commerciaux, peut aussi vous servir à mesurer le niveau de recommandation de l’entreprise. En interne comme en externe. N’hésitez pas à vous en servir dans le but de cibler davantage vos campagnes de communication.

#5 Les totems

Des rituels indispensables pour réaffirmer, rebooster et revaloriser les grandes actions en communication face à l’abondance de canaux, la fragmentation d’attention et la multitude d’opinion. Par exemple, un même contenu sur les réseaux sociaux n’aura pas le même impact selon l’heure à laquelle il est posté. Alors misez sur la chrono-efficacité : faites une liste des do ultimes pour de meilleurs résultats. Gain de temps et d’efficacité garanti.

#6 L’influence

Faites bien attention à dissocier le bruit de l’influence sur les réseaux sociaux. Autrement dit, l’information superflue masque et dilue ce qui pourrait être vraiment impactant et intéressant pour l’entreprise. Par peur de passer à côté de quelque, on finit noyé dans l’infobésité digitale et on perd l’essentiel. Aussi, sachez rester focus et hiérarchiser les infos afin de garder la tête hors de l’eau.

#7 La culture du retour sur expérience

N’oubliez pas de faire le bilan à la fin de chacune de vos actions. C’est le meilleur moyen de soulever les points qui auraient pu être amélioré pour faire mieux la prochaine fois. Par exemple, à Occurrence, nous avons instauré un debrief articulé autour de 7 critères pour savoir si nous avons rempli tous nos objectifs : relation client, vécu en équipe et management, rapport effort de production engagé/budget … A la fin, on vote toujours : to do or never to do again ? Telle est la question !

#8 Le pouvoir de l’oralité

A ne pas sous-estimer. Avec l’amplification du tsunami digital et une certaine forme de retour à l’écrit (mail, SMS …), l’oral a peu à peu été délaissé. Réinstaurer les échanges de vive voix, interagir en direct, prendre le temps de discuter est la clé de toute bonne communication. Parlez, mais aussi, écoutez. Qui parle sème, qui écoute récolte dit-on. Un bon communicant est comme un agriculteur qui doit planter sa meilleure graine : la parole.